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«Une vingtaine» !

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« Le ministère français de la Défense a estimé mardi 30 novembre 2004 à "une vingtaine" le nombre d’Ivoiriens tués par l’armée française » !

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Événements en Côte d'Ivoire. Essais de mise en perspective...

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Essais de lecture suivie sur : unevingtaine.
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Une autre histoire de la "crise ivoirienne" et autres considérations sur : unevingtaine.wordpress.com

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Proposition de Gbagbo : Guillaume Soro tergiverse

Par Delugio :: mardi 02 janvier 2007 à 15:37 :: Articles de presse




Le Temps
— N° 1108 du 02-01-2007 — http://www.letemps-ci.com/?action=lire&id=1194

«Message à la Nation : Guillaume Soro tergiverse»

par J. L. Dimaert :

«Pour un discours attendu, Soro nous a servi n'importe quoi. Plutôt que de parler directement des propositions du Président de la République, il s'est complu dans un rappel historique sans intérêt pour les Ivoiriens. Le chef de la rébellion doit une réponse à la Côte d'Ivoire.


Le chef de la rébellion ivoirienne, Guillaume Soro a parlé hier. Le moins qu'on puisse dire, c'est que les Ivoiriens sont restés sur leur faim. Alors que tout le monde attendait un discours clair, le leader du MPCI, a plutôt choisi de perdre toute la Côte d'Ivoire dans un fatras de rappel historique qui n'a rien à voir avec le sujet du moment. Ce que les Ivoiriens attendaient, c'était que Soro dise s'il est d'accord ou non, pour suivre le Président de la République dans ses propositions pour une sortie de crise.
Malheureusement, le chef de la rébellion, après son "rappel historique", n'a rien proposé concrètement.
La Côte d'Ivoire avait-elle besoin de savoir le cheminement emprunté pour aller au dialogue entre le chef de l'Etat et la rébellion ? Nous en doutons. Parce qu'aujourd'hui, notre préoccupation, la préoccupation essentielle des Ivoiriens, c'est le retour à la paix. Et cela, M. Soro semble ne l'avoir pas compris. Que Soro revienne nous parler de la Résolution 1721, est surprenant à plus d'un titre. Comment peut-il invoquer une résolution qui proclame la souveraineté de la Côte d'Ivoire ? Passons. Là où le discours devient abracadabrant, c'est lorsque le chef rebelle fustige le comportement "fébrile" de ses amis du G7. En effet, c'est fort de ce que Gbagbo avait compris qu'on le prenait comme paravent, qu'il a proposé le dialogue direct. En responsable politique (?), Soro aurait pu nous faire l'économie de cette montée d'adrénaline.
De ce qui est de la proposition du chef de l'Etat, nous retiendrons deux choses : Soro accepte la main tendue de Gbagbo et Soro est d'accord pour une solution à l'ivoirienne. Ceci impliquant cela, nous devons déduire, de ces deux constats, que le chef de la rébellion est en phase avec Gbagbo. Par ailleurs, Soro est d'accord avec le Président de la République pour qu'on jette dehors tous ces parasites que sont le GTI, la Force Licorne et l'ONUCI. En souhaitant que "… tous les Ivoiriens s'impliquent dans la mise en œuvre de différents accords…", l'homme Soro ne fait que rejoindre la position de Gbagbo.
L'autre analyse qui est de mise est celle-ci : Soro prépare son "opinion" à un revirement total. Aussi, commence-t-il à expliquer à ses partenaires du G7 que si on en est là, c'est de leur entière faute. Parce qu'en fait, Soro reconnaît que la 1721 (dont il demande l'application) contient les mêmes "ambiguïtés" que la 1633. Soro va même plus loin, lorsqu'il reconnaît que les "initiatives" du Premier ministre ont été vouées à l'échec. Pouvait-il en être autrement ? Soro, dès lors qu'il a aussi clairement posé le problème, ne peut que déboucher sur la seule conduite à tenir : admettre ce qu'il est convenu d'appeler "le Plan Gbagbo". Pour l'heure, tous les observateurs sont d'accord pour dire que Soro n'a encore rien dit. Il attend, peut-être des instructions claires de la France chiraquienne qui, on le sait, a vécu toute la semaine dernière, sur des charbons ardents. C'est la seule explication possible. Car après sa " sortie " contre la rébellion non armée, il n'est pas sûr qu'il soit sur la même longueur d'onde que ses mandants de la première heure de la rébellion. A moins que le plus grand diviseur commun ne lui ai donné des instructions visant à retarder, au maximum, sa réponse, en attendant qu'une "parade" se mette en place. Dans tous les cas, Soro ne peut refuser le rendez-vous historique que lui a fixé Laurent Gbagbo. Cela confinerait à l'irresponsabilité.»



 

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