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«Une vingtaine» !

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«Le ministère français de la Défense a estimé mardi 30 novembre 2004 à "une vingtaine" le nombre d’Ivoiriens tués par l’armée française»!

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Événements en Côte d'Ivoire. Essais de mise en perspective...

 DeLugio


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Voir aussi :
"Une vingtaine" ! (environ)
"Une vingtaine" !... et quelques
"Une bourriche"
"Bis repetita"

Éléments d'histoire & autres considérations :
Une autre histoire...


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« Tant que les lions n'auront pas d'historiens, les histoires de chasse tourneront à la gloire du chasseur »


« Le mensonge se lève
très tôt mais la vérité
finit par le rattraper »


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De quelques «compte rendus» en France de la cérémonie de la paix à Bouaké…

Par Delugio :: mardi 31 juillet 2007 à 8:52 :: Analyses & commentaires




La cérémonie de la réconciliation à Bouaké ne fait pas que des heureux si l’on en juge par le ton de certains journaux et médias français – outre la place «raisonnablement discrète» qu’y occupe l’événement, après le ramdam médiatique auquel on nous avait habitués concernant la Côte d’Ivoire.

Et pourtant «la flamme de Bouaké est porteuse d’espérances. Pour la Côte d’Ivoire, pour l’Afrique de l’Ouest, pour le continent africain. Des signes très clairs poussent à l’optimisme», comme l’écrit Théophile Kouamouomais semblent susciter en France perplexité et amertume en guise d’échos médiatiques…

On laissera de côté l’inénarrable Hofnung, qui dans Libération se contente (avant l’événement) de ressasser sa
rancœur, voulant avec insistance que la réconciliation soit «très fragile et difficile» (selon le titre de Libé), Hofnung appuyant ce sien espoir d’une série de conditionnels, selon son habitude, dont le bouquet final consiste à pointer du doigt Gbagbo concernant l’attentat contre Soro. Bref, rien de nouveau de ce côté : Hofnung s’est fait le porte-voix habituel de Bédié-Ouattara, répercutant pour l’occasion leur bouderie.

Si Libé ne manque pas de tenter nous vendre en passant que l’accord de Ouagadougou est une sorte de Marcoussis bis (sous-entendu : quelle mauvaise tête ces Ivoiriens ! Que n’ont-il pas accepté la proposition chiraquienne !), le pompon de la mauvaise foi et du révisionnisme est cependant obtenu cette fois par Le Figaro. Je cite le
compte rendu de l’envoyé spécial Adrien Jaulmes sur la cérémonie de Bouaké :

«Le triomphe était surtout celui de Laurent Gbagbo. Mal élu en 2000, après qu'une nouvelle constitution eut opportunément écarté son principal rival, Alassane Ouattara en lui contestant sa nationalité ivoirienne, l'ancien opposant historique d'Houphouët-Boigny a fait preuve d'une étonnante capacité de résistance, parvenant envers et contre tout à se maintenir au pouvoir.

Lors du coup d'État militaire de septembre 2002, il fut sauvé in extremis par l'armée française, qui bloqua l'avance des rebelles vers Abidjan. Mais Gbagbo, s'estimant trahi par le refus français de reconquérir pour lui le nord du pays, se brouilla alors avec Paris. Ses partisans organisèrent à plusieurs reprises des émeutes antifrançaises, alors que la France essayait, dans plusieurs conférences internationales et au Conseil de sécurité de l'ONU, de contraindre Gbagbo au départ, ou du moins de céder une partie de son pouvoir. Mais, malgré la fin de son mandat en 2005, la guerre ayant empêché de nouvelles élections, Gbagbo est toujours là.»


En deux paragraphes, où l’on nous ressert la sauce «boulanger», on nous laisse à croire que Gbagbo n’a pas vraiment été élu démocratiquement ; qu’il a «écarté» Ouattara «son principal rival» ; que l’armée française a «bloqué» à Bouaké «l'avance des rebelles vers Abidjan» (et que Gbagbo devrait donc lui être reconnaissant : «la France n’allait tout de même pas faire tout le boulot à sa place !») ; et on nous présente les manœuvres onusiennes de Paris comme œuvre de salubrité publique.

Il est fastidieux de corriger encore et encore les falsifications historiques, par omission ou par «correction» des faits : non Gbagbo n’a pas été mal élu, mais bel et bien légitimement élu, malgré des conditions déplorables ; non il n’a rien à voir dans les conditions de nationalité prévues par la constitution, proposée par Guéi et votée à 86% à l’appel y compris du parti de Ouattara ; non Ouattara n’était pas «son principal rival» (comment Le Figaro pourrait-il d’ailleurs le savoir ?  il n’a jamais été élu. Et Guéi n’était-il pas un vrai rival ?) ; non en 2002 la France n’a pas «bloqué l'avance des rebelles vers Abidjan». Ils y sont allés et ont tué jusqu’au ministre de l’intérieur avant que l’armée ivoirienne ne les repousse à Bouaké où l’armée française a opéré son «blocage».

En revanche, oui, malgré toutes ces manœuvres, «le triomphe était surtout celui de Laurent Gbagbo» hier à Bouaké, et ça, ça reste manifestement en travers de la gorge de plusieurs !



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À propos de Tintin au Sénégal et au Gabon…

Par Delugio :: samedi 28 juillet 2007 à 8:04 :: Analyses & commentaires



 tintin 
… pas l’énergie d’en dire grand-chose, tant c’est déprimant, et tant c’était, hélas, prévisible. Il avait annoncé le soir de son élection, qu’il avait l’intention d’ « en finir avec la repentance » : rien de surprenant, donc, à ce qu’il y engage les autres, en nous rejouant pour sa part la mission civilisatrice qui invitait déjà les Africains à se repentir de ce qu’ils sont.

Cela sans négliger, à défaut de « repentance » concernant notre passé, d’exhiber des excuses !…
« La colonisation a certes été une "grande faute", mais elle avait aussi de bonnes intentions », dit-il en substance aux Africains – auxquels il assène, quant à eux, leur responsabilité dans leur propre malheur. L'absence dans son discours, de toute mention des effets actuels du soutien aux dictateurs et aux déstabilisateurs des démocraties sera-t-elle, demain, excusée au titre des bonnes intentions ?

Catastrophique notre Tintin au Sénégal en train d’entériner verbalement ce que Chirac avait fait sans oser l’entourer de mots explicites. Tout au plus s’était-il targué, suscitant l’ironie de Thabo Mbeki, de comprendre l’âme des Ouest-Africains.

Sarkozy, lui, franchit le pas de cette « compréhension » – qu’il étend à tout le continent, à « l’homme africain » en général, qui n’est « pas tourné vers l’avenir », selon lui ! Il n’est pas jusqu’à ses valeurs artistiques qui ont certes fondé l'art contemporain occidental, mais cela pour avoir ressuscité un passé européen englouti, passé où reste cantonnée l'Afrique... Exhortée en conséquence à le corriger en accomplissant une synthèse entre les valeurs progressistes de l'Europe et l'imaginaire d'enfance de la mythologie africaine.

Tintin au Sénégal a donc, encore mieux que Chirac, tout compris de l’âme de « l’'homme africain ». Tant il est vrai que Tintin au Sénégal et au Gabon est tourné vers l’avenir, lui, avec son « refus de la repentance », qui le conduit rien moins qu’à reconduire le passé.

Car si l’on ne s’abuse, la « repentance » bien comprise n’est rien d’autre que se détourner de mauvaises attitudes, pour se tourner vers un avenir qui en est ainsi débarrassé. Seule alternative, l’excuse – « la colonisation avait de bonnes intentions », garantit Tintin – ce qui garantit du même coup la reproduction sine die des mêmes attitudes mues par la même
« bonne volonté ». L’exemple concret de ce que ça donne s’est traduit en un discours civilisateur, resté naturellement en travers de la gorge des destinataires, au Sénégal et ailleurs, et dont les Français sont déjà intellectuellement contraints de se repentir collectivement : car Sarkozy nous représente.

Mais la plupart d’entre eux savent-ils cela, quand Sarkozy ne nous a fait rien d’autre que du Stephen Smith… dont le livre a été primé en France (Prix des lecteurs France-télévision) ! À quoi s’est ajoutée une dose de Pétré-Grenouilleau, dont le livre a été primé aussi (Prix du Sénat)…

Cheikh Anta Diop, sous le patronage duquel est placée l’université où cela s’est dit, a dû s’en retourner dans sa tombe.

Et Tintin n’est manifestement pas conscient du problème : il va enfoncer le clou chez papa Bongo – alias « le rigolo » –, comme s’il était pris d’un besoin urgent… de prouver par dessus le marché que ce qu’il a dit à Dakar ne tient en aucun cas la route : ayant dit, en substance, chez le Françafricain Wade, que la Françafrique c'est du passé,
comme « la colonisation n'est pas responsable des dictateurs », le voilà chez Bongo ! « L’homme africain » n’a qu’à s’en prendre à lui-même pour la corruption et le sous-développement… et le voilà chez Bongo !

(Voir aussi, entre autres :
http://kouamouo.afrikblog.com/archives/2007/07/27/5738854.html
et les liens dans l’article.)


Tintin-Sarko me déprime…




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Deux dépêches de l’AFP sur la résolution 1765 de l’Onu sur la Côte d’Ivoire

Par Delugio :: samedi 21 juillet 2007 à 10:37 :: Analyses & commentaires



L’AFP a fourni deux dépêches sur le résolution 1765 qui reconnaît l’accord de Ouagadougou et qui met fin au mandat du « du Haut représentant pour les élections ». (On est loin du temps où les dépêches déferlaient à un rythme éfréné.
Cf. http://unevingtaine.wordpress.com/2007/07/21/.)

Deux dépêches où l’AFP se fait tout simplement porte-parole de l’opposition bédiéi-ouattariste, évidemment critique vis-à-vis d’un accord qui l’a mise sur la touche !

Une première dépêche consiste à renvoyer dos-à-dos pouvoir et ex-rébellion sous prétexte de relayer les ONG heureuses de voir la situation s’améliorer, suite à la paix, concernant les Droits de l’Homme
(http://news.abidjan.net/article/index.asp?n=257610).

La deuxième dépêche fait plus fort. Elle relaye dès son titre les récriminations bédiéi-ouattariste.
Je cite le titre :
«La R-1765, "mauvais signal" pour les futures élections»
(http://news.abidjan.net/h/257819.html).
Nonobstant les guillemets — de rigueur tout de même —, on peut dire que l’AFP a fait fort !




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Après l’attentat contre Soro et la Résolution 1765 appuyant l'accord de Ouagadougou — Quel degré de pression ?

Par Delugio :: mardi 17 juillet 2007 à 11:08 :: Analyses & commentaires




Ces dernières semaines, les médias français se sont tus, on l’a vu — ou plutôt, précisément, on n’a rien vu. Il y aurait pourtant eu matière à susciter les remous habituels, après l’attentat contre Soro, et les réactions dans la presse ivoirienne, qui, dans le silence médiatique français, ont fini pourtant par faire réagir l’Onuci :

 

Déclaration de l’ONUCI
(
Fraternité Matin
samedi 14 juillet 2007 — http://news.abidjan.net/h/257145.html :)
Hamadoum Touré, Porte-parole :
« L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) déplore, depuis quelque temps, la prolifération dans les publications ivoiriennes d’articles à caractère incendiaire qui desservent le processus de paix et constituent un recul par rapport à l’environnement positif que l’on avait noté dans les médias au lendemain de la signature de l’Accord de Ouagadougou, le 4 mars 2007. Dans cette phase cruciale du processus de sortie de crise, l’ONUCI, tout en soulignant l’importance de la liberté de la presse, engage les journalistes et les patrons de presse à faire montre de plus de responsabilité et de professionnalisme dans la couverture des événements. Elle rappelle que l’Accord Politique de Ouagadougou appelle «la presse nationale et internationale à accompagner de manière constructive la consolidation de la paix et l’esprit de tolérance» et rien ne devrait faire dévier de cette attitude. Par ailleurs, l’ONUCI condamne énergiquement les attaques de plus en plus fréquentes contre des organes de presse à Abidjan. Ces pratiques intolérables sont une violation de la liberté de la presse et du droit à l’information des populations.
L’ONUCI lance un appel pressant aux autorités ivoiriennes compétentes pour qu’elles prennent des mesures urgentes en vue d’arrêter ce cycle d’attaques, d’identifier les coupables pour les traduire en justice conformément à la loi en vigueur. »

Apparemment les choses seraient apaisées
(
http://kouamouo.afrikblog.com/archives/2007/07/16/5635417.html ;
http://coupercoller.wordpress.com/2007/07/16/revolution-1765/).
Théophile Kouamouo note l’apaisement ivoiro-onusien en ces termes : « 
La diplomatie ivoirienne affiche une franche satisfaction après le vote de la résolution 1765 du Conseil de sécurité de l’ONU. Le texte de "la 1765" est volontiers décrit, d’ores et déjà, comme la manifestation de la "normalisation des relations avec les Nations unies". »
Apaisement ivoiro-onusien, voire même franco-ivoirien ? — :
« 
La guerre de tranchées diplomatique entre Paris et Abidjan semble être terminée. » conclut Théophile Kouamouo, qui ajoute : « Il reste à espérer que la «guerre secrète», dont certains signes montrent qu’elle continue, s’arrêtera elle aussi. »

Les « signes » en question posent la question du degré de pression maintenu.

Alors que, étrangement, l’on voyait peu d’accusations contre Gbagbo dans la presse françafricaine au lendemain de l’attentat contre Soro, malgré certaines tentations ici ou là, depuis la presse bédiéi-ouattariste jusqu’à Jeune Afrique, le schéma de cette forme habituelle de pression pourrait toutefois être en train de s’insinuer :

« 
Comment la France manœuvre contre Gbagbo
 »

Le Courrier d'Abidjan — mardi 17 juillet 2007 —
http://www.lecourrierdabidjan.info/a_la_une.asp?id=15007

par Cyrille Djedjed :

« A la suite de l’attentat contre le Premier ministre Guillaume Soro à Bouaké, les autorités ivoiriennes ont demandé à l’Onu de mettre sur pied une commission d’enquête internationale sous peu.
Mais, entre temps, un soi-disant rapport d’enquête préliminaire sur cette attaque meurtrière, pour l’instant tenu secret par des hommes de l’ombre circule déjà dans un cercle très restreint du monde diplomatique. Ledit document aurait été rédigé en quatre exemplaires. Selon nos sources, l’un a été acheminé au président Blaise Compaoré, facilitateur dans la crise ivoirienne et parrain de l'Accord de Ouaga. Un autre a été déposé au Quai d'Orsay (ministère français des Affaires étrangères), un autre encore à l'Elysée et le dernier à l'Onu. Le Premier ministre Guillaume Soro qui «connaît des auteurs de l'attentat terroriste perpétré contre lui à Bouaké, a bien entendu été le premier à en disposer».
A en croire nos informateurs, le rapport d’enquête suscité et voulu par la France pointe déjà du doigt le régime du président Laurent Gbagbo et en particulier un élément de la sécurité du Palais présidentiel d’Abidjan. Et cela, «sur bases d’indices et de pièces à conviction tenus encore secrets» en attendant la commission d’enquête internationale que le chef du gouvernement ivoirien a appelé de tous ses vœux.
Mais comment le président Laurent Gbagbo, demandeur de paix et qui s’est le plus investi peut-il remettre en cause son action ? L’assassinat de Guillaume Soro, la révocation de l’Accord de Ouagadougou, équivaudrait son propre suicide. Un haut responsable de la rébellion ivoirienne a récemment jugé l'ONU "responsable" de l'attentat contre le Premier ministre Guillaume Soro à l'aéroport de Bouaké car elle est chargée selon lui de sécuriser les lieux, ce que l'ONU dément.
«Je les accuse. L'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) est responsable de l'attentat», le commandant Issiaka Ouattara, dit Wattao, chef d'état-major adjoint de la rébellion des Forces nouvelles. «L'Onuci a bel et bien demandé la gestion et la sécurisation de l'aéroport. Elle a deux bases au sein de l'aéroport. "Depuis la tentative d'assassinat du Premier ministre, les rapports sont mauvais", a-t-il ajouté à propos de ses relations avec les Casques bleus de l'Onuci et soldats de la force français Licorne présents à Bouaké."Je laisse l'Onuci avec sa conscience», a poursuivi le commandant Wattao, avant d'annoncer qu'il "prendra le contrôle" de l'aéroport a-t-il ajouté. »




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Sondage en Côte d’Ivoire sur la cote de popularité de la France et attitude des médias face à l’attentat contre Soro

Par Delugio :: jeudi 12 juillet 2007 à 10:25 :: Analyses & commentaires




Une question rhétorique de Vincent Hugeux, dans L’Express, en dit long : — qui l’eût cru ? : « la crise déclenchée en septembre 2002 par l’offensive avortée de la rébellion nordiste a profondément affecté le regard que les Ivoiriens portent sur la France, notamment -qui l’eût cru ?- chez les partisans de Laurent Gbagbo. » Voir l’article :
http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=12666 de L’Express et celui de Théophile Kouamouo :
http://kouamouo.afrikblog.com/archives/2007/07/12/5591802.html.

Qui l’eût cru ? Apparemment, donc, pour L’Express, il n’y a là rien d’étonnant ! Et pourquoi donc est-ce que ce n'est-ce pas étonnant ? s’interroge le lecteur français qui croyait devoir croire ses médias… La France n’a-t-elle par tout fait pour Gabgbo, comme on nous l’a asséné avec insistance ?

Quel sous-entendu, alors, derrière cette question rhétorique ? « Décidément les Ivoiriens "proches-de-Gbagbo" sont bien ingrats » ?! Ou alors carrément, au contraire de ce que l’on nous a expliqué sur tous les tons : « la France ne l’ayant effectivement pas ménagé, il n’y a pas à s’étonner » — c’est vraisemblablement de cette façon que le lirait un Ivoirien.

Si c’est là ce que sous-entend Hugeux, nous voilà en présence d’un aveu ! Dans le même Express, n° du 18 mai 2006, Vincent Hugeux himself (& alii), soutenait que Paris s’efforçait de « ménager le "boulanger d’Abidjan" ».
Cf.
http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/
cotedivoire/dossier.asp?ida=438305
; http://delugio.zeblog.com/2006/07/05

Voilà peut-être aussi, quoiqu’il en soit, une sorte de prise de conscience : après des années de vains efforts pour déboulonner «le boulanger», il serait temps de se faire plus discrets…

Ce qui expliquerait l’étrange comportement — au regard de leurs habitudes — des médias français suite à l’attentat récent contre Guillaume Soro. D’un côté, point de leur insistance habituelle pour accuser Gabgbo
(quoique la tentation ne soit pas inexistante : cf. http://unevingtaine.hautetfort.com/archive/2007/07/12/index.html), avec en revanche une volonté de désigner les divisions au sein de la (ex-)rébellion — volonté attribuée à la presse ivoirienne (où on la trouve moins facilement) ! D’autre part, un silence total sur l’insistance ivoirienne (pro-Gbagbo et FN) à mettre en cause Licorne et l’Onuci. Mise en cause dans la presse ivoirienne qui aurait en un autre temps pu servir au minimum — à défaut de mieux — la dénonciation de « médias ivoiriens irresponsables ».

Rien de cela : on se contente de faire silence, de ne pas retransmettre une mise en cause qui va de la presse aux politiques en passant par Alpha Blondy. Une mise en cause qui va de l’interrogation sur l’inefficacité de la sécurisation « impartiale » de l’aéroport jusqu’à l’évocation des attentats du passé attribués à la Françafrique.

On peut en faire une liste (non-exhaustive) : Matthieu Bouabré s’interroge (sur Ivoire Forum —
http://www.ivoireforum.com/a_la_une.asp?id=1071) sur la logique qui pousse Soro à demander une enquête de la
« communauté internationale » qu'il pointe par ailleursl'intellenquête dont L’Intelligent d’Abidjan (07.07.07), qui titre sur « La position ambiguë de la France », note qu’elle ne la souhaite pas trop —
http://www.lintelligentdabidjan.org/
Actualites/?p=3172
.
Firmin K. Tché Bi Tché, dans Le Temps (http://news.abidjan.net/h/256004.html), estime que Soro est mû par la crainte de la Françafrique : il en sait trop.

On serait entre Soro et la Françafrique, dans une histoire de « Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette »…

Qui l’eût cru ? — comme dit Vincent Hugeux dans L’Express.






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Les médias français, une semaine après l’attentat contre le PM ivoirien,…

Par Delugio :: vendredi 06 juillet 2007 à 9:31 :: Analyses & commentaires




… n’ont toujours pas remarqué que nombre de responsables ivoiriens, une large partie de la presse, et jusqu’à une star du reggae tournent les regards vers les « forces impartiales » quant à la responsabilité de l’attentat !

Ci-dessous,
- une revue de presse de l’AFP (dans une dépêche datée du 30 juin) : manifestement, l’AFP a fait une lecture distraite de la presse ivoirienne (déjà au lendemain de l’attentat plusieurs journaux s’interrogeaient sur le rôle de Licorne et de l’Onuci) ;
- un article du Temps relevant la mise en cause du traitement de l’affaire par RFI ;
- une dépêche AFP d’hier, qui n’a toujours pas noté la mise en cause (de plus en plus insistante) des « forces impartiales » !

AFP : « La presse ivoirienne s’interroge sur les assaillants de Soro, jugé miraculé 
ABIDJAN - AFP - samedi 30 juin 2007. Les journaux ivoiriens s`interrogeaient samedi sur l`identité des auteurs de l`attentat contre le Premier ministre Guillaume Soro, qui a, pour beaucoup, "échappé à la mort de justesse", sans exclure aucune hypothèse mais en soulignant les tensions internes dans le nord rebelle.
L`ensemble des quotidiens a titré sur l`attaque à l`arme lourde perpétrée vendredi matin contre l`avion de M. Soro, chef de la rébellion des Forces nouvelles (FN) à Bouaké (centre), pourtant le fief des rebelles.
L`Inter (indépendant) souligne d`abord que "le pire a été évité". "Soro frôle la mort", abonde Nord-Sud, proche des FN et du Premier ministre.
Tous s`interrogent sur l`identité des assaillants et, surtout, des commanditaires de l`attaque. La plupart des journaux n`écartent aucune hypothèse, mais estiment que l`attentat n`est pas une surprise au vu des tensions créées par le renversement d`alliance né de l`accord de paix de Ouagadougou, qui a vu MM. Soro et Gbagbo, ennemis d`hier, se rapprocher.
"Qui en veut à Soro? Les hypothèses sont nombreuses", note l`Inter, même si, "a priori, on pense immédiatement à des mécontentements au sein des FN".
Le quotidien gouvernemental Fraternité-Matin souligne ainsi "le malaise" au sein des FN "qui grippe la machine" du processus de paix dans le nord, divisée entre partisans et opposants du rapprochement avec M. Gbagbo.
"Le calme était de surface. Un semblant d`assurance régnait au sein" de la rébellion, estime 24 heures, proche de l`opposition.
La plupart des quotidiens suggèrent que les assaillants sont sans doute des combattants locaux manipulés. Mais par qui? Certains accusent des chefs rebelles historiques hostiles à Soro, notamment Ibrahim Coulibaly, dit "IB", aujourd`hui en exil, d`autres divers partis politiques.
Les assaillants de Bouaké "viennent de rappeler de la façon la plus brutale qui soit" à MM. Soro et Gbagbo que leur processus de paix reste fragile, en particulier dans le nord, conclut l`Intelligent (indépendant), qui feint de s`étonner: "Mais pouvait-il en être autrement dans une ville où les armes circulent comme des poissons dans un océan ?" »


Le Temps
mardi 3 juillet 2007 — http://news.abidjan.net/article/?n=255306

« 
Traitement de l’attentat manqué contre Soro - RFI-Forces nouvelles : la fin d`une idylle »

(Cf. aussi l’analyse de Couper-coller —
http://coupercoller.wordpress.com/2007/07/04/media-evolution/)

Firmin K. Tché Bi Tché :

« Entre les Forces nouvelles et RFI, ce n’est plus le grand amour. Le porte-parole des FN, Siriki Konaté s’en est récemment pris avec véhémence à la Radio “mondiale” qu’il accuse de manipuler l’information. La lune de miel entre les Forces nouvelles et Radio France internationale, née au lendemain des événements de septembre 2002 avait commencé, petit à petit, à prendre du plomb dans l'aile après la signature de l'Accord politique de Ouaga. Nous reviendrons sur les raisons plus tard. Toutefois, depuis vendredi, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle a pris fin dans le traitement de l'information sur l'attentat manqué contre le Premier ministre Soro. Celui qui sonne le glas n'est autre que le porte-parole des FN, Sidiki Konaté, par ailleurs ministre du Tourisme et de l'Artisanat. " Ce qui nous a fait rire, affirme-t-il, c'est déjà l'interprétation tendancieuse de RFI ". Qui l'eût cru ! Le temps où les journalistes de cette radio tendaient, à tous les coins de rue de Bouaké, leur micro aux rebelles aujourd'hui ex-rebelles, pour affubler le camp présidentiel d'anathèmes semble être relégué aux calendes grecques. Les raisons de la colère des FN, c'est la rétention des informations qui accablent la Licorne. " Nous avons eu les journalistes (ndlr, de cette radio) ce matin (ndlr, samedi), explique Sidiki Konaté, et nous leur avons dit : vous êtes bien et vous parlez. Mais vous n'avez pas dit qu'au moment où on nous attaquait, les soldats français étaient sur la piste. Mais en même temps, je leur ai demandé : Pourquoi d'un attentat, vous parlez d'un mécontentement, comme si vous justifiez que ce qui est arrivé devait arriver ". Le ministre découvre, sur le tard, la face hideuse de RFI. Le contraire aurait été surprenant. Parce que RFI est le porte-voix de la France officielle. Et elle ne peut, en aucun cas, mettre sur la place publique, les défaillances dans le dispositif sécuritaire de la Licorne. Cette méthode étant de tradition dans " la radio mondiale ", la réaction du ministre pourrait susciter chez les observateurs avisés, un sourire. Parce qu'il est admis qu'un pays n'a pas d'amis, mais des intérêts à défendre. Et depuis la signature de l'Accord de Ouaga qui a vu Guillaume Soro s'affranchir de toutes les tutelles, y compris celle de la France, le ton de cette radio avait déjà changé à son égard. Il est traité de chef rebelle là où par le passé on l'appelait Secrétaire général des Forces nouvelles. En clair RFI, dont les journalistes sont pistés comme du lait sur le feu, par le Quai d'Orsay, est dans une logique impérialiste. Que Sidiki Konaté le réalise aujourd'hui, est en soi une bonne chose. Quand on dîne avec le diable, comme on le dit dans nos hameaux, il faut avoir une longue fourchette. Les Ivoiriens, de tout bord, doivent aujourd'hui, ensemble, avoir une fourchette contre les ennemis de la Nation. »


AFP : « 
Attentat contre le Premier ministre ivoirien: la justice ivoirienne se saisit de l'affaire 
ABIDJAN (AFP) - jeudi 05 juillet 2007 - 19h09 - La justice ivoirienne a annoncé jeudi qu'elle engagerait "des poursuites pénales contre les auteurs et complices", toujours inconnus, de l'attentat à l'arme lourde qui a visé l'avion du Premier ministre Guillaume Soro vendredi dernier à Bouaké (centre).
La justice ivoirienne a décidé "d'engager des poursuites pénales contres les auteurs et complices de cet attentat", a déclaré le procureur de la Cour d'appel de Bouaké, Fodio Kadio Abo, lors d'une conférence de presse à Abidjan.
"Nous venons d'ouvrir une information judiciaire confiée au juge d'instruction de Toumodi (sud, zone loyaliste)", chargé de "rechercher les auteurs de ce crime afin qu'ils soient jugés", a ajouté M. Abo.
L'avion gouvernemental qui transportait M. Soro a été attaqué à l'arme lourde vendredi matin à l'aéroport de Bouaké, fief de la rébellion des Forces nouvelles (FN, qui contrôlent le nord du pays), alors qu'il s'y rendait pour lancer la réinstallation des juges et magistrats en zone rebelle.
Le Premier ministre a été épargné mais l'attaque a fait au moins quatre morts dans sa délégation.
Aucune information n'a été donnée sur les auteurs ou les commanditaires de cette attaque depuis vendredi, laissant toutes les hypothèses ouvertes.
Mardi, M. Soro a cependant affirmé connaître les auteurs de cet attentat, sans les citer, écartant la piste d'un complot de chefs militaires de la rébellion des FN, dont il est le leader.
Il a également réclamé lundi "une enquête internationale" sur cet attentat, en jugeant cette affaire "très grave" pour la sécurité du pays.
Guillaume Soro a été nommé Premier ministre à la suite de l'accord de paix qu'il a signé le 4 mars avec le président Laurent Gbagbo, et destiné notamment à réunifier le pays par des élections d'ici 2008.
La Côte d'Ivoire est coupée en deux depuis septembre 2002 après la tentative de coup d'Etat des FN contre le président Laurent Gbagbo, dont l'autorité politique et administrative se limite désormais au sud du pays. »




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Attentat manqué de Bouaké - Ange Kessi entre en scène: "La Licorne et l`ONUCI seront entendues"

Par Delugio :: mercredi 04 juillet 2007 à 9:01 :: Articles de presse




Fraternité Matin
— mercredi 4 juillet 2007 — http://news.abidjan.net/h/255560.html

Propos recueillis par P. N. Zobo :

« M. le Commissaire du gouvernement, le fait de ramener précipitamment l’avion à Abidjan ne constitue-t-il pas un obstacle à la recherche de la vérité durant l’enquête que vous engagez à présent?

Non ! Les possibilités de reconstitution des faits sont si développées actuellement que nous pensons qu’il fallait d’abord sauver ceux qui pouvaient l’être ; ce qui a été fait. Malheureusement, ceux qui sont morts ont été placés là où il faut, ceux qui pouvaient être sauvés l’ont également été heureusement. Il fallait donc sauver l’appareil pour qu’il arrive à Abidjan et vous savez comment il est arrivé. Avec tous les trains d’atterrissage dehors. L’avion a donc volé à trois mille mètres car il ne pouvait pas faire davantage, sinon les trains d’atterrissage risquaient de se détacher. Il a volé avec les trains parce qu’on ne savait pas s’ils étaient touchés. Il fallait donc les sortir parce que si on les rentre et que une fois ici ils refusent de sortir, ça aurait posé problème. Le pilote a donc préféré les faire sortir. Dès lors, il ne pouvait pas monter à plus de trois mille mètres. Il a donc volé doucement et tout seul. Car cet avion ne pouvait pas prendre plus de trois personnes. Avec une seule personne, il pouvait joindre Yamoussoukro en 10 minutes et Abidjan peut-être en 10 autres minutes. C’est ainsi qu’il est arrivé en toute sécurité.

Qu’en est-il des indices?

Concernant les indices, je pense que ça ne pose aucun problème. Nous avons tout ce qu’il nous faut. Les impacts de balles sont sur l’avion ; nous avons recueilli des fragments de balles et de munitions, parce que la plupart étaient encore dans l’avion ; la position des personnes décédées ou touchées par rapport aux personnes qui ont tiré peut aisément se voir. Quand on entre dans l’avion, on peut aisément voir la position du tireur. Parce que le tir est parti en biais, il a pris le deuxième compartiment pour aller faire des dégâts au fonds. Ainsi, à partir de l’avion, on peut déterminer et estimer la position du tireur. La seule chose que nous ne savons pas, c’est la distance à laquelle il se trouvait. Mais si nous pouvons identifier l’arme, les munitions utilisées, on peut savoir à peu près la distance. Parce que pour tirer et atteindre des gens de façon aussi effroyable, parce qu’on nous a expliqué comment des dents sont sorties pour atteindre une partie aussi dure de l’avion, c’est que les gens n’étaient pas très loin de l’avion. Le Premier ministre a dit de n’accuser personne. Mais nous pensons que cette fois-ci, il faut entendre tout le monde. Y compris les gens de l’ONUCI et de la force Licorne. Nous allons tout faire. Et s’ils ont l’immunité, nous allons demander qu’elle soit levée pour savoir pourquoi la deuxième autorité ivoirienne arrive à Bouaké avec le Fokker 100 présidentiel et que, ne serait-ce que le temps qu’il arrive, ils ne prennent aucune disposition pour sécuriser l’aéroport. Ils ne peuvent pas nous faire croire qu’ils ne sont pas là pour sécuriser. C’est quand même inadmissible. Je crois que c’est aux enfants qu’il faut faire croire ce genre de choses mais pas aux Ivoiriens.

Connaissez-vous le type d’arme utilisée par le tireur?

Je ne sais pas. L’enquête vient de commencer. Nous avons commis le GDR pour le faire parce que c’est une enquête très sérieuse qui va certainement avoir des ramifications internationales. Tout ce que nous pouvons dire pour le moment, c’est que nous avons commencé l’enquête. Pour Abidjan, c’est terminé puisqu’il s’agissait d’aller faire l’examen de l’avion ainsi que les positions des différents indices. Nous allons partir à Bouaké pour aller terminer l’enquête ; mais je ne vous dirai pas quand. Nous souhaitons que, cette fois-ci, ceux qui doivent nous aider le fassent et qu’on ne fasse pas d’obstacle aux enquêtes. C’est ainsi que très souvent on n’a pas les résultats. Les gens nous font beaucoup d’obstacles. Vous vous souvenez, il n’y a pas deux jours, vous avez appris que la commission française a décidé de ne pas donner au juge d’instruction la déclassification d’un certain nombre de dossiers. C’est déjà un obstacle à la manifestation de la vérité. Nous souhaitons donc que dans cette affaire, on nous donne tous les moyens, surtout ceux que nous allons entendre, et qu’on ne se cache pas derrière des immunités pour ne pas répondre. Qu’on ne bloque pas les enquêtes parce que c’est ce qui a été fait depuis longtemps et qui donne l’impression aux gens qu’on ne voit pas les résultats de l’enquête. Même chez les Français, l’enquête sur Bouaké a été stabilisée. On refuse même de leur donner le secret défense, ce n’est pas à nous qu’on le donnera.

Vous menez une enquête alors que le Premier ministre demande une enquête internationale…

Cela fait deux choses. Il y a l’enquête nationale qui va situer les responsabilités pénales alors qu’une enquête internationale a un caractère administratif. N’oubliez pas cette affaire de "charnier de Yopougon". Il y a eu une enquête internationale qui a donné ses résultats à la justice pour organiser un procès. C’est juste que le Premier ministre demande une enquête internationale. Mais elle n’a pas pour but de situer les responsabilités pénales. L’enquête internationale a certainement pour but de mettre en cause les personnalités ou des personnes étrangères, mais elle n’engage pas une procédure pénale qui va aboutir à la mise en cause des responsabilités pénales dans le pays. L’enquête nationale aboutit toujours à la situation des responsabilités et jugement des gens. L’enquête internationale ne va pas jeter les gens en prison, c’est l’enquête nationale qui va permettre de saisir les gens, les juger, suivre une procédure contre eux et puis certainement situer les responsabilités pénales et les condamner, éventuellement.

Les Forces nouvelles ont affirmé avoir saisi des armes qui ont été utilisées pour attaquer l’avion. Pensez-vous que vous aurez accès assez facilement à ces armes une fois à Bouaké?

Attendez d’abord que nous soyons à Bouaké et nous verrons. Nous vous inviterons certainement quand nous allons nous y rendre. Pour l’instant, je n’y suis pas donc je ne peux rien dire.

Qui devait sécuriser, selon vous, l’aéroport de Bouaké quand arrive le Premier ministre ?

Si vous posez cette question à un enfant, il va vous répondre. Ce sont la Licorne et l’ONUCI qui devaient le sécuriser. Il ne faut donc pas qu’on nous raconte des histoires. Qu’elles partent si elles ne sont pas là pour sécuriser l’aéroport. Pourquoi sont-elles là alors ? »





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