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«Une vingtaine» !

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Une statue à deux visages ?

Par Delugio :: mercredi 11 octobre 2006 à 10:03 :: Articles de presse




Deux portraits de Jacques Chirac en fin de règne dans deux journaux. Le premier, dans la rubrique «Rebonds» (c’est-à-dire «libres opinions») de
Libération, dressé par Alain Duhamel : pas un seul mot sur l’Afrique et la politique africaine et donc silence sur la Côte d’Ivoire. Le second dans Le Matin d’Abidjan, donné par Safiatou Ouattara : un maître de l’Élysée dispensant des consignes à l’opposition politico-armée ivoirienne. Une statue à deux visages ?


1) «Chirac: l'ultime image»

Libération — Mercredi 11 octobre 2006 - 06:00 — http://www.liberation.fr/opinions/rebonds/209764.FR.php :


Par Alain DUHAMEL :

«Jacques Chirac a engagé la bataille de l'ultime image, celle qu'il voudrait imprimer dans l'esprit des Français au moment de quitter le palais de l'Elysée. Le chef de l'Etat qui avait annoncé une «présidence modeste» en 1995, lors de sa première élection, n'a pas l'orgueil royal de ses prédécesseurs. Bien que recordman de l'occupation du pouvoir, toutes Républiques confondues, il ne prétend pas laisser une marque indélébile dans les livres d'histoire. De Gaulle dialoguait avec les Dieux et s'adressait aux géants. François Mitterrand sculptait inlassablement le bronze souverain qu'il voulait laisser derrière lui. Jacques Chirac, lui, ambitionne une image simplement équitable de son bilan présidentiel. C'est un objectif naturel et somme toute légitime. Il n'en sera pas moins difficile à atteindre. Les circonstances ne sont pas réunies pour que soit dressé l'inventaire serein d'une présidence contestée. Au demeurant, notre monarchie républicaine n'a jamais produit une seule fin de règne réussie : le général de Gaulle a mis en scène une sortie cornélienne qui ne dissimulait pas un divorce avec la société française ; Georges Pompidou, brutalement terrassé par la maladie, n'a jamais pu donner le meilleur de lui même au sommet de l'Etat ; Valéry Giscard d'Estaing a été vaincu par la triple entente de François Mitterrand, de la crise et de Jacques Chirac. François Mitterrand a porté jusqu'au bout, dans des souffrances inhumaines, une couronne à laquelle manquait le sceptre depuis le début de la deuxième cohabitation. Tous se préoccupaient pourtant de leur empreinte depuis le premier jour de leur règne. Tous sauf Jacques Chirac, qui jusqu'ici, se refusait à dessiner son propre reflet.

Il disposait de peu d'armes pour cela. Non pas qu'il se trouve dans l'incapacité de nourrir la colonne positive de son bilan : si sa politique européenne a fini en fiasco, sa politique étrangère n'a manqué ni de fermeté ni de lucidité ; s'il n'a pas réduit «la fracture sociale», au moins a-t-il mené activement une politique compassionnelle sincère ; si sa politique économique a été fluctuante et trop souvent velléitaire, il a le mérite d'avoir entamé plusieurs réformes impopulaires qu'il faudra bien achever après lui ; si sous son règne l'intégration a bégayé, si l'espérance sociale a reculé, au moins a-t-il voulu défendre les principes cardinaux de la République, avec du coeur et de l'énergie. Malheureusement, tout comme son très faustien prédécesseur, sa pratique personnelle du pouvoir a démenti la noblesse de ses références. Les centaines de nominations auxquelles il a procédé tout au long de son double mandat n'ont cessé d'être inspirées par des critères étroitement claniques. Pire : le cortège délétère des «affaires» n'a cessé d'obscurcir son bilan. Au moment où il se préoccupe enfin de l'image qu'il laissera derrière lui, le nouveau livre d'Hervé Gattegno ( l'Irresponsable , Stock) en détaille la liste avec une minutie d'autant plus cruelle qu'elle évite l'outrance. Sur un registre plus ambitieux, la parution du dernier tome des mémoires présidentielles de Valéry Giscard d'Estaing ( le Pouvoir et la vie , Compagnie 12) tombe au plus mal pour l'image finale de Jacques Chirac : l'actuel Président est dépeint en cynique sans parole par l'ancien chef de l'Etat, anecdotes assassines distillées avec art à l'appui. Dans ces conditions, la bataille de l'image s'engage sur des sables mouvants.

Jacques Chirac ne renonce jamais. La clef de sa longévité sans équivalent tient à cette opiniâtreté, indestructible malgré les traverses innombrables. La robustesse de son attitude durant la crise du Liban a été reconnue. Depuis la rentrée, il multiplie les signes propres à susciter l'estime (dialogue social, statut pénal du chef de l'Etat, bientôt réformette de la justice) ou les gestes destinés à stimuler la popularité (augmentation de la prime pour l'emploi, baisse de l'impôt sur le revenu, lutte contre la tabagie). Qu'il y ait là tentative pour rehausser l'image finale ne fait pas l'ombre d'un doute. Jacques Chirac a l'étrange caractéristique de provoquer la sympathie même lorsqu'il n'est pas populaire mais d'instiller le scepticisme, même quand il est approuvé. Cela s'explique par le gros handicap d'expression qu'il doit en permanence surmonter. Jacques Chirac a un problème avec les mots, ce qui lui vaut régulièrement d'être sous-estimé. Contrairement à ses quatre prédécesseurs à la présidence de la République, il n'aime pas écrire. Pour lui, les livres, les mémoires, les essais, les tribunes ne sont pas des amis. C'est une difficulté au moment du bilan. Dans notre démocratie de l'image, il y a pire encore : Jacques Chirac n'aime pas la télévision et il est persuadé qu'elle le lui rend bien. Il s'y montre en général raide et mal à l'aise, s'exprimant par clichés et par affirmations péremptoires, aux antipodes des morceaux de bravoure gaulliens, des moments de virtuosité giscardiens, des séquences de charme railleur mitterrandiennes. Ces armes-là, il ne les possède pas. Il ne se montre à son avantage à la télévision que dans de très rares moments (duels présidentiels, brèves conférences de presse face aux conflits militaires). Il lui faut un adversaire ou une adversité. A la radio, il est bien meilleur parce que moins inhibé et donc plus naturel mais il n'y recourt presque jamais. Quand les mots manquent et que la télévision tétanise, difficile de reconstruire une image.»


2) «BATTU A ABUJA, LE PRESIDENT FRANCAIS NE DESARME PAS  
Les dernières consignes de Chirac au RHDP»

Le Matin d’Abidjan
Mercredi 11 octobre 2006http://www.lematindabidjan.com/visual_article.php?num_actualite=4480 :


par Safiatou Ouattara :


«Il joue désormais son va-tout. Le patron de l'Elysée entend dans une sorte de baroud d'honneur, changer le cours de son destin abidjanais, qui semble lui échapper de plus en plus. Révélations.

Le sommet d'Abuja a livré ses conclusions le week-end dernier. Avec notamment la reconduction du Président Laurent Gbagbo pour au moins une année. Un verdict qui n'est pas fait pour plaire à l'exécutif français, maître d'ouvrage de la déstabilisation du régime d'Abidjan. Mais contrairement à ce qu'une bonne partie de l'opinion a pu penser, on indique, de sources bien introduites, que la sentence prononcée n'a pas véritablement surpris le patron en chef de la Françafrique. Qui lui, sauf miracle, ne se faisait pas trop d'illusions. Surtout après les deux revers essuyés par la diplomatie française successivement à New York et à Bucarest. Et c'est justement au lendemain de la fermeture des travaux de la Francophonie que Jacques Chirac fait convoquer ses poulains du bloc de l'opposition civile et militaire ivoirienne à Paris. Selon nos informations, la réunion qu'il tient en ce premier jour du mois d'octobre, dans une des nombreuses pièces du Palais de l'Elysée, a des allures d'un véritable conseil de guerre. Il a à ses côtés Michel De Bonnecorse, son principal chien de guerre pour les questions africaines et un autre conseiller, éminence grise reconnue de l'administration Chirac. En face, Aimé Henri Konan Bédié, Alassane Dramane Ouattara, Charles Konan Banny et Alphonse Djédjé Mady tiennent bien leurs places. Le N°1 français ne s'embarrasse pas de fioritures. Il plante tout de suite le décor. Il s'agit de réfléchir à la gestion de l'après 31octobre en Côte d'Ivoire, vu que l'effet d'entraînement de la communauté internationale, jusque là réussi à merveille par la diplomatie française sur le dossier ivoirien, n'est plus de mise. Chirac explique clairement à ses hôtes qu'il est totalement disposé à les aider à arracher le pouvoir à Laurent Gbagbo, mais à condition que ces derniers se montrent un peu plus actifs sur le terrain. Car, fait-il observer, la communauté internationale ne viendra jamais déloger le président ivoirien du palais d'Abidjan. En somme, il demande de l'action et beaucoup d'actions aux opposants à Gbagbo afin de créer le cadre propice à une intervention de l'armée française. Celle-ci une fois en mouvement, rassure De Bonnecorse, recevra des appuis des troupes françaises stationnées à N'djaména et à Lomé pour achever le boulot. Et le spécialiste maison des affaires africaines d'expliquer que sans ce minimum de conditions, la force Licorne ne pourra pas bouger, vu que toute intervention directe et cavalière de sa part entraînera à coup sûr l'entrée en scène de soldats angolais, rwandais et sud-africains, dont les services secrets français annoncent déjà la présence en terre ivoirienne. Ce qui constituerait, à ses yeux, une situation beaucoup plus difficile à gérer pour Paris. Résumant donc sa pensée, il dira qu'il faut que l'opposition mette à contribution ses militants en les déversant massivement dans les rues pour exiger le départ de Gbagbo. De ce fait, la communauté internationale, ainsi mise devant le fait accompli, se ravisera sur la question du maintien du premier citoyen ivoirien. Après avoir religieusement écouté Chirac et ses lieutenants, les opposants venus de Côte d'Ivoire prendront la parole pour donner leur avis. Le premier à donner le change est Alassane Ouattara. Il adhère à l'analyse des Français et se dit disposé à jouer à fond sa partition en mobilisant ses militants. Il regrette au passage que son allié du Pdci ne mobilise pas toujours ses bases autant que le Rdr à l'effet de créer le surnombre. Lorsqu'il prend la parole, à son tour, Bédié demande à savoir à qui profitera à terme le mouvement, car lui se verrait bien dans le rôle de chef de la transition. Les concepteurs du plan lui rétorqueront alors que l'exercice du pouvoir ne peut lui être confié maintenant, de peur que l'action ne soit interprétée comme un coup d'Etat. Mais qu'il fallait dans un premier temps faire le travail pour Banny qui, lui, fera plus tard la passe à celui qui aura été le plus entreprenant dans la chute de Laurent Gbagbo. "N'zueba" jure alors de relever pour une fois le défi de l'activisme sous le regard fort approbateur de Djédjé Mady. Les comploteurs du jour décident alors de mettre aux devants des troupes, les militants du Pdci-Rda, qui seront appuyés par le Rdr. La question des moyens financiers ne se pose pas puisque le Prince français prend l'engagement de casser la tirelire pour les besoins de la cause. Ce n'est donc point un hasard si les animateurs du vieux parti, s'agitent en ce moment sur le territoire ivoirien, en jurant sur tous les toits, de faire partir Laurent Gbagbo par la rue. Quant au premier ministre, il a dit-on, donné sa bénédiction à l'opération avant de s'inquiéter au sujet de son avenir politique, puisque selon le schéma arrêté, il doit passer la main au terme de la transition. Il sera rassuré sur la question par les parrains parisiens qui lui promettront la Présidence ivoirienne pour l'horizon 2012. Mais avant, il lui a été demandé, sur plainte des leaders de l'opposition ivoirienne, de prendre totalement le contrôle de "Fraternité Matin", qui selon les participants au conclave, est "un outil déterminant" dans le combat à mener, vu son audience. Le banquier venu de Dakar prend aussitôt l'engagement de mettre de l'ordre chez le doyen des quotidiens de Côte d'Ivoire. On comprend donc que la dernière mesure de Banny visant à museler le quotidien pro gouvernemental par l'enfant de Morofè n'est nullement un caprice de ce dernier, mais plutôt une résolution de la réunion sécrète de Paris. Au vu de ce qui précède, il faudra s'attendre à des heures chaudes, les prochains jours en Côte d'Ivoire, le G7 ayant décidé d'effectuer un grand saut à la desperado. Les Ivoiriens sont avertis.
»




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