<link rel="alternate" type="application/xml" title="RSS Commentaires" href="http://delugio.zeblog.com/rsscom.php" /> <body>

«Une vingtaine» !

http://delugio.zeblog.com/

«Le ministère français de la Défense a estimé mardi 30 novembre 2004 à "une vingtaine" le nombre d’Ivoiriens tués par l’armée française»!

* * * * * * * * * * * * * * * *


Événements en Côte d'Ivoire. Essais de mise en perspective...

 DeLugio


Index



Suite...


Voir aussi :
"Une vingtaine" ! (environ)
"Une vingtaine" !... et quelques
"Une bourriche"
"Bis repetita"

Éléments d'histoire & autres considérations :
Une autre histoire...


* * * * * * * * * * * * * * * *

« Tant que les lions n'auront pas d'historiens, les histoires de chasse tourneront à la gloire du chasseur »


« Le mensonge se lève
très tôt mais la vérité
finit par le rattraper »


* * * * * * * * * * * * * * * *

Liens

Catégories

Blog

À consulter :

Billets

Pages

<h3>Calendrier</h3> <table class="calendrier"> <caption class="calendrier-mois"><span class="calendrier-prec"><a href="http://delugio.zeblog.com/2017/6">«</a></span>&nbsp;<a href="http://delugio.zeblog.com/2017/7">Juillet&nbsp;2017</a></caption> <tr><th abbr="Lundi">Lun</th><th abbr="Mardi">Mar</th><th abbr="Mercredi">Mer</th><th abbr="Jeudi">Jeu</th><th abbr="Vendredi">Ven</th><th abbr="Samedi">Sam</th><th abbr="Dimanche">Dim</th></tr> <tr><td colspan="5">&nbsp;</td><td>1</td><td>2</td></tr> <tr><td>3</td><td>4</td><td>5</td><td>6</td><td>7</td><td>8</td><td>9</td></tr> <tr><td>10</td><td>11</td><td>12</td><td>13</td><td>14</td><td>15</td><td>16</td></tr> <tr><td>17</td><td>18</td><td>19</td><td>20</td><td>21</td><td>22</td><td>23</td></tr> <tr><td>24</td><td>25</td><td>26</td><td>27</td><td>28</td><td>29</td><td>30</td></tr> <tr><td>31</td><td colspan="6">&nbsp;</td></tr> </table>

Rechercher

Rechercher dans tout 'Une vingtaine'

Fils RSS


Page copy protected against web site content infringement by Copyscape

(Ɔ) - Citer avec le lien
«Une vingtaine» !

Page précédente / Page suivante

<a name='e89974'></a>

Affaire Redeker et crise franco-ivoirienne

Par Delugio :: dimanche 08 octobre 2006 à 19:57 :: Analyses & commentaires




Voilà un professeur de philosophie de l’enseignement public français qui subit des menaces de mort pour avoir écrit un article-pamphlet dans Le Figaro. Ledit professeur, Robert Redeker, s’en est pris à la violence qui agite le monde musulman. Cela en mettant en cause le Coran et son prophète en s’appuyant sur l’islamologue Maxime Rodinson, et considérant que les auteurs de la violence exercée se réclament de Mahomet pour ce faire… Et voilà que devant les menaces de mort contre ce professeur suite à son article (voudrait-on prouver qu’il a raison qu’on ne s’y prendrait pas autrement !), une large part de l’intelligentsia française, à commencer par le ministre de l’Éducation nationale soi-même, fait la fine bouche pour lui accorder son appui, accompagnant son soutien moral de réserves sur l’opportunité de son article !

(Concernant l’affaire Redeker proprement dite, voir l’article de Pierre Tavanian — http://lmsi.net/article.php3?id_article=572 —, article qui indique ce qu’aurait dû être l’approche du débat s’il n’y avait eu les menaces de mort, qui oblitèrent, hélas, nécessairement, un vrai débat : on ne débat pas sous la menace ! La menace oblige à une fermeté sans concession, hélas. Et le débat redevient possible après, une fois la menace écartée. L’article de Pierre Tavanian vaut d’être d’ores et déjà pris en considération, en vue de ce débat nécessaire. Cela après la dissipation des menaces, réelles, hélas, ce que Pierre Tavanian admet clairement par la suite dans un second article sur le même sujet : http://lmsi.net/article.php3?id_article=575&recalcul=oui.)


Quel rapport avec la crise franco-ivoirienne ? Avant d’en venir à un rapport plus direct, j’en proposerai tout d’abord un en contraste : la détermination sans faille de Paris contre le pouvoir ivoirien en regard d’une façon des autorités et de l’intelligentsia françaises de s’aplatir systématiquement devant tout ce qui connote de près ou de loin «islamisme». Comme si on s’autorisait en contrepartie les plus intempestives rodomontades contre des manifestants pacifiques ou devant des responsables qui ne perpètrent pas — c’est tout à leur honneur — d’actes de terrorisme.

dohN’est-on pas fondé, par exemple, à s’interroger quand on compare la réaction française à l’attentat de Beyrouth de 1983, revendiqué par le Hezbollah, acte terroriste islamiste qui a tué une soixantaine de soldats français, et la réaction au présumé bombardement de Bouaké. Dans le premier cas, la réaction semble bien humble — si l’on peut parler de réaction, et si on la compare à la réaction dans le second cas. Premier cas : attentat revendiqué. Deuxième cas : on ne sait toujours pas ce qui s’est passé à Bouaké en nov. 2004, suite aux refus français de toute enquête. Cela tandis que le ministère de la Défense autorise des déclassifications au compte-goûte des documents militaires — s’accompagnant de grands effets d’annonce médiatiques aux moments diplomatiques opportuns, comme le récent titre de l’APF alors que s’ouvrait le sommet de la Cédéao sur la Côte d’Ivoire, parlant de déclassification «de» documents — mais jamais tous…

Bref, dans un cas, attentat revendiqué, pas de représailles ; dans le second cas, on ne sait toujours passé ce qui s’est passé à Bouaké, mais on sait ce qui s’en est suivi : destruction des moyens aériens de l’armée ivoirienne, prise de l’aéroport au prix de tirs sur une foule sans armes, tirs sur la résidence présidentielle, investissement du centre névralgique du pouvoir ivoirien, l’hôtel Ivoire, au prix, à nouveau, de tirs sur la foule des manifestants non-armés. Aucun mort français dans les manifestations d’Abidjan. Bilan de l’intervention militaire française : une soixantaine de morts, et quelques milliers de blessés. Même nombre, approximativement, de morts ivoiriens que de soldats français tués par le Hezbollah à Beyrouth quelques 20 ans auparavant. À croire que le pouvoir français s’est vengé de ses morts de Beyrouth sur la population ivoirienne ! On se souvient du doigt de Raffarin, s’agitant, en 2004, lourd de menace, pour déclamer : «on ne touche pas impunément à un soldat français». Les Ivoiriens et le Hezbollah en savent quelque chose : mais ils n’en savent pas la même chose !

Et l’intelligentsia française, et l’opposition française, et la presse française «de gauche» de se ranger comme un seul homme, et sans tergiverser — c’est le front du courage — derrière Raffarin !

Ce n’était qu’un exemple. On pourrait mentionner les soldats français tués par la rébellion ivoirienne et qui attendent que se vérifie pour eux l’adage raffarinien : «on ne touche pas impunément à un soldat français».

Revenons au rapport avec Redeker. Et si le rapport était aussi ici ? : l’exutoire de la lâcheté. C’est un classique des cours de récréation : celui qui n’a pas su faire front contre la brute du coin, se venge de sa propre lâcheté en tapant sur plus petit que lui. Et va excuser sa lâcheté de base en expliquant que celui qui fait régner la terreur dans la cours de récréation mérite, au fond, d’être compris… Et au fond, Redeker ne l’aurait pas volé, laisse-t-il sous-entendre !

J’en viens à présent à un autre rapport entre l’affaire Redeker et crise franco-ivoirienne — central peut-être. La rébellion ivoirienne que la France a mise au pouvoir en dépit de son manque total de légitimité, autre que ses kalachnikovs, puis qu’elle a protégée par son «interposition» active, «interposition» allant de toutes les manœuvres diplomatiques jusqu’à la destruction des moyens militaires aériens du pouvoir légal — cette rébellion joue en permanence, au plan médiatique, de la susceptibilité française à une certaine… esthétique… islamiste.

Rappelons-nous : aux premiers jours de la rébellion de 2002, ses leaders arborent barbe abondante et tee-shirts Ben Laden, outre les références au Che Guevara — et affirment résolument avoir pris les armes pour rendre éligible le candidat de Paris et du FMI, jusque là inéligible (pour n’avoir jamais établi de façon claire sa nationalité ivoirienne). Ledit candidat avait emporté dès 1999 l’appui de l’intelligentsia française en faisant valoir qu’on refusait sa candidature parce qu’il était… musulman ! Et qu’importe si en Côte d’Ivoire, on doute fort de la réalité son «islamité» : il n’en a jamais fait cas hors cet usage médiatique parisien, il s’est marié aux États-Unis en tant qu’évangélique… Qu’importe si son statut de «musulman» ne l’a pas empêché d’être Premier ministre (ce qui ne requiert pas de conditions de nationalité particulières selon la Constitution ivoirienne).

La rébellion politique et armée a appris à manier fort bien la psychologie française et ses complexes. Entre le désir et la honte d’être lepénisé. Avec cette tentation récurrente de se débarrasser de cette étiquette indécollable de racisme (et notamment contre les «musulmans»), et qu’on projette complaisamment et violemment sur les autres. Les Autrichiens, qui n’ont rien fait d’autre de leurs urnes que les Français, comme aussi les Italiens, en savent quelque chose. Et quand on a une occasion de dire que les racistes sont les autres, quand l’occasion est fournie comme sur un plateau par un candidat à l’élection présidentielle ivoirienne — inéligible de par la Constitution, l’opportunité est trop belle de se défausser sur nos ex-colonies dont on expulse les ressortissants en faisant mine (dans l’intelligentsia) de ne le pas vouloir : «ils sont plus racistes que nous, continuons donc à nous lepéniser sans complexe !» — où l’on a mis en place le fameux concept français d’ «ivoirité», un concept riche d’avantages en vue de la stigmatisation de l’Afrique qui nous résiste.

Quant à celle qui s’obstine à obtenir notre appui, dans le cadre de la Françafrique, elle arbore — un temps, avant que ne passent les conseils en tenue vestimentaire —, les tee shirts Ben Laden. Quand on sait que le propos est de se garantir ainsi l’appui médiatique français, on a une petite idée de la façon dont notre politique vis-à-vis de l’islamisme est perçue à l’étranger.

Faut-il s’en étonner ? Citation récente à titre d’exemple : Douste-Blazy (qui par ailleurs réclame à cor et à cri le changement de l’électorat ivoirien au profit de populations de pays frontaliers du nord-«musulman») — Douste-Blazy négociant récemment avec le Hezbollah qui revendiquait il y a quelques années l’attentat tuant 60 soldats français : «l’Iran (celui des mollahs tout de même) a un effet stabilisateur au Proche-Orient» (sic) !

Voilà le genre de paroles qui ont toujours leur effet, et dont les précédents expliquent les tee-shirts Ben Laden des rebelles — l’appui de l’intelligentsia expliquant en outre le couplage hétéroclite avec le Che Guevara (ça plait à Paris) — le tout pour soutenir le candidat du FMI et de la Chiraquie ! Au nom de ce que l’islam serait persécuté en Côte d’Ivoire...

Et pendant ce temps, un musulman du nord (insoupçonnable quant à sa religion sur laquelle il entretient la discrétion du républicain) — mais laïque, démocrate, fervent défenseur de la Constitution, que Paris veut à tout pris abattre, un homme comme Mamadou Koulibaly, qui n’a jamais menacé de mort quiconque, se fait traiter d’extrémiste !

Est-il bien sûr qu’il n’y ait pas de rapport entre l’affaire Redeker et la crise franco-ivoirienne ?




<h2 style="margin-top:10px;">Trackbacks</h2> <div id="trackbacks"> Pour faire un trackback sur ce billet : http://delugio.zeblog.com/trackback.php?e_id=89974</div> <h2>Commentaires</h2> <div id="commentaires"> Aucun commentaire pour le moment. </div> <h2>Ajouter un commentaire</h2> <div id="commentaires"> <form action="http://delugio.zeblog.com/blog/post_comment.php" method="POST" name="info"> Nom ou pseudo :<br /> <input type="text" name="nickname" value=""><br /><br /> Email (facultatif) :<br /> <input type="text" name="mail" value=""><br /><br /> Site Web (facultatif) :<br /> <input type="text" name="site" value="http://"><br /><br /> Commentaire :<br /> <textarea rows="7" cols="35" name="contents"></textarea><br /><br /> <script type="text/javascript" src="http://www.google.com/recaptcha/api/challenge?k=6LcHe78SAAAAACvNmn8r7o_IvU9s8JslHKL-6Sc9"></script> <noscript> <iframe src="http://www.google.com/recaptcha/api/noscript?k=6LcHe78SAAAAACvNmn8r7o_IvU9s8JslHKL-6Sc9" height="300" width="500" frameborder="0"></iframe><br/> <textarea name="recaptcha_challenge_field" rows="3" cols="40"></textarea> <input type="hidden" name="recaptcha_response_field" value="manual_challenge"/> </noscript> <input type='submit' class='button' value='Envoyer'>&nbsp; <input type='hidden' name='task' value='dopost'> <input type='hidden' name='u' value='delugio'> <input type='hidden' name='e_id' value='89974'> <input type='hidden' name='titre' value='Affaire Redeker et crise franco-ivoirienne'> <input type='hidden' name='IP' value='54.162.138.175'> <input type='hidden' name='temps_secs' value='D.'?$,?3E' /> </form> </div>
Copyright © «Une vingtaine» ! - Blog créé avec ZeBlog