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«Une vingtaine» !

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«Le ministère français de la Défense a estimé mardi 30 novembre 2004 à "une vingtaine" le nombre d’Ivoiriens tués par l’armée française»!

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«Crise ivoirienne: Chirac abat ses cartes»

Par Delugio :: mardi 03 octobre 2006 à 10:50 :: Articles de presse




Le Messager

— Douala, Cameroun - 02 oct. 2006 —
http://www.cameroon-info.net/cmi_show_news.php?id=18091 :

 


© Ambroise EBONDA, Le Messager :


«
Le président français monte personnellement au créneau pour régler le cas Gbagbo. Encore faut-il venir à bout des obstacles à une telle entreprise...

On n’aura plus beaucoup de raisons d’en douter. Dans la crise ivoirienne, la France est devenue un belligérant, une partie au conflit. Le président ivoirien a désormais en face de lui les trois forces qui lui font la guerre et travaillent à sa chute : l’opposition armée emmenée par Guillaume Soro, l’opposition politique représentée par Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié et l’opposition diplomatique pilotée par le président français Jacques Chirac. Jusqu’ici, la France a joué officiellement la médiation entre le pouvoir ivoirien et son opposition, et l’interposition entre l’armée loyale et la rébellion. Mais, subrepticement, elle a toujours contribué à affaiblir le président ivoirien.

Au début de la crise en septembre 2002, le gouvernement français, contrairement aux accords de défense qui lient les deux pays, avait refusé de voler au secours du pouvoir ivoirien pourtant victime d’une tentative de coup d’Etat. La conférence de Marcoussis Kléber organisée par la France pour trouver une solution à la crise, a plutôt légitimé et consolidé la rébellion. Aux Nations unies, dans une logique onusienne étonnamment néo-coloniale, c’est la France qui rédige l’essentiel des résolutions du Conseil de sécurité sur la crise ivoirienne. Et, au quotidien, la radio étatique française, Rfi, dans un traitement de l’information dont le caractère partial et tendancieux n’échappe plus aux auditeurs avisés, arrose l’opinion africaine d’une lecture erronée de la crise ivoirienne et de sa résolution. Pour ne pas parler de la destruction de l’aviation ivoirienne en novembre 2004, au moment où celle-ci était en mesure de mettre la rébellion en déroute et de réunifier la Côte d’Ivoire.


L’après-30 octobre

Manifestement, depuis le début de la crise ivoirienne, jamais la France de Jacques Chirac n’a véritablement aidé le régime de Laurent Gbagbo, comme elle l’aurait fait d’un régime françafricain en proie à une rébellion, à l’instar du régime de Idriss Déby qu’elle a récemment tiré d’affaire au Tchad. Désormais, la France ne cache plus son jeu. Elle joue ouvertement contre le pouvoir d’Abidjan et pour son opposition armée et militaire. L’échéance du 30 octobre 2006 donne à Paris l’occasion d’abattre ses cartes au grand jour. A cette date-là, l’élection présidentielle ivoirienne est censée s’être déjà tenue. Mais, on le sait, elle ne pourra pas avoir lieu et la question se pose de savoir comment la Côte-d’Ivoire sera gouvernée après le 30 octobre 2006 lorsque le mandat du président Laurent Gbagbo aura pris fin.

En principe, la constitution ivoirienne adoptée bien avant l’arrivée au pouvoir de Laurent Gbagbo règle cette question. Certes, elle dispose à son article 35 que “ le président de la République est élu pour cinq ans (…) Il n’est rééligible qu’une fois ”. Mais, l’article 38 prévoit qu’“ en cas d’événements ou de circonstances graves, notamment d’atteinte à l’intégrité du territoire ou de catastrophes naturelles rendant impossible le déroulement normal des élections ou la proclamation des résultats, (…) le Conseil constitutionnel décide (…) de l’arrêt ou de la poursuite des opérations électorales ou de suspendre la proclamation des résultats. Le président de la République en informe la Nation par message. Il demeure en fonction. ” Mieux, au vu de l’article 39, “ les pouvoirs du président de la République en exercice expirent à la date de prise de fonction du Président élu, laquelle a lieu dès la prestation de serment ”.


Affaire personnelle

Lorsque le même problème s’était posé l’année dernière, l’Onu, sur recommandation de l’Union africaine se fondant sur la constitution ivoirienne, avait pris la résolution 1633 qui reconduit le mandat de Laurent Gbagbo pour un an, en lui adjoignant un Premier ministre acceptable par toutes les parties et chargé de conduire le désarmement et mener la Côte-d’Ivoire aux élections. Pour la France, il est hors de question de reconduire les mêmes arrangements politiques aujourd’hui. Paris, faisant fi des conclusions du médiateur de l’Union africaine, Thabo Mbeki, rend le camp présidentiel ivoirien responsable des blocages qui empêchent la tenue des élections. La France plaide la suspension de la constitution ivoirienne et le transfert de l’essentiel des pouvoirs exécutifs au Premier ministre ; donc une mise à l’écart de Laurent Gbagbo. Un vrai coup d’Etat institutionnel.

Ce schéma a été publiquement évoqué pour la première fois par le président gabonais Omar Bongo, qui sortait tout de même d’une audience à l’Elysée avec Jacques Chirac. Depuis, ce schéma a été endossé par le Groupe de travail international sur la Côte d’Ivoire (Gti), cornaqué par le ministre français de la Coopération Brigitte Girardin, qui débarque à Abidjan, tient des réunions avec l’opposition, ignorant superbement le président ivoirien. Le Gti a fait des propositions épousant le schéma élyséen que l’Onu était censé avaliser en marge de sa dernière Assemblée générale à New - York. Mais, ce passage en force a échoué, et l’Onu va recourir à la procédure de l’année dernière : examen de la situation par la Cedeao, propositions de l’Union africaine et résolution du Conseil de sécurité de l’Onu.

La reprise en mains du dossier par les Africains oblige le président Chirac à sortir du bois pour réactiver les réseaux françafricains, jouer de son influence et imposer son schéma. Le “cas Gbagbo ” est pour lui une affaire personnelle. Ce n’est plus un mystère, Jacques Chirac a Laurent Gbagbo en horreur. Il ne lui pardonne pas de lui tenir tête. Le président français qui ne se rabaisse plus à prendre son homologue ivoirien au téléphone, veut clairement régler son compte. Mais, il sait que le temps lui est désormais compté. Il arrive à la fin de son mandat en mai prochain et même s’il devait se représenter, il n’est absolument pas sûr de pouvoir l’emporter. Le débat actuel sur l’après-30 octobre est pour lui, l’ultime occasion de régler politiquement le cas Gbagbo. L’idéal étant de mettre le président ivoirien entre parenthèses dans une transition de 6 mois maximum, au bout de laquelle des élections porteraient un nouvel homme au pouvoir à Abidjan au plus tard en avril prochain.


La tribune de Bucarest

Le récent sommet de la Francophonie qui a convergé à Bucarest, en Roumanie, l’essentiel des chefs d’Etat francophones du monde a opportunément donné l’occasion à Jacques Chirac de monter au créneau. Il a ainsi réussi à monter une petite coalition françafricaine appelée à porter le schéma élyséen. Ainsi, le jeudi dernier, 28 septembre, à l’initiative de Jacques Chirac, une réunion de huit chefs d’Etat africains (Compaoré, Yayi Boni, Toumani Touré, Faure Gnassingbé, Nino Vieira, Abdoulaye Wade, Bongo, Sassou Nguesso), s’est tenue à Bucarest, avec pour ordre du jour, les prochaines réunions de la Cedeao et du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine sur la Côte d’Ivoire.

Le sommet de Bucarest a aussi servi de tribune au président français qui en a profité pour marteler sa vision de la sortie de crise en Côte-d’Ivoire. Dans son discours à l’ouverture du sommet, Jacques Chirac que l’on a connu moins éloquent dans les difficultés d’organisation d’élections, justes, libres et transparentes dans des pays françafricains comme le Cameroun, le Congo, le Gabon, le Tchad, la Rca, le Togo, “ Seules des élections ouvertes et fiables, c'est-à-dire fondées sur des listes électorales renouvelées et rigoureuses, peuvent permettre une sortie de crise ”. Dans un entretien accordé à Rfi et TV5, le président français estime qu’on n’arrive pas à organiser des élections en Côte-d’Ivoire “ faute de listes électorales crédibles”.


Listes électorales et désarmement

Ce qui laisse penser que le président Laurent Gbagbo s’accroche aux listes électorales existantes qui lui assureraient à coup sûr la victoire à la prochaine présidentielle. Or, avec ces listes électorales, le régime Gbagbo a organisé trois élections, les législatives de décembre 2000, les municipales de 2001 et les départementales, toutes les trois, perdues par son parti le Fpi. Fait plutôt rare en Afrique, où un pouvoir organise trois élections successives, sans les truquer pour s’assurer la victoire. Davantage, la charge d’organiser les élections revient à la Commission électorale indépendante créée en janvier 2001 par Laurent Gbagbo et que les Accords de Marcoussis ont qualifiée de “ progrès significatif pour l’organisation d’élections transparentes ”. Aujourd’hui, cette commission électorale indépendante est entièrement contrôlée par l’opposition armée et politique. Son président fait partie des instances dirigeantes du Pdci. Son premier vice-président est du Rdr, le deuxième vice-président est issu de la rébellion et le troisième vice-président d’un autre parti de l’opposition.

Au passage, on remarquera que le président français fait l’impasse sur l’exigence du désarmement, au moment même où Guillaume Soro affirme à New -York que la rébellion n’a pas pris les armes pour les déposer et que dans l’histoire des hommes, on n’a jamais vu un mouvement conquérir un territoire par les armes pour le rendre après. En refusant de faire du désarmement la première des conditions pour des élections crédibles, la France voudrait –elle dire qu’elle est prête à accepter un simulacre d’élection présidentielle en Côte-d’Ivoire où, dans la zone sous son contrôle, la rébellion, à la force de ses armes, imposerait le candidat de son choix?


Batailles futures

Après le sommet de Bucarest, la France va maintenant se battre pour faire passer le schéma élyséen lors du prochain sommet de la Cedeao sur la Côte-d’Ivoire. Sommet prévu le 7 octobre à Abuja. Elle sait pouvoir compter sur le soutien de pays françafricains acquis comme le Sénégal, le Burkina–Faso, le Mali, le Niger, voire le Togo et le Bénin. Elle peut aussi parier sur la passivité du géant nigérian dont les positions sur la Côte-d’Ivoire sont ambiguës. Mais, encore faudra-t-il convaincre des pays comme le Ghana, la Guinée, la Gambie, voire la Sierra – Leone, de suspendre la Constitution ivoirienne alors que les statuts de la Cedeao ne permettent absolument pas une telle mesure.

Dans la foulée de la Cedeao, les 15 membres du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine se réuniront pour faire des propositions au Conseil de sécurité de l’Onu. Ici, l’opposition au schéma élyséen sera conduite par l’Afrique du Sud et pourrait rallier des pays comme l’Egypte, l’Ethiopie, l’Ouganda, le Rwanda, l’Algérie, voire le Cameroun qui, sans être insensible à la France, serait tout de même gêné de soutenir un schéma qui mette les institutions entre parenthèses. Puis, le 17 octobre, le Conseil de sécurité de l’Onu se réunira pour prendre une résolution. Il y a quelques jours, la Russie et la Chine y ont fait subir un revers diplomatique à la France en gelant les sanctions déjà annoncées contre deux poids lourds du camp présidentiel ivoirien.

A coup sûr la diplomatie française ne sera pas de repos en ce mois d’octobre, sur le dossier ivoirien.
»




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