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«Une vingtaine» !

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«Le ministère français de la Défense a estimé mardi 30 novembre 2004 à "une vingtaine" le nombre d’Ivoiriens tués par l’armée française»!

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Événements en Côte d'Ivoire. Essais de mise en perspective...

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"Une vingtaine" ! (environ)
"Une vingtaine" !... et quelques
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"Bis repetita"

Éléments d'histoire & autres considérations :
Une autre histoire...


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« Tant que les lions n'auront pas d'historiens, les histoires de chasse tourneront à la gloire du chasseur »


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Au lendemain du décès de l'ambassadeur Carlos Belli Bello...

Par Delugio :: lundi 14 août 2006 à 14:59 :: Articles de presse




"L’ambassadeur d’Angola en Côte d’Ivoire a tiré sa révérence, samedi, dans un hôpital de Cap Town, en Afrique du Sud, à 62 ans." (Frat.Mat 14.08.06)

Ci-dessous un article de février-mars 2005 d'un journal burkinabè d'opposition rendant hommage à ses prises de position en faveur de la Côte d'Ivoire républicaine :


«LE CRI DU CŒUR DE L’AMBASSADEUR ANGOLAIS CARLOS BELLI BELLO»

(Article CENSURÉ en son temps sur blogs.nouvelobs.com)

San Finna (journal burkinabè) N°352 du 27 Février au 05 Mars 2006 — http://www.sanfinna.com/ARCHIVES/Archives352/CoalitionIrak.htm :

«On a beau se dire que tout bouge, que même les conventions diplomatiques les plus établies finissent par évoluer avec l’effet du temps, on reste quelque peu pantois en lisant l’entretien que l’Ambassadeur d’Angola en Côte d’Ivoire, Carlos Belli Bello, a eu avec le quotidien « Notre Voie » qui l’a publié le 23 Février 2006.
C’est un kaléidoscope détonnant de fraternité, de courage, de dignité africaine. Au terme de l’entretien, on se découvre un surplus de raisons d’être fier de son africanité mais plus important, on se convainc qu’il y a des ressources insoupçonnées de patriotisme qui gisent dans les âmes africaines et qui fondent l’espoir que le continent ne sera pas ce long fleuve de noir pessimisme qui coule inexorablement vers l’embouchure du néant.


Demandez à Carlos Belli Bello, qui porte bien son nom, si Laurent Gbagbo a le sens de la parole donnée, et il vous répondra « du tic au tac » : « Après l’élection de Son excellence Monsieur Laurent Gbagbo, le 22 octobre 2000, en tant que conseiller du président Dos Santos pour les questions africaines, j’ai adressé une correspondance au président élu pour le féliciter de sa victoire et lui souhaiter beaucoup de succès dans ses nouvelles fonctions. Je l’ai prié de mettre fin aux activités de la rébellion angolaise en Côte d’Ivoire». Sans déclencher une chasse aux sorcières, Laurent Gbagbo, on le sait, a mis fin aux activités de l’UNITA et Carlos Belli Bello le souligne à sa manière : « Le président Gbagbo non seulement a parlé mais a tenu parole. Cela a été quelque chose d’important dans la mesure où les gens nous avaient habitués au double langage ». Où est le Boulanger, où est cet Hitler que dépeignent complaisamment tous ces médias françafricains en manque de surenchère caricaturale ?

C’est curieux : Carlos Belli Bello vient d’un pays qui a été colonisé depuis le XVème siècle par le Portugal ; il porte un nom à consonance portugaise mais il n’en a pas moins l’âme africaine chevillée au corps. Il aime l’Angola, il aime l’Afrique. Tenez : à ceux qui ont fait courir le bruit que les troupes angolaises envoyées à la rescousse du pouvoir ivoirien ont été taillés en pièces, massacrés par les rebelles, l’Ambassadeur répond : « si l’Angola avait envoyé des troupes en Côte d’Ivoire, il n’y aurait plus de rébellion dans ce pays. Tous ceux qui parlent au nom des mouvements armés se seraient très vite retrouvés réfugiés dans les pays limitrophes. Notre armée est capable de faire le ménage en moins de 24 h. Que ce soit clair une fois pour toutes. L’armée angolaise, fort de son expérience, est capable de faire le ménage loin de ses frontières».

Il « déménage » comme pas possible, Carlos Belli Bello. Jamais on a vu un Ambassadeur parler comme ça. Ca redonnerait à la jeunesse africaine, qui désespère des intellectuels et gouvernants africains, des vocations ! Quand notre homme parle des phénomènes de néo-domination, il n’a pas son pareil ; « il va jusqu’au bout du goût », comme disent les Ivoiriens : «Votre système bancaire dépend entièrement du trésor français. La masse d’argent que génèrent le transport, les matières premières est déposée dans les banques françaises».
Le problème de Laurent Gbagbo, ne craint-il pas de préciser, c’est qu’allant au-delà des velléités de Henri Konan Bédié de contrôler la filière café-cacao, il s’est piqué de restituer à la Côte d’Ivoire les fruits de son labeur. Alors là, il a vu se dresser devant lui la puissance malfaisante des prédateurs internationaux. En Angola aussi, dit l’Ambassadeur, cette communauté internationale voulait aussi, par le truchement de l’UNITA, donc au prix d’un quasi génocide, accéder au contrôle des richesses nationales mais les Angolais ont su y faire face. Ils l’ont fait avec panache en demandant aux Casques bleus, dont le jeu avait été découvert, de quitter le pays pour laisser les Angolais régler eux-mêmes leurs problèmes et Carlos Belli Bello de souligner : «Nous avons réglé nous-mêmes le conflit avec la rébellion sans l’aide des Nations unies et de la communauté internationale ». Il a foi que les dirigeants ivoiriens, s’ils continuent de jouer de courage et de pédagogie, réussiront aussi : «Nous avons confiance dans le patriotisme du peuple ivoirien et nous sommes convaincus qu’il remportera la victoire. ».

Si dans certains cercles, on considère Charles Konan Banny comme un pion de la Françafrique, Carlos Belli Bello semble vouloir lui accorder le bénéfice du doute. Le gratifiant non sans ironie du label de « patriote », il préconise de le juger sur pièces. Mais il ne fait pas de cadeau à tous ceux qui se sont déclarés du complot pour entraver les Ivoiriens et partant, blesser à travers eux la dignité des Africains. Tenez, sa position est claire par rapport aux manifestations des 16, 17, 18 et 19 janvier, suite à la fameuse décision du GTI : «la grande victoire des manifestations des 16, 17, 18 et 19 janvier, c’est qu’elles ont obligé la communauté internationale à clarifier sa position sanctionnée par la déclaration du président Olusegun Obasanjo, président de l’Union africaine, le 18 janvier ». Et pour lui, la visite du président nigérian qui a suivi ces évènements a permis d’avoir une position claire sur le sujet, et il fait état des points 1, 2 et 3 dudit communiqué : “Le Groupe de travail international n’a pas de pouvoir pour dissoudre l’Assemblée nationale. Le Groupe de travail international n’a pas dissous l’Assemblée nationale à l’issue de sa réunion du 15 janvier 2006. Il invite le président de la république et le Premier ministre à poursuivre les consultations en vue de parvenir à une solution politique dans les jours à venir”.

Cette solidarité, dont le peuple ivoirien a tant besoin, il la lui garantit sans partage : « Si j’étais un jeune Ivoirien, je serais descendu dans la rue pour protester contre la décision du GTI inacceptable et qui offense la dignité nationale ivoirienne. Moi également, je me sens insulté. Ce sont les jeunes, les femmes et la société civile qui ont défendu les institutions de la Côte d’Ivoire». Qui dit mieux ?

Pour Carlos Belli Bello, la politique des sanctions des Nations Unies dans cette affaire manque de base éthique : «Il y a deux poids deux mesures dans la décision des Nations unies. L’acharnement contre les jeunes patriotes démontre l’incapacité des Nations unies à régler les vrais problèmes de la Côte d’Ivoire ».
A rythme-là, fait-il remarquer mi-figue mi raison, le temps n’est pas loin où lui-même pourrait être sanctionné pour avoir dit ses vérités. Mais comment pourrait-il, lui, continuer à se regarder dans un miroir s’il se tait lorsque «Ceux qui défendent les mains nues la république sont punis tandis que ceux qui tuent sont ignorés » ?

Si c’est la nature injuste des relations internationales qui le veulent, qui font qu’on ne sanctionne pas les membres permanents du Conseil de Sécurité comme les USA qui mènent une guerre injuste en Irak, passe encore, mais il n’a pas de mots pour dénoncer la félonie du frère Annan : «Je regrette qu’un africain originaire du Ghana, pays phare dans la lutte pour l’émancipation du peuple noir, ait perdu toute sa dignité et joue volontiers contre les intérêts de l’Afrique ». L’Ambassadeur, sur la question, a tout dit, c’est sans appel.

Quant à l’exécutant Pierre Schori, il regrette que cet homme, qui a tant lutté dans les années 60 pour l’émancipation de l’Afrique, ait ainsi changé comme la nourriture tourne au contact de mains extérieures. Pierre Schori n’était pas comme ça, nous apprend-il ; s’il n’a pas crapahuté, « barbouzé » dans le bon vieux temps avec lui, ils ont ensemble battu le macadam à Stockholm pour protester contre la politique américaine au Vietnam mais grand Dieu, comme l’homme a changé. Carlos Belli Bello, grand philosophe, conclut cependant : « Chacun de nous a sa conscience, et nous serons jugés par l’histoire».

Pour ce qui le concerne en tout cas, le tribunal de l’histoire ne l’inquiète pas : «Je suis tranquille et fier ici de représenter l’Angola et d’accomplir mon devoir de militant de la révolution africaine et de diplomate ».

Mais quelle mouche a donc piqué Carlos Belli Bello, à un moment où il ne fait pas bon de prendre de telles positions (demandez à Me Hermann Yaméogo !), à un moment où rien n’est encore joué, où la ligue jurée de la communauté internationale montre plus que jamais, grâce aux « collabo » africains, sa hargne à réduire la résistance ivoirienne pour qu’il s’expose ainsi allant jusqu’à prêter ce serment de fidélité sans partage pour la défense de l’indépendance de la Côte d’Ivoire : « Je répondrai toujours présent jusqu’à mon ultime souffle à l’appel du peuple frère de Côte d’Ivoire » ? C’est tout simplement poignant.

Ne craint-il pas, rendu à ce stade, que ses déclarations lui attirent les foudres de quelque capitale occidentale ou même que sa hiérarchie lui remonte les bretelles ? Ne craint-il pas en particulier les réactions de l’opposition ivoirienne ? Sans fioritures, il affirme que «L’Angola soutient sans ambages, la légitimité qui est incarnée par le président élu au suffrage universel ainsi que les élus du peuple» Que cette prise de position puisse énerver, il s’en bat proprement l’œil ! L’homme sait de quoi il parle.

Alors qu’on s’approche de la fin de cet entretien, on a envie de dire à l’africaine « merci » à l’Ambassadeur d’Angola, merci à lui de se constituer en défenseur de l’Afrique, de porter témoignage par son courage, que la « trahison des clercs » n’aura pas raison de la dignité des Africains, que la collusion des dirigeants africains avec la Françafrique, la communauté internationale, ne domptera pas la détermination la fierté des Africains. Merci de nous rassurer qu’entre l’Angola et l’Afrique du Sud, pays africains phares de la lutte pour la liberté, les complots et les manigances pour les antagoniser n’auront aucune prise car ce serait comme s’aventurer à mettre le doigt entre l’arbre et l’écorce. Mais enfin et surtout, chapeau bas pour cet entretien fondateur qui va servir, au-delà de la Côte d’Ivoire, la cause de la lutte africaine en aidant à désarmer ici et là, les compromissions, les lâchetés.
Victory Toussaint»



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