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«Le ministère français de la Défense a estimé mardi 30 novembre 2004 à "une vingtaine" le nombre d’Ivoiriens tués par l’armée française»!

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Les médias et la crise franco-ivoirienne de 2004

Par Delugio :: mercredi 09 mai 2007 à 18:34 :: Articles de presse





1) — "Couper, copier, coller : les médias et la crise ivoirienne"


30 04 2007 :
http://coupercoller.wordpress.com/2007/04/30/
couper-copier-coller-les-medias-et-la-crise-ivoirienne/



«Tous les lundis à partir d’aujourd’hui, les lecteurs ivoiriens pourront suivre dans Le Courrier d’Abidjan l’état d’avancement du projet “Couper, copier, coller: les médias et le crise ivoirienne”. C’est une sorte de “making of” à la fois du livre et du documentaire sur lequel je travaille actuellement.  Comme l’indique clairement son sous-titre, “Couper, Copier, Coller” porte sur la manière dont les médias, en particulier français, ont couvert la crise ivoirienne. Au-delà de cet aspect journalistique, il s’agit d’analyser le rôle strategique que joue aujourd’hui l’information dans la politique et les relations internationales. J’aborde donc les médias comme le terrain de bataille favori d es stratèges de l’information et de la communication - le lieu où chaque camp s’efforce de faire triompher sa vision du monde et d’influencer l’opinion publique. C’est ainsi que se gagne et se perdent désormais les guerres. 

Il s’agit pour chacun autant de vaincre par les armes que de convaincre par les mots et les images. Conçues par les conseillers en communication, les porte-paroles, les gourous de l’image et les spin doctors, les différentes versions du réelles sont ensuite sélectionnées ou ignorées par les journalistes qui vont alors les couper, les copier ou les coller en fonction de leurs propres choix éditoriaux, commerciaux et/ou politiques.

Le thème principal du film est donc la guerre de l’information, autrement dit la guerre par l’information qui n’est jamais que la lutte pour le contrôle de l’opinion publique - ce qu’on appelle aussi la conquête “des coeurs et des esprits” (hearts and minds). Le choix de cette approche éditoriale me conduit à la conséquence suivante: la crise ivoirienne n’est qu’un exemple, ou si l’on préfère, un laboratoire des nouveaux types de conflit médiatiques qui tendent à se multiplier en ce début de 21eme siecle.

Mon intention au départ n’était cependant pas de faire un film. Comme beaucoup d’Africains vivant hors du continent, j’ai suivi les évènements de Côte d’Ivoire à travers mon principal outil de travail et de divertissement: l’internet. En tant que consultant en stratégie et specialiste des technologies de l’information, j’ai été frappé par le décallage abyssal entre l’image que les médias occidentaux donnaient de mon pays et celle que j’en avais pour y avoir grandi.

En comparant la couverture des médias internationaux et le contenu des medias nationaux, je me suis rendu compte que je ne rêvais pas: nous étions en présence de récits totalement différents et souvent contradictoires. Tout se passait comme si les discours en question portaient sur des réalités sans communes mesures les unes avec les autres. Par acte de salubrité personnelle, j’ai pris l’habitude en me levant tous les matins de passer au moins une heure à lire, annoter et classer les informations sur la crise ivoirienne avant de vaquer a mes occupations professionnelles. C’était ma façon à moi de couper, copier et coller les faits plus remarquables de cette guerre médiatique.

Cette petite manie personnelle a grandi avec le temps, au point de prendre une place de plus en plus considerable dans mon emploi du temps. J’ai alors commencé à écrire des textes qui se sont accumulés au cours des annees de crise. J’ai cependant decidé de ne rien publier tant que la paix ne serait pas revenue. Notamment parce que je voulais me donner le temps de mener un travail de terrain plus approfondi. Mais à partir de septembre 2006, convaincu que le conflit tirait à sa fin, j’ai entrepris de rencontrer les personnes qui ont été au coeur de cette bataille de l’opinion. Et au lieu d’utiliser un magnétophone, je me suis rendu aux interviews avec ma petite caméra DV.

L’idée du film s’est imposée au fur et à mesure que s’accumulaient sur mon ordinateur les révélations de mes interlocuteurs. Le temps semblait venu de couper, copier et coller l’ensemble de ces images dans un récit global: je devais organiser et monter les séquences de manière à raconter une histoire plus accessible que mes notes.

Pour ce premier billet, j’ai décidé de publier des extraits d’une interview qui m’a accordée à la fin du premier trimestre 2007 Stéphane Haumant. Il m’a reçu dans les bureaux de Canal Plus, à Boulogne, et a accepté de me raconter les conditions dans lesquelles il a été amené à realisé le scoop qui a changé la face de la crise ivoirienne: les bombardements d’Ivoiriens désarmé par l’armée française sur l’un des ponts d’Abidjan puis devant l’Hôtel Ivoire. A l’epoque, Stéphane était reporter pour l’émission “90 Minutes”. Depuis ce scoop, et grâce à sa probité professionnelle, il a été promu au poste de rédacteur en chef de l’emission “Lundi Investigation”, qui a remplacé “90 Minutes”.

Pour cette fois, on s’en tiendra aux impressions de Stéphane à la suite du voyage de repérage qu’il a effectué pendant une dizaine de jours avant les évènements. Lundi prochain, vous saurez comment un reporter venu comme beaucoup d’autres filmés les conditions de vie des Français de Côte d’Ivoire s’est retrouvé à filmer une partie des images qui allaient remettre en cause pour longtemps le rôle de la France dans le conflit ivoirien. Le récit de Stéphane sera mis en résonnace avec celui de son supérieur à cette époque: ce dernier, Paul Moreira, vient de publier qui tombe à pic au moment où la paix revient en Côte d’Ivoire: Les Nouvelles Censures, dans les coulisses de la manipulation de l’information.

Avec Stéphane d’un côté et Paul de l’autre, nous évoquerons la manière dont l’Etat francais, notamment à travers son armée et ses ses spin doctors, a tenté de contrôler l’information en amont à Abidjan puis en aval à Paris. Ce qu’on vous propose donc, c’est ce que Moreira appelle “l’anatomie d’un mensonge d’Etat”. Pour comprendre pourquoi c’est Canal Plus qui fut à l’origine de ce scoop, il faut se souvenir que contrairement à TV5, RFI, l’AFP ou France Televisions, Canal Plus est indépendante du pouvoir politique francais. Ceci explique sans doute cela. Attendez-vous donc à lire des révélations explosives lundi prochain. En attendant, lisez attendivement ce qui suit pour vous faire une idée des coulisses de l’information avant les évènements de Novembre 2004.

Calixte Tayoro —
http://www.lecourrierdabidjan.info/a_la_une.asp?id=14176


STEPHANE HAUMANT PARLE

Le temps des illusions

Les Blancs avaient peur et ne parlaient que de la peur, de l’inquiétude que leur inspirait Blé Goude et Gbagbo. Du côté des Jeunes Patriotes, il y avait une grande rancoeur vis-à-vis des Francais, mais surtout de l’armée francaise, vue comme troupe d’occupation. Mais du côté de l’armée française, ils avaient l’air assez peu conscients de la situation. C’est-à-dire qu’ils se voyaient comme les sauveurs de la Cote d’Ivoire et se sentaient très appréciés, alors que la presse à longueur de colonnes se dechaînait contre eux, en les traitant de violeurs, de tueurs, de complôteurs. Mais l’armée française prenait ça presqu’à la rigolade, en disant “la presse ici est une presse de caniveau; les Ivoiriens ont besoin de nous. Ils s’en remettent à nous et on aura jamais aucun souci parce que le pays tient grâce à nous.” Eux se voyaient vraiment comme quasiment le ciment du pays. Donc ils n’ont pas du tout appréhendé ce qui s’est passé quand la population s’est retournée contre eux. Ils ne l’ont pas du tout vu venir.


Le temps de la désillusion

Je ne pense pas qu’ils aient mesuré la capacité de mobilisation des Jeunes Patriotes. Ca c’est sûr. Je pense que l’armée francaise, avant les journées de Novembre 2004, avait l’impression d’avoir affaire à quelque centaines, peut-être quelques milliers, d’excités tres politisés. Ils me disaient que de toute façon, les Jeunes Patriotes n’avaient pas de militants et qu’ils étaient payés uniquement par le pouvoir. Pas une seconde ils n’imaginaient donc une mobilisation massive, qui a évidemment été favorisée par l’enchaînement des évènements (destruction de l’aviation ivoirienne, etc) qui a fait émerger un sentiment national très fort et que Gbagbo a su capitaliser pour mettre les gens dans la rue. Mais ça, l’armée française ne l’avait pas du tout vu venir. Pour eux, 98 pour cent de la population attendait son secours et jamais ne se retournerait contre les soldats français.


Procédures et conditions de travail des journalistes français en Côte d’Ivoire

En dehors des situations de crise, la procédure classique c’est que quand un journaliste français arrive, il va se présenter assez vite a l’armée française, parce que c’est quand même eux qui connaissent le mieux le terrain. Ils sont donc assez facilement nos interlocuteurs. L’armée française commence par nous “debriefer”: savoir pourquoi on est là, qui on va voir, qui on veut voir, les retours qu’on a, qui on a rencontré, etc. Ils sont trois, quatre, cinq ou six officiers à nous poser des questions. Ils prennent des notes. Ils voient un peu pourquoi on est là, et nous proposent toujours leurs services. Ils nous disent: “Si vous voulez faire un tour en hélico, n’hesitez pas: ça fait de belles images. Si vous voulez aller un petit peu au Nord, n’hesitez pas: on vous amènera en véhicule blindé.” Comme ils ont un discours un petit peu inquiétant et alarmiste, en général on prefère s’en remettre à eux, parce qu’on se dit “bon au moins on sera dans un véhicule blindé, et si ça tourne mal, on est avec des hommes armés.” C’est donc à la fois une grande force et une grande faiblesse. Parce que ça coupe complètement des réalites du pays. Parce que, évidemment, quand on arrive au milieu de quarante légionnaires ou soldats armés, le rapport avec la population est tout de suite faussé. C’est donc une façon très imparfaite de connaître le terrain, et c’est quand même cette façon que neuf-dixième des journalistes emploient quand ils arrivent en Côte d’Ivoire, souvent par peur, parce que qu’ils ont juste peur qu’il leur arrive quelque chose.


Le temps du repérage: peur sur la planète BIMA

Au cours du repérage, je me suis rendu compte qu’il y avait d’un côte les Jeunes Patriotes violemment anti-armée française (considéree comme armée d’occupation), très politisés et, de mon point de vue, bien construits intellectuellement et politiquement; donc, ils ne me semblaient pas être juste des va-nus-pieds alcooliques comme on avait un petit peu tendance à les présenter. J’avais en face de moi des étudiants, des médecins, des gens qui étaient bien construits et qui politiquement avaient un vrai discours argumenté. Et quand j’allais voir l’armée française, on me présentait ces Jeunes Patriotes comme des pauvres analphabètes excités et totalement manipulés par Gbagbo. Donc déjà, je trouvais qu’ils avaient à mon avis une image un peu deformée de ce qu’étaient en tout cas les têtes pensantes des Jeunes Patriotes. Et par ailleurs, l’armée française se voyait comme le sauveur du pays, or je voyais bien dans la population que ce néetait pas toujours le cas. Il y avait des gens qui n’étaient pas des Jeunes Patriotes, mais qui étaient tout de même choqués que ce soit l’armée francaise, quarante ans après l’Indépendance du pays, qui contrôle les ponts, décrète le couvre-feu, qui convoque le président quand il y avait un problème, etc. Il y avait donc toute une part de la population qui n’était ni excitée, ni extrémiste, et qui ne vivait pas trop bien cette “armée d’occupation” et qui ne comprenait pas pourquoi aujourd’hui, alors que la décolonisation a eu lieu, l’armée francaise continuait encore à faire la pluie et le beau temps en Côte d’Ivoire. Il y avait donc un gros décalage entre la façon dont l’armée française se percevait, se croyait être perçue et la façon dont elle était perçue dans certaines parties de la population. Et la dernière chose qui me frappait, c’était l’enfermement de l’armée francaise au sein du BIMA. Ils en sortaient très peu. Ils vivaient en vase clos. Ils ont leur boulangerie, leur piscine, leur  bibliothèque, leur salles de sport. Ils sortent très très peu, le minimum. Et parfois pendant des semaines entières, ils n’ont pas le droit de sortir quand la situation est trop tendue. Il y a un sentiment de peur latente généralisée qu’on ressent assez vite. En plus ce sont des rotations très courtes de jeunes gens qui viennent là pour quatre mois, avec les autres déjà présents qui leur expliquent qu’un Français s’est fait bûter il y a quelques jours; on ne sait pas si c’est un crime crapuleux ou si c’est parce que c’est un Blanc. Donc, il y a une espèce de conditionnement, d’intoxication générale ou tout le monde a peur.


Exemples

Je me souviens d’une anecdote: bien après la crise de novembre 2004, un mois après, je suis retourné en Cote d’Ivoire et j’ai donné rendez-vous au porte-parole de Licorne, pour faire un peu le point sur ce qui s’etait passé. Je lui donne rendez-vous dans une petite brasserie, un petit maquis dans lequel on allait manger quasiment tous les midis même pendant la crise, et sa première réaction ça a été “Mais on ne peut pas se donner rendez-vous là, c’est un repère de Jeunes Patriotes.” Bon, c’est sans doute vrai qu’il y avait des Jeunes Patriotes, mais il n’y avait aucun risque. Il ne nous est jamais rien arrivé. On y a mange plusieurs jours d’affilés, et en tant que Blancs nous n’avons jamais été l’objet d’aucune insulte, ni aggression, ni méfiance. Mais du point de vue l’armée, aller oser manger dans ce petit restaurant de centre-ville, c’était quasiment une provocation. Donc, il y a un sentiment de peur et de méconnaissance du terrain qui m’a frappé. Un autre petit exemple plutot rigolo. Lors de la crise, on a fait un tour en vehicule blindé, dans la ville, avec l’armée. Et en fait on s’est perdu. Et le problème, c’est que le conducteur pour se repérer dans la ville n’avait qu’une carte Avis qu’il avait recupéré a l’aéroport, donc il y avait très peu de rues sur cette carte. Et les rues là-bas n’ont aucun nom. Donc au bout d’un moment, c’était panique complète, parce qu’on était tout seuls, à deux heures du matin dans les rues d’Abidjan, dans un blindé de l’armée française; et dès que quelqu’un passait dans une rue, c’était le doigt sur la gâchette, parce qu’ils avaient peur que ce soit quelqu’un qui essaye d’attaquer le vehicule blindé, ce qui évidemment n’est pas arrivé. On a fini par demander de l’aide à un Africain qui, avec son velo, est parti devant le blindé et nous a ramené au BIMA, qui était en fait à deux ou trois kilomètres.

Propos recueillis par Calixte Tayoro
Plus d’infos et d’analyses sur le blog du film:
http://coupercoller.wordpress.com

Stéphane Haumant conclut son propos et cette première partie de l’interview en répétant les mots qui résument le mieux ses impressions à quelques jours des événements: méconnaissance du terrain par l’armée française, peur generalisée, enfermement, conditionnement des esprits. Ce sentiment de “citadelle assiegee”, qui est très fort, en tout cas sur Abidjan, touchait aussi l’opposition légale. En effet, en dehors des Jeunes Patriotes et de l’armée française, le reporter de Canal Plus a egalement été en contact avec des représentants des rebelles et de l’opposition - notamment des personnes du RDR comme Mme Henriette Diabate chez qui il a dîné à deux reprises. Mais au cours de la “guerre des 6 jours”, aucun de ces contacts de l’opposition ne sera disponible: tous se sont caches, vivant dans la peur d’on ne sait quelles represailles des Jeunes Patriotes. En fin de compte, il ne leur est rien arrivé. La semaine prochaine, nous vous ferons revivre à travers les yeux de Stéphane Haumant et de Paul Moreira les évènements de Novembre 2004 vus sous l’angle de la guerre de l’information.»




2) — "Paul Moreira et Stéphane Haumant parlent de Novembre 2004"

7 05 2007
http://coupercoller.wordpress.com/2007/05/07/
paul-moreira-et-stephane-haumant-parlent-de-novembre-2004/



«Ce second volet du “making of” de mon documentaire sur la couverture médiatique de la crise ivoirienne est consacré aux témoignages de deux journalistes de Canal+, la chaîne dont les images ont transformé le regard de bien des gens sur la crise ivoirienne. La semaine prochaine, je vous propose un petit retour en arrière, aux origines médiatiques de la crise.

Le 4 Novembre 2004, sur ordre du président Laurent Gbagbo, l’armée ivoirienne entame l’opération César - qui sera connue par la suite sous le nom d’opération Dignité. L’objectif est, sinon la reprise totale de la zone nord, du moins une mise sous pression militaire pour ramener les rebelles à la table des négociations.
Dès que Stéphane Haumant apprend que les attaques ont commencé, il décide de repartir à Abidjan. Mais cette fois-ci, il ne s’agira plus d’un repérage: il part avec toute son équipe (composée de trois personnes: lui-même, Jérôme Pin et Laurent Cassoulet) pour tourner son sujet sur les conditions de vie des Français de Côte d’Ivoire. Du moins le croit-il. Dès le 5 novembre, leur avion attérit à l’aéroport d’Abidjan - qui n’est pas encore fermé ce jour-là.
Le 6, c’est le fameux bombardement du camp militaire français de Bouaké dans des conditions encore mystérieuses aujourd’hui. La réponse du pouvoir politique français sera déterminante: sur ordre de Jacques Chirac, l’aviation ivoirienne est détruite par les forces françaises. Quelques heures plus tard, lorsque Charles Blé Goudé va à la RTI pour appeler les Ivoiriens à descendre sur le BIMA pour protester, Stéphane et son équipe sont à l’hotel. Ils n’en sortiront plus ce soir-là: ils sont au coeur du scoop.


STEPHANE HAUMANT (CANAL +) PARLE : suite et fin


UNE FOULE EN MARCHE

Le 6, en milieu de journée, l’aéroport est fermé et on se retrouve un peu par hasard à notre hotel, le Novotel du Plateau. Et on commence à tourner notre film avec les premières informations: Blé Goudé qui appelle les Patriotes à descendre dans la rue, et puis l’enchainement… On filmait les Jeunes Patriotes qui affluaient vers les ponts de notre chambre d’hotel. On avait choisi le Novotel parce que je savais que c’était un bon point d’observation puisque j’étais là cinq ans auparavant et qu’il s’était passé exactement la même chose (en octobre 2000). Sauf que cette fois, Blé Goudé a appelé les Patriotes à marcher sur le BIMA. Ils affluent donc en début de soirée sur les ponts pour atteindre le BIMA. Et puis vers 22h, ça commence à exploser dans le ciel, donc on ne comprend pas du tout ce qui se passe. On file sur le toit de l’hotel et peu à peu, on comprend qu’il y a des rotations d’hélicoptères qu’on dévine français qui tirent sur les ponts pour empêcher les manifestants de passer. Puisque c’est un flot de quelques dizaines de milliers de personnes au moins, si ce n’est peut-être de centaines de milliers; c’est difficile à évaluer, mais c’est beaucoup beaucoup de monde.


MESSAGE DE BLE GOUDE A LA TELEVISION

Evidemment, quand Blé Goudé passe à la télévision, il ne dit pas: “nous avons bombardé Bouaké, nous avons tué neuf Français”. Il dit simplement à peu près ceci: “l’armée ivoirienne vient d’être rasée par l’armée française: ça suffit, il est temps de mettre dehors cette armée d’occupation; je vous demande d’aller déloger les militaires du 43ème BIMA.” Les Jeunes Patriotes sont les premiers dans la rue, mais il y a des dizaines de milliers d’Ivoiriens qui ne sont pas Jeunes Patriotes, mais qui sont juste hallucinés d’apprendre qu’en quelques minutes leur aviation a été rasée par la France. Ils ne comprennent pas du tout pourquoi. Donc par colère, par nationalisme, ou par patriotisme - je ne sais pas - ils descendent dans la rue et du coup ça fait une énorme masse, bien plus nombreuse sans doute que les quelques milliers de militants encartés comme Jeunes Patriotes.


MOMENT MEDIATIQUE, MOMENT HISTORIQUE

Je crois savoir qu’on est les seuls sur place. Donc ça, professionnellement, c’est intéressant. Je sais que tous les aéroports sont fermés, mais je ne sais pas s’il n’y a pas quelques journalistes déjà sur place comme nous, ou d’autres qui ont pu prendre les derniers vols ou qui sont arrivés par la route. Donc je me dis qu’on doit être à peu près les seuls, qu’en tout cas il ne doit pas y avoir beaucoup d’équipes. Je ne sais pas si ce sera un scoop parce que je ne pense pas que les Français soient spécialement intéressés par ce qui se passe en Côte d’Ivoire, mais professionellement c’est intéressant, surtout si on est les seuls. Et par rapport à l’histoire de la Côte d’Ivoire, je me doute bien qu’on est en train de vivre quelque chose de très important, même si je ne sais pas comment ça va tourner parce qu’il y a neuf morts français et que je sais bien qu’il y a très longtemps que ce n’est pas arrivé et que c’est forcément très grave. La France ne va pas laisser passer ça, d’autant qu’elle en veut beaucoup à Gbagbo, et donc je me demande si on ne va pas vers un coup d’Etat. Mais si coup d’Etat il y a, peut-être que le Nord va en profiter pour marcher sur le Sud, ce qui peut entraîner une guerre civile. Le contexte fait qu’il peut se passer beaucoup de choses qui peuvent être decisives pour la Côte d’Ivoire. En tous cas, même si ça ne va pas aussi loin, voir une foule nombreuse marcher sur une armée, même bien équipée, c’est impressionnant. Et c’est compliqué de contrôler des centaines de milliers de gens. Au moins, nous sommes bien placés pour filmer des choses passionnantes.


LA TENSION MONTE

Dès le 6 dans l’après-midi, dès que j’apprends ce qui s’est passé à Bouaké, j’appelle mon contact français avec qui je dois tourner. Il est dans sa voiture. Il doit être 15 ou 16h. Il me dit au téléphone: “Ecoute, on oublie le tournage. Je ne peux pas venir te voir. Ce qui se passe est très grave. Je rentre tout de suite chez moi. Et puis là, je vois un attroupement en face de moi. Je te laisse.” Et il coupe. Bon, je le connais. C’est un mec plein de sang froid. Je sens à son ton paniqué que ce qui se passe est grave, parce qu’il est plus sensible que moi à ce qui est en train de se passer. Je le rappelle le soir même. Il est à son domicile. Il me parle assez brièvement. Ils ont tout éteint. Il me dit: “C’est chaud; je ne sais pas ce qui va se passer.” Et pendant qu’il me parle, j’entends des rafales de Kalashnikov en fond. Bon, on ne leur tire pas dessus, mais je sens bien que ça chauffe dans la ville. Ensuite, quand je vois ces centaines de milliers de gens qui deferlent sur les ponts - même si Blé Goudé a dit “On met l’armée française dehors” - je comprends tout de suite que ça va chauffer pour les Français. Parce qu’un Blanc, militaire ou non, reste un Blanc. Et la colère, et l’alcool, et la nuit, et la fatigue aidant, ça va forcément dégénérer. Donc, dès le début, nous savons que ça va être chaud pour les Blancs. Moi, à la seconde où on m’a dit que l’armée française a rasé l’aviation ivoirienne, à cette seconde-là, j’ai compris avec toute mon équipe que c’était parti. Donc on a mis quelques affaires dans un sac, on a sorti les caméras, mis tout dans le coffre, et on s’est dit “Maintentant, on va voir ce qui se passe, on tourne”. Mais on savait que c’était parti pour une escalade inévitable.


TOURNAGE A HAUT RISQUE

Toute la nuit du 6 ça bombarde. Le 7 au matin, j’appelle les Jeunes Patriotes en leur disant: “Je vais voir ce qui se passe en ville”. Ils me disent: “Pas question, tu bouges pas; c’est trop dangereux.” J’appelle mon contact français qui me dit: “J’ai le numéro d’un commissaire de police. Il va venir vous chercher avec des hommes. Mais tout ce qu’ils peuvent faire, c’est t’amener aux militaires français les plus proches parce qu’on ne peut pas circuler.” Donc, le 7 au matin, un flic ivoirien vient me prendre en voiture. On traverse les rues vides en prenant tous les sens interdits et il nous amène à peu près un kilomètre de là, au pied du pont. Là, on se retrouve avec les militaires français, donc en totale sécurité. On filme la journée des militaires français, des contrôles de passeport sur les ponts, quelques exflitrations, etc. On passe donc plus ou moins la journée avec les militaires. Le 8 au soir, on va au BIMA, on filme les refugiés français qui arrivent au camp. Dans la nuit, on passe la nuit chez notre contact français. Et le 9 au matin, il nous dit: “Bon, je pense que ca s’est calmé, on peut sortir.” On prend donc son 4X4, sans aucune arme ni escorte. Et je savais que ça chauffait un peu côté Hotel Ivoire, donc on part vers l’Hotel Ivoire. Donc, c’est seulement le 9 au matin qu’on a pu sortir sans protection armée.


PARTIALITE DES MEDIAS NATIONAUX

On a deux sources principales d’information officielle. Du côté de la télévision française (i-Télé et LCI), ce qu’on entend, c’est: “Déchainement de violence contre les Français. Les Ivoiriens ont tué neuf soldats, et maintenant ils s’attaquent à nos Français.” C’est tout. Côté ivoirien (la RTI), c’est: “La France nous attaque. Elle a rasé notre aviation. L’armée française est dans la ville. Ils veulent la fin de Laurent Gbagbo.” Voilà. Il y a donc deux versions totalement différentes. Moi j’ai les deux versions, ce qui me permet de reconstituer la réalité. Par ailleurs, je suis en contact permanent, à peu près dix fois par jour, et avec l’armée française (qui me donnent certaines informations), et avec les proches de Blé Goudé (qui m’en donnent d’autres), et avec plusieurs entrepreneurs français sur place (qui m’en donnent encore d’autres). Donc avec tout ça, à chaque moment, je sais à peu près qui a peur, qui attaque, qui se défend, ce qui est vrai, ce qui ressemble un peu à de l’intox ou ce qui est parcellaire. Et en gros, chacun a une petite part de vérité; et il y a énormément de rumeurs qui circulent.


RUMEURS INVERIFIEES ET LEGENDES URBAINES

Par exemple, un Français m’appelle à un moment et me dit qu’il y a dix cadavres de Français sans tête qui ont été retrouvés dans la lagune. Donc je commence par passer des coups de fil peu partout pendant quarante-huit heures. A Licorne, on me dit: “Non, ce n’est pas vrai.” Je me dit: “Ils me mentent. Ils savent des choses.” Je vais sur place. Je trouve un entrepreneur français de pompes funèbres, qui me dit face à la caméra, les yeux dans les yeux: “J’ai vu les dix cadavres; il y a dix cadavres de Blancs sans tête.” Là je me dit “waow”. Comme je fais des petites interventions sur RMC Info et sur i-Télé, je suis à deux doigts d’annonçer l’info. Mais je me dit que je n’ai pas vu les cadavres, donc je ne dis rien. Je continue de vérifier l’info. Je vais au BIMA. J’exige des explications. Je dis au porte-parole: “Vous n’avez pas le droit de nous cacher ça. Dix Blancs décapités, vous ne vous rendez pas compte, etc.” Ils me donnent leur parole d’officiers que ce n’est pas vrai. Pourtant j’ai enregistré le mec qui me l’a dit face caméra. Au final, pour ce que j’en sais, ce n’est qu’une rumeur. Mais il y a encore aujourd’hui des Blancs qui me demandent: “Pourquoi vous n’avez jamais parlé des dix corps de Français décapités?” Après les évènements, j’ai cherché à savoir. Je leur ai dit de me donner les noms de famille. Ce n’est quand même pas si compliqué. Je n’ai jamais eu les noms. Mais sur le moment, dans l’ébullition, j’étais près à le croire.
Vous pourrez voir la suite de cette interview dans le film “Couper, Copier, Coller: les médias et la crise ivoirienne”. Dans un “making of” comme celui-ci, on ne peut pas tout mettre afin que vous puissiez découvrir des choses inédites dans la version finale du film. Voyons maintenant l’aventure du film après la “guerre des six jours”. En effet, une autre guerre commence alors: la bataille pour diffuser ces images en France où leur impact va se revéler capital. C’est Paul Moreira qui sera maintenant notre guide. Il était le rédacteur en chef de  l’émission 90 Minutes et à ce titre responsable de la mise à l’antenne de l’enquête sur les évènements de novembre 2004. Vous pouvez également vous reporter à son livre sorti au début de l’année: Les Nouvelles Censures, dans les coulisses de la manipulation de l’information, dont le second chapître est consacré aux pressions politico-médiatiques dont ils ont fait l’objet en Novembre 2004.


PAUL MOREIRA (CANAL +) ACCUSE


CRIMES DE GUERRES

L’armée française a commis en Côte d’Ivoire ce que la Convention de Genève appelle un crime de guerre. C’est-à-dire qu’elle a tiré sur des manifestations de civils désarmés avec des armes léthales. Il y a eu un déséquilibre monstrueux dans le rapport entre le niveau de danger auquel était soumis les militaires et les moyens employés. Et nous l’avons prouvé par l’image. On a pu filmer les incidents sur les ponts, quand on voit clairement des manifestations de civils qui sont prises pour cibles par des hélicoptères de combat. Puis on a mis en lumière qu’une manifestation quelques jours plus tard devant l’Hotel Ivoire a été dispersée à l’arme de guerre.


MENSONGE D’ETAT

C’est un mensonge d’Etat parce que dans un premier temps, ce qui est dit dès le lendemain, c’est que jamais l’armée française n’a tiré dans la foule. Les seuls tirs reconnus sont des tirs de sommation. Cela prendra en gros vingt jours pour que cette version évolue, lentement, par à-coups, jusqu’à ce que la ministre Michelle Alliot-Marie reconnaisse la veille ou l’avant-veille de la diffusion de notre enquête qu’il peut arriver que dans des situations de légitime défense ”élargie” - c’est un concept qu’on a forgé pour l’occasion - l’armée française fasse un usage total de ses armes; notamment sur les ponts et à l’Hotel Ivoire. Or entre ces deux déclarations, c’est la nuit et le jour, puisque dans un cas on vous dit: “Non, on n’a jamais fait usage de nos armes - juste des tirs de sommation.” Et dans l’autre, on vous dit: “Oui, dans certains cas, nous avons été obligés de faire usage de nos armes.” Entre temps, il a été dit qu’il s’agissait d’échanges de feu entre des manifestants armés et des gendarmes ivoiriens venus s’interposer entre les manifestants et l’armée française. Puis, on a dit que c’était l’armée française qui a été obligée de tirer pour sauver la vie de gendarmes ivoiriens. Puis que c’était les gendarmes ivoiriens qui s’étaient retournés contre l’armée française. Enfin, on a dit que c’était des types qui étaient montés sur des chars détenus par des troupes d’élite et qui avaient armé une mitrailleuse française. J’oubliais aussi la version disant que c’étaient des snipers israéliens travaillant pour le pouvoir ivoirien qui avaient tiré dans la foule pour tuer quelques personnes et surexciter les manifestants.


COMMENT “ON” ETOUFFE UN MASSACRE

Moi, je rapproche cette histoire de ce qui s’est passé le 17 octobre 1961 à Paris, pendant la guerre d’Algérie. Ce jour-là, le prefet de police Maurice Papon avait donné l’ordre à la police française d’être d’une extrême fermeté avec des manifestations d’algériens, des civils désarmés. Et il y avait eu au moins une centaine de morts, d’algériens tués, certains jetés à la Seine en plein Paris, parfois tués quasiment dans les halls des grands journaux parisiens. Et personne n’en a parlé. Il a fallu attendre en gros trente ans pour que la vérité soit faite. Je me suis toujours intéressé aux questions d’immigration et aux aspects violents de l’après-colonialisme français; et je me suis toujours dit qu’on avait étouffé un massacre, mais que c’était une époque particulière: 1961, pas de caméras, pas d’images, la presse était beaucoup plus tenue, etc. Et là où cette histoire ivoirienne m’a surpris, c’est qu’elle a lieu en plein époque de l’image, que les images circulaient, qu’elles étaient criantes d’évidence, et que malgré tout, on a étouffé ce qui s’est passé à Abidjan en novembre 2004.


LES MEDIAS COMPLICES D’UN CRIME DE GUERRE

On a étouffé un massacre. Et quand je dis “on”, je veux parler des journaux de gauche, comme Libération, qui a repris la version officielle de l’armée française. Le Monde aussi. Seuls le Canard Enchaîné, i-Télévision et Canal+, et peut-être Marianne, sont allés au-delà de ce que l’armée française a fourni en termes de communication. C’est un énorme embarras pour je pense l’ensemble de notre profession, et c’est pour ça que mon livre est un petit peu boycotté par un certain nombre de grands médias, notamment ceux que je viens de vous citer. Parce qu’au fond, en tant que journalistes, on s’est rendu complices d’un crime de guerre. Alors que personne ne nie ce que nous avons montré. Même la ministre, assez honnêtement d’ailleurs, a reconnu finalement les faits. Malgré cela, pas de réaction: on peut tuer autant de personnes. Imaginez ça boulevard de la Madeleine, sur des viticulteurs. On en parlerait encore. Ce serait un scandale. J’en ai discuté plus tard avec des militaires que je connais, parce qu’il y a des gens formidables dans l’armée française - je tiens à dire -, et qui m’ont dit: “Je ne sais pas comment les tireurs d’élite se sont regardés dans la glace le lendemain, parce qu’ils n’étaient pas obligés de tirer. Parce qu’on ne tire pas sur les manifestants.” En France, on a eu Mai 68 qui étaient des émeures d’une violence extraordinaire, c’est pas le dizième de ce qui est arrivé devant l’Hotel Ivoire.


NOUVELLE FORME DE CENSURE

C’est le deni qui est extraordinaire. Il y avait une cellule au ministère de la defense, que j’appelle une “cellule d’infirmation”, parce qu’ils infirmaient tout ce que nous affirmions. J’ai eu affaire à eux. Tous les arguments étaient bons. Il ne s’agissait pas de nous censurer, évidemment, puisqu’aujourd’hui la censure n’est plus opérante. Il faut convaincre, séduire, détordre. Mais enfin dans ce cas précis, c’est quand même hallucinant, parce que les images existaient. On n’est pas sur quelque chose de tengeant. Et donc, ils disaient aux journalistes: “Non, mais, on ne les voit pas, mais il y a des types armés [parmi les manifestants].”



Vous pourrez en apprendre plus sur les nouvelles techniques de manipulation de l’information dans le livre de Paul Moreira, Les Nouvelles Censures (2007). Mais pour comprendre comment les choses se sont vraiment passées dans cette guerre de l’information qu’est la crise ivoirienne, il vous faudra attendre quelques mois pour voir le film “Couper, Copier, Coller”. Ou lire tous les lundis mon billet hebdomadaire dans le Courrier d’Abidjan et sur le blog du film: http://coupercoller.wordpress.com





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