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«Une vingtaine» !

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«Le ministère français de la Défense a estimé mardi 30 novembre 2004 à "une vingtaine" le nombre d’Ivoiriens tués par l’armée française»!

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Événements en Côte d'Ivoire. Essais de mise en perspective...

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"Une vingtaine" ! (environ)
"Une vingtaine" !... et quelques
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Une autre histoire...


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« Tant que les lions n'auront pas d'historiens, les histoires de chasse tourneront à la gloire du chasseur »


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Le fond et la forme

Par Delugio :: mercredi 19 septembre 2007 à 16:37 :: Analyses & commentaires




1) La crise au Courrier d’Abidjan. Les explications respectives de Théophile Kouamouo
(http://www.notrevoie.com/a_la_une.asp?id=15184 ;
http://kouamouo.afrikblog.com/archives/2007/09/14/6211576.html)  
et de Sylvestre Konin
(http://www.lecourrierdabidjan.info/a_la_une.asp?id=16061)
confirment, si besoin était, ce que peut avoir d’aléatoire le facteur humain, et le rôle qu’il peut prendre dans tout combat.

Des tensions au sein de la rédaction d’un journal « bleu », le Courrier, qui, apparemment, couvent depuis plusieurs mois — ce qu’ignorent naturellement, et c’est très bien ainsi, ceux qui ne sont pas concernés par ces tensions inter-personnelles.

Une crise humaine qui éclate en s’entremêlant dans les interprétations plurielles de l’accord de Ouagadougou et de la situation politique de la refondation…

Et voilà les choses qui se compliquent —… et viennent servir une opposition et sa presse qui tentent (et c’est de bonne guerre !) d’introduire un coin au sein du FPI, et entre L. Gbagbo et M. Koulibaly.

Les explications entre Th. Kouamouo et S. Konin, si elles rendent indubitable le fait que l’article repris par Le Patriote vient bien du Courrier, et n’a pas été simplement repris sur Internet, ne permettent pas de savoir d’où vient la « fuite », et au fond, quelle que soit la gravité réelle d’une faute de cet ordre, peu importe !

Reste en effet qu’on est toujours dans l’humain, trop humain… Des tensions personnelles qui ne doivent pas obérer les vraies questions.

Si l’occasion de l’éclatement a été liée à l’opportunité de publier ou de ne pas publier la vive interpellation de Mahalia Ntebi à l’égard du pouvoir, il apparaît que ce n’est donc vraisemblablement que l’occasion — il aurait pu y en avoir d’autres…

(Ce qui est fait est fait. Le commentaire de Djati, sur le blog de Théo, vaut sans doute d'être entendu :
http://kouamouo.afrikblog.com/archives/2007/09/18/6251260.html#c9443248 .)


2) Cela dit…

… faisant retour sur l’article de Mahalia Ntebi que l’on a tenté d’attribuer à Mamadou Koulibaly.

Quant à la forme, j’ai déjà dit sur ce blog que je l’ai trouvé trop virulent, et susceptible par là d’être mal interprété et mis à mauvais usage par une opposition visant à la restauration de l’ancien régime. Susceptible d’être compris comme donnant un Gbagbo ayant baissé les bras, avec la tentation que cela suppose d’attribuer une telle accusation à un de ses partisans réputé plus ferme,… et qui voudrait prendre sa place.

Cet usage malveillant ayant été clairement écarté par Mamadou Koulibaly, qui avait été mis sur la sellette de ces accusations et autres rumeurs, il convient de considérer, au-delà de la forme, le fond de l’article. Il pose de vraies questions qu’il ne faut pas laisser de côté.

On peut même considérer que ce qui aura déjà été le destin de cet article controversé, a rendu ses questions de fond d’autant plus incontournables. Non pas, contre la « naissance d’une nation » qu’annonçait Mamadou Koulibaly, le « naufrage d’une nation », selon le titre de l’article, mais au moins la mise en garde contre le risque d’échouement d’une nation

Quid en effet de ce que la rébellion doit abandonner après Ouagadougou ? — sous peine d’entendre Ouagadougou comme une sorte de Marcoussis à peine amélioré : c’est la lecture qu’ont faite plusieurs commentateurs français au lendemain de l’accord ! En substance : « à quoi bon tout ce temps pour en arriver à ce que proposait Marcoussis ? »

Lecture évidemment erronée de Ouagadougou, mais il ne faudrait pas donner d’arguments aux tenants de cette lecture. Les questions qu’ont posées les militaires légitimistes sont pertinentes — a fortiori quand on sait, suite à l’interview de Gbagbo de cette semaine, que les grades Soro ne concernent qu’une trentaine de soldats : n’y a-t-il pas là l’occasion de poser un geste fort quant à la légalité dans la République ? — un geste susceptible de faire taire les remous concernant l’apparence de prime à la prise d’armes et à la violence (et quelle violence !) contre le travail et l’effort, pour être en fin de compte élevé à des postes de responsabilité !

Quid d’un holà à un phénomène classique en temps de guerre, et sur tous les continents ? — : l’occasion de l’enrichissement de quelques corrompus, qui finissent par sembler tenir de haut du pavé…

Quid dès lors de la réputation — et ce n’est pas rien — de la refondation ? Quid de l’exemple qui vient du sommet — sachant a contrario que le poisson pourrit par la tête ?

Qu’est-ce qui frappe, pour prendre cet exemple trivial, le simple visiteur d’un pays du Sud ? Le racket apparemment institutionnel et la variabilité des prix selon le client ! Je ne reviens pas sur la défense que se donnent ceux qui pratiquent cela.

Je constate simplement que le visiteur qui ne creuse pas la question y voit un phénomène endémique africain (entre autres) ; celui qui s’interroge conclut à terme que la tête du poisson qui pourrit en premier est à chercher vers les grands groupes occidentaux via la mafiafrique.

Mais alors, le visiteur risque aussi de se dire que dans cette Côte d’Ivoire en pleine révolution, au cœur des convulsions du tournant républicain voué à faire exemple sur le Continent et au-delà… ce n’est pourtant pas très différent… Quid alors de la rupture clamée avec la Françafrique ? — se demande alors le visiteur…

Quid de la dignité de l’Afrique digne quand ce qui ressemble à la classique et habituelle demande d’aides, du sommet, à la mendicité, à la base, semble immuable ?

Il n’est qu’à lire Libération de ce matin
(http://www.liberation.fr/actualite/monde/279412.FR.php),
affirmant que Gbagbo, qui « reste malvenu à Paris », selon le titre, « ne ménage pas ses efforts pour amadouer son homologue français » — c’est ce qu’assure Hofnung, qui signe l’article. Qu’est-ce d’autre que tenter de prêter à Gbgabo une attitude de… mendicité, précisément.

Ou La Croix,
(http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2315057&rubId=1094),
qui nous donne un portrait au vitriol d’une Côte d’Ivoire plus corrompue que jamais, portrait inspiré de « Venance Konan, l’un des rares intellectuels ivoiriens osant critiquer ouvertement le pouvoir » (sic). D’où l’utilité indubitable des critiques venant du camp patriotique, d’où l’utilité aussi de rappeler — oh combien — elles existent…

Les questions de fond posées par l’article en cause dans la crise au Courrier (et par d’autres) ne doivent donc pas être négligées — portées par la liberté de critique — : la dignité requiert l’indépendance économique. L’indépendance économique requiert certaines ruptures, ruptures d’avec un cercle vicieux pervers, qui se renforce comme relation perverse semblant arranger celui qui domine par son « aide » et celui qui dépend par l’impression ne n’avoir jamais à se prendre en charge — deux situations aussi désagréables qu’apparemment …confortables !… et dont souffre au quotidien la masse pauvre de tout un continent.

Alors certes, il ne faut pas aller plus vite que la musique, mais il faut entendre ceux qui craignent que le rythme de la musique ne devienne trop tôt celui d’une berceuse…


3) Une petite anecdote. Parlant récemment avec une amie ivoirienne du « discours de Dakar » et du refus de la repentance, elle me répond que cela vaut aussi pour l’Afrique. En substance : « le fait que des frères aient été vendus aux négriers est en totale transgression avec les lois les plus sacrées de l’Afrique. Et de cela, il faudra se repentir solennellement. Jusque là, cette manie des corrompus de nous vendre à l’Europe perdurera… »

Et mon amie d’illustrer cela par l’histoire biblique de Joseph vendu par ses frères. « Conséquence de leur geste : tant qu’ils ne se sont pas repentis, ils ont été eux-mêmes livrés au pays auquel ils l’avaient vendu. Leurs difficultés économiques les contraignaient à se tourner vers l’Égypte, comme aujourd’hui l’Afrique vers l’Europe. »


4) À propos de Joseph — sans rapport avec ce qui précède, réflexion personnelle : Joseph, tel qu’il nous est présenté par le récit biblique, était un personnage imbuvable. Imbu de lui-même, se prenant pour le centre du monde et le disant : son père, sa mère, ses frères se prosternant devant lui dans ses rêves racontés tout haut ! Sans doute vraiment insupportable pour ses frères ! N’empêche : il leur avait été donné comme cela… Il leur appartenait de faire avec — ce qui ne veut pas dire qu’il ne fallait pas l’exhorter, vigoureusement même, à plus d’humilité…





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