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«Une vingtaine» !

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« Le ministère français de la Défense a estimé mardi 30 novembre 2004 à "une vingtaine" le nombre d’Ivoiriens tués par l’armée française » !

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Événements en Côte d'Ivoire. Essais de mise en perspective...

Delugio


Essais de lecture suivie sur : unevingtaine.
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Une autre histoire de la "crise ivoirienne" et autres considérations sur : unevingtaine.wordpress.com

Voir aussi : delugio.
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« Tant que les lions n'auront pas d'historiens, les histoires de chasse tourneront à la gloire du chasseur »


« Le mensonge se lève
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«La France ouvre de nouveau les hostilités»

Par Delugio :: mercredi 07 février 2007 à 20:21 :: Articles de presse




Le Courrier d’Abidjan
— mercredi 7 février 2007 —
http://www.lecourrierdabidjan.info/a_la_une.asp?id=12599 :

par Sylvie Kouamé :

«Que veut Paris ? Alors qu’on pensait que la Chiraquie avait décidé d’encourager désormais le dialogue direct et de ne plus se poser en raide guerrière anti-Gbagbo, alors que des émissaires de l’ombre tentent de convaincre le président ivoirien de se rendre au sommet France-Afrique de Cannes, voilà que Brigitte Girardin – qui s’était «mise à la disposition» du président Gbagbo le mois dernier alors qu’il la recevait pour la première fois – choisit de donner dans la provocation et dans l’injure, à l’occasion d’une interview au quotidien Libération. Certes, comme Michel de Bonnecorse, le conseiller Afrique de Jacques Chirac, l’a fait récemment lors d’une visite à Ouaga, elle se livre à un exercice commandé par les «stratèges» de la nébuleuse : montrer qu’on n’a rien contre une réélection de Laurent Gbagbo.
Mais le reste de son propos est d’une acrimonie, d’une arrogance et d’une haine assez folle. Brigitte Girardin n’est pas à une contradiction près, d’ailleurs. A peine s’est-elle «réjouie» du dialogue direct qu’elle évoque des «arrière-pensées»… de Gbagbo bien sûr ! A peine a-t-elle dit que la France n’est pas là pour «se substituer aux partenaires ivoiriens, ni faire le travail à leur place» qu’elle martèle des exigences. «Il y a environ deux millions d'Ivoiriens sans papiers d'identité» à identifier et à inscrire sur les listes électorales, affirme-t-elle. De qui le tient-elle ? La France a-t-elle fait une étude à ce sujet ? Jusqu’ici, la seule autorité qui s’est hasardée à donner des chiffres est le ministre rebelle de la Justice, qui a évoqué 3,5 millions de sans-papiers. Un chiffre qui n’a pas été pris au sérieux puisque ne faisant suite à aucune étude. Pourquoi la France se croit-elle obligée de défendre des «Ivoiriens sans papiers», fonds de commerce et cause proclamée de la colère des rebelles, représentés aux pourparlers de Bouaké ? Pourquoi venir à la rescousse des rebelles si ce n’est pour les radicaliser et faire capoter les débats ?
Avec une morgue raciale assez frappante – elle rappelle de manière martiale ce qu’elle a «dit» au président Gbagbo, comme pour se convaincre qu’il est à ses ordres –, Brigitte Girardin plante le décor vu par la France. Tous les Ivoiriens sont bons et pro-Français, remplis «d’affection» envers l’ex (?) colonisateur… à part Gbagbo et ses supporters, qui sont de toute façon minoritaires. «La population ivoirienne, tant au Nord qu'au Sud, est profondément attachée à la France. Cette affection réelle de la majorité des Ivoiriens à notre égard est en décalage complet avec les propos injurieux tenus contre la France par une partie de la presse ivoirienne et certains membres de l'entourage du chef de l'Etat. Laurent Gbagbo m'a dit qu'il souhaitait le retour des quelque 8.000 Français qui ont dû fuir au mois de novembre 2004. Je lui ai répondu qu'ils ne reviendraient que si leur sécurité était assurée et que si ces campagnes de menaces et de calomnies prenaient fin.» Depuis les graves attaques de Jacques Chirac en novembre 2004, il n’y avait pas eu de propos aussi outranciers venant d’officiels français. La France se sent-elle contrariée par le dialogue direct ? A-t-elle renoncé à voir Laurent Gbagbo au sommet France-Afrique de Cannes ? En tout cas, le contexte ainsi créé n’est pas favorable à un tel voyage. Et si c’était l’objectif recherché ? Et si un «dernier cata» se préparait ? Dans son chapeau introductif, le journaliste de Libération, Thomas Hofnung, évoque un scénario-catastrophe : «L'application de la «1721» n'a pas connu le moindre début d'application. Au point que certains diplomates redoutent à voix haute l'échec définitif du processus politique et la reprise de la violence à brève échéance en Côte-d'Ivoire». Le signal est très clair.»



 

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