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«Une vingtaine» !

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«Le ministère français de la Défense a estimé mardi 30 novembre 2004 à "une vingtaine" le nombre d’Ivoiriens tués par l’armée française»!

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Événements en Côte d'Ivoire. Essais de mise en perspective...

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"Une vingtaine" ! (environ)
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«Résistance ivoirienne. Éconduit par le Conseil de Sécurité, Chirac a cherché à se venger via "sa" Francophonie»

Par Delugio :: lundi 02 octobre 2006 à 2:43 :: Articles de presse




San Finna — hebdomadaire burkinabè —N°383 du 02 au 08 Octobre 2006 — http://www.sanfinna.com/UMP.htm :

«Quelle que soit l’issue de l’affrontement entre Chirac et Gbagbo, on peut d’ores et déjà dire que le président ivoirien n’en sortira pas perdant. Résister à une telle puissance de frappe derrière laquelle se sont ligués d’autres puissances et des frères africains non moins perfides, relève en soi du prodige. Mais Laurent Gbagbo n’a pas fait que résister. Dans son refus de courber son pays, l’Afrique et lui-même avec, il a réveillé à travers cette guerre imposée à la Côte d’Ivoire, des sentiments de fierté et des appétences d’indépendance dans le cœur de bien d’ Africains, amenant son adversaire exacerbé par sa résistance, à aller de faute en faute de sorte que, même sorti par extraordinaire victorieux, il ne pourrait en tirer aucune gloire.

Aujourd’hui, il n’est jusqu’aux plus sceptiques qui ne savent que le problème de la Côte d’Ivoire, c’est Jacques Chirac puisque ce dernier a fini par se mettre à découvert. Déjà à la veille de la 61 ème assemblée générale des Nations Unies, il n’avait pas hésité à s’engager officiellement avec trois autres pays dans l’offensive des offensives devant donner le coup de grâce à Laurent Gbagbo et à son régime. Celle-ci visait à sanctionner Affi N’Guessan ancien premier Ministre et Président du FPI, Mamadou Koulibay président de l’Assemblée nationale au motif qu’ils constituent les seuls obstacles à la paix et qu’ils sont des propagateurs de sentiments xénophobes. Elle visait aussi à transférer l’essentiel du pouvoir exécutif au premier Ministre et à suspendre la Constitution pour organiser une quasi-tutelle onusienne de la Côte d’Ivoire. Si cette fois-ci Jacques Chirac a officialisé la position de la France au lieu de continuer à jouer en tapinois et par sub-délégation, c’est certainement pour donner le « la » et les « tripes » à sa troupe, pour rameuter tous ses soutiens mais c’est aussi parce qu’il s’était convaincu que cet assaut était le bon, qu’il allait enfin donner l’estocade finale à son ennemi juré afin de se préparer une retraite apaisée !

Dès lors, son implication dans la crise ne pouvait que s’imposer à tous. Mais il se trouve (et qui sait peut-être aussi à cause de ça) que contre toutes ses attentes, la Chine et la Russie ont enrayé son offensive, renvoyant le dossier à la CEDEAO pour plus amples informations et pour orientations à donner par la CEDEAO et par l’Union africaine avant la saisine du Conseil de Sécurité, pour ultime validation. Un camouflet si retentissant qui n’a pas échappé aux médias du monde entier et notamment français et que ceux-ci n’ont pas pu maquiller ou étouffer le son.

Mais ce n’est pas pour autant que Jacques Chirac se le tiendra pour dit. Conforme à lui-même, il réengagera la bataille déclarée depuis le 19 septembre 2002 sur un autre terrain, et ce terrain sera celui de la Francophonie. Frétillant comme un brochet, il accoura à Bucarest pour tout caler. On le verra même, histoire de mettre l’ambiance, esquisser un petit trot pour aller prendre la parole. C’est que dans la Francophonie, il évolue comme un poisson dans l’eau. Il s’y sent plus à l’aise car au fil du temps, il en a fait son porte-voix, son alibi, son bras armé. Ce que le Conseil de Sécurité n’a pas pu lui donner, il s’était employé à ce que la Francophonie le lui donne, et dès l’ouverture du XIè Sommet de la Francophonie à Bucarest, le ton a été donné.

C’est en véritable « pater familias » qu’il prendra la parole pour exprimer ses volontés sur quelques problèmes brûlants du monde, mettant plus particulièrement l’accent sur la Côte d’Ivoire. Personne ne s’y est trompé surtout pas les journalistes de la chaîne française « I-Télé », qui en peu de mots ont résumé, dans tous les différents journaux télévisés du 28/09/06, la réalité des rapports de suzeraineté entre les membres de la Francophonie et le président français : « le Patron de la Francophonie a sommé Laurent Gbagbo de renforcer les pouvoirs du premier Ministre ». Tous ont vu un Jacques Chirac qui n’a pas hésité à affirmer, après avoir minimisé la gestion de Laurent Gbagbo, qu’il était « tout à fait favorable à ce qu’une disposition constitutionnelle permette cela ». On le voit, c’est en véritable seigneur que Chirac a parlé à ses vassaux.

C’est vrai que des pays comme le Luxembourg et surtout le Canada ne s’alignent pas moutonnement sur les injonctions françaises. C’est le cas en particulier du Canada qui, comme on l’a vu, a encore une fois donné du fil à retordre à Jacques Chirac par rapport au dossier libanais. Mais on ne peut pas dire autant des pays africains. Avant même de venir à Bucarest, certains d’entre eux (reprenant en écho le réquisitoire d’Abdou Diouf comme Abdoulaye Wade), n’ont pas manqué de croquer du Gbagbo, de préparer en somme le terrain. Quand on sait que sur la question, Omar Bongo Ondimba s’est déjà exprimé sur le perron de l’Elysée, que Blaise Compaoré pour être acteur de la crise ivoirienne ne peut pas penser moins qu’eux (tout comme ATT du Mali), on comprend que même si à Bucarest, ils n’en ont pas rajouté publiquement aux propos de Chirac, leur religion n’en était pas moins déjà suffisamment éclairée.

Mais tous ces micmacs n’échappent pas aux Africains dont la vigilance est maintenant aiguisée. L'acharnement de Jacques Chirac, qui révèle le désemparement de l’homme, n’en apparaît alors que dans son plus simple appareil. Il oublie (lui qui prétend mieux les connaître qu’eux-mêmes se connaissent) que les peuples africains n’ont pas les mêmes liens d’allégeance vis-à-vis de leurs dirigeants, qu’ils ne sauraient même s’il le prétend, le considérer comme un Africain et au surplus plus africain qu’un Thabo M’béki. Il avait déjà choqué le continent en traitant Thabo M’béki d’étranger à Dakar (avec déjà les approbations exaltées de Abdoulaye Wade) oubliant ses promptes et plates excuses du lendemain. Il a remis cela en prétendant que le dossier ivoirien ne devait pas être confié à des étrangers. Pour peu, emporté par sa haine, il aurait encore prononcé le nom de M’beki mais il en avait déjà trop dit ! On a deviné en tout cas que le naturel était revenu au galop.

Cependant, en dépit de tant de démonstrations, la Francophonie ne parviendra pas à donner à Jacques Chirac ce que le Conseil de Sécurité lui a refusé. Beaucoup d’Africains sont choqués que l’on ait refusé à Thabo M’beki (jusqu’à preuve du contraire médiateur de l’Union africaine) le droit de se rendre à Ouagadougou avec Laurent Gbagbo pour préparer, dans un cadre élargi autour du président en exercice du Conseil de paix et de sécurité, le prochain sommet de l’Union africaine, quand on trouve normal qu’un étranger néo-colonisateur instrumentalise un mini sommet de la CEDEAO sous les auspices des présidents d’Afrique Centrale que sont Omar Bongo et Sassou N’Guesso en Europe aux mêmes fins.

La maladresse ici est d’autant plus contre performante qu’elle méprise l’intelligence des Africains. Lorsqu’en effet Jacques Chirac s’emploie à drainer l’opinion vers la nécessité que le dossier ivoirien soit traité « principalement par la région ouest africaine, les gens de la région », comme il dit, qui ne sait pas qui sont ces gens sur lesquels il compte pour faire le sale boulot ? Mais ce qu’il oublie, une fois de plus, dans sa volonté de diviser les Etats et les peuples d’Afrique, c’est qu’au-dessus de la CEDEAO, il y a l’Union Africaine et que, dans cet espace, il existe des chefs d’Etat qui refusent de lui prêter allégeance ; ce qu’il oublie enfin, c’est qu’au-dessus de l’UA, il y a les Nations Unies, le Conseil de Sécurité qui comptent en leur sein des puissances qui n’entendent pas que Jacques Chirac leur impose ses quatre volontés. Alors, on risque d’en revenir à la même situation de camouflet pour le président français.

C’est pourquoi on peut, bien que nous soyons encore loin peut-être du dénouement et que tout reste possible, avancer que Laurent Gbagbo est loin d’avoir perdu et qu’à force de le victimiser, il est devenu avec son pays et son peuple, un symbole pour toute l’Afrique.
VT»





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