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«Une vingtaine» !

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«Le ministère français de la Défense a estimé mardi 30 novembre 2004 à "une vingtaine" le nombre d’Ivoiriens tués par l’armée française»!

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Événements en Côte d'Ivoire. Essais de mise en perspective...

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"Une vingtaine" !... et quelques
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« Tant que les lions n'auront pas d'historiens, les histoires de chasse tourneront à la gloire du chasseur »


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Interview de Hermann Yaméogo, leader de l'opposition burkinabé

Par Delugio :: mercredi 08 novembre 2006 à 9:30 :: Articles de presse




«Il me peine de voir les dirigeants de ce grand pays {la France} persister à s'envaser dans ce conflit, au point de donner une image peu amène de la France»



INTERVIEW/ADOPTION DE LA RESOLUTION 1721  

Yaméogo, opposant burkinabé :
"Les ambiguités ne prévalent pas sur la constitution"

L'Observateur Paalga Le Matin d’Abidjan — mercredi 8 novembre 2006 —
http://www.lematindabidjan.com/visual_article.php?num_actualite=4825 :

Le leader de l'opposition burkinabé, Me Hermann Yaméogo a saisi l'occasion d'un entretien accordé à l'Observateur Paalga, un quotidien burkinabé, pour porter son regard sur l'actualité ivoirienne. Notamment la résolution 1721 des Nations Unies qui a donné lieu à d'intenses tractations entre membres du conseil de sécurité de l'ONU avant d'être voté à l'unanimité. Nous vous proposons un extrait de l’entretien.

Que pensez-vous de la Résolution 1721 des Nations Unies sur la Côte d'Ivoire ?

Les opinions sont partagées par rapport à cette résolution comme, d'une manière générale, par rapport aux déterminants de la crise ivoirienne et aux moyens de la résoudre. Au Burkina Faso, si la position officielle, qui colle à celle de la France, est certes partagée par une partie de l'opinion burkinabè, elle est loin de faire consensus. Je suis en effet de ceux, de plus en plus nombreux, qui ont dessus un regard tout à fait différent. J'estime que l'intention de la résolution première était de mettre la Constitution hors jeu de même que le président ivoirien. Le monde entier a suivi l'opposition manifestée par les poids lourds du Conseil de Sécurité (USA, Chine, Russie) et par la Tanzanie. En un mot comme en cent, ils ont rejeté cette volonté de subordonner la Constitution ivoirienne à la décision de toute organisation internationale, même universelle comme les Nations unies et, partant, de créer unilatéralement, à la faveur de la crise ivoirienne, un droit supranational que, depuis leur création, les Nations unies n'ont pas réussi à obtenir. C'est ça qu'il faut retenir et qui donne raison à ceux qui soutiennent que ces pays ont fait échec à une mise sous tutelle de la Côte d'Ivoire. Maintenant, que dans le corps de la résolution, il y ait des ambiguïtés, des "déchets ", ils ne sauraient prévaloir sur le principal. Actuellement, ceux qui estiment que la résolution a donné des pleins pouvoirs au Premier ministre et même vis-à-vis de l'armée, se trompent totalement du point de vue du droit. En effet, un recours en interprétation de la Résolution marquée par une rigueur juridique (et qui se baserait sur le climat des travaux préparatoires comme sur les raisons de l'omission, dans le texte, des prétentions originelles de la France), ferait ressortir que l'accessoire -en l'occurrence les ambiguïtés- ne saurait tenir en l'état, le principal en la circonstance le primat de la constitution ivoirienne. C'est ça l'essentiel, tout le reste n'est que bavardage ! Pour terminer, s'il faut s'en prendre à une instance dans les jours qui viennent à cause de palabres au sujet de l'application de la résolution, c'est bien au seul Conseil de Sécurité saisi en ultime recours, qui a préservé l'essentiel sans pour autant en tirer pleinement toutes les conséquences.

Pensez-vous que cette résolution pourrait amener la Côte d'Ivoire à une paix définitive ?

En fonction de ce que je viens de vous dire, je suis inquiet. Je me pose des questions. Comment, après avoir défendu bec et ongles la souveraineté de la Côte d'Ivoire, après avoir affirmé le principe de la primauté des constitutions sur les décisions onusiennes, finir par miner la résolution de contradictions ? Comment, après avoir confirmé Laurent Gbagbo aux commandes, l'affliger d'un Premier ministre hyper omnipotent et d'un médiateur imposé en la personne de Gérard Stoudman, " seule autorité habilitée à rendre les arbitrages nécessaires pour résoudre d'éventuels contentieux" ? Serait-ce le fruit d'un calcul savant qui préserve la Constitution tout en incitant le président à l'utiliser pour donner satisfaction, à travers le Premier ministre, à ses opposants ? Ce serait là une décision à la Salomon, faisant appel aux capacités de sublimation de ces deux hommes. Mais il faut craindre aussi, que de guerre lasse et se ralliant à une certaine opinion, la communauté internationale ait finalement décidé de laisser les protagonistes en découdre. Je ne voudrais pas pour ma part donner foi à cette analyse ni penser que des " mines " anti-Gbagbo auraient été posées à dessein, par esprit de vengeance ou pour provoquer une confrontation qui ferait certes le bonheur des marchands d'armes mais en retour le malheur de toute la sous-région. Mais comme il vaut mieux prévenir que guérir, au cas où, je voudrais dès à présent et parce que ça ne coûte rien, en appeler préventivement - au moment où ici et là on semble s'armer à mort- aux religieux, aux coutumiers, aux intellectuels, aux patriotes, aux médias, aux démocrates burkinabè, civils comme militaires, aux ONG et PTF, pour qu'ils commencent à en appeler d'une même voix à la raison, à la nécessité de privilégier le règlement pacifique du conflit au règlement par la confrontation. Nous avons, à notre niveau, ne l'oublions pas, déjà fait l'expérience de deux guerres des pauvres : ça nous a menés nulle part. Nous sommes toujours pauvres ; une troisième guerre ne nous servirait pas davantage sinon évidemment qu'à occulter provisoirement, pour les besoins de la cause, des problèmes nationaux visibles en obligeant à un devoir de patriotisme factice !

On dit que vous êtes anti-Français...

C'est une accusation tout à fait injuste, et si elle a pu être formulée, rappelez-vous, c'est seulement à l'occasion de la crise qui frappe notre voisin ivoirien. En fonction des convictions que j'ai pu me faire dès l'origine de la crise à travers des confidences, des échanges, des relations et enquêtes médiatiques comme au vu de mes propres constatations, il m'est apparu (comme à bien d'autres) que le pouvoir français ne pouvait pas être étranger à ce qui se passe en terre éburnéenne. Lorsque les événements se sont produits, je m'en suis même ouvert à quelques relations nationales et internationales pour suggérer, puisque le mal était déjà fait, un repliement total des assaillants et que, surtout, on n'aille pas jusqu'à une sécession de fait. Un peu naïvement, je pensais qu'un transport de la médiation à l'extérieur du continent, afin d'engager des discussions sur les raisons économiques, sociales et démographiques de la crise, pouvait déboucher à son règlement pacifique en satisfaisant en priorité les vraies victimes que sont les populations immigrées. J'ai multiplié interviews, colloques à cet effet. Aujourd'hui, j'en suis revenu, et je crois que c'est Mamadou Koulibaly qui, dans son analyse des causes de cette guerre imposée à la Côte d'Ivoire, était et reste dans le vrai. Ce n'est pas être anti-français que de le reconnaître surtout lorsque, à la faveur du temps, les évidences s'imposent de plus en plus malgré les montages forcenés d'alibis médiatiques et diplomatiques permanents. Vis-à-vis de la France, cependant, je me reconnais comme une filiation intellectuelle, sentimentale, charnelle ainsi que j'aime à le dire. Et aujourd'hui, il me peine, comme il peine à beaucoup de membres de ma famille qui sont Français, de voir les dirigeants de ce grand pays persister à s'envaser dans ce conflit, au point de donner une image peu amène de la France et de favoriser justement aux yeux de ceux qui ne savent pas faire la différence entre le peuple de France et ses gouvernants, un sentiment anti-français. Pour préserver l'essentiel, à mon sens, on devrait aider les dirigeants français à conclure une sorte de paix des braves, à se retirer de ce bourbier ivoirien, comme le demande l'homme de Droite, l'ancien Gouverneur de la Colonie de Côte d'Ivoire et ancien Premier ministre Pierre Messmer. Ils en sortiraient grandis surtout si, dans la foulée, ils enclenchaient une dynamique de relecture de la politique africaine de la France.

{…}

In l'Observateur Paalga



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