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«Une vingtaine» !

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«Le ministère français de la Défense a estimé mardi 30 novembre 2004 à "une vingtaine" le nombre d’Ivoiriens tués par l’armée française»!

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Événements en Côte d'Ivoire. Essais de mise en perspective...

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"Une vingtaine" ! (environ)
"Une vingtaine" !... et quelques
"Une bourriche"
"Bis repetita"

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Une autre histoire...


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« Tant que les lions n'auront pas d'historiens, les histoires de chasse tourneront à la gloire du chasseur »


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«Le pré-carré français est mort, hier soir»

Par Delugio :: jeudi 02 novembre 2006 à 15:34 :: Articles de presse




Le Courrier d’Abidjan
— jeudi 2 novembre 2006 — http://www.lecourrierdabidjan.info/page_article.php?id=15597 :


par Théophile Kouamouo :

«Analyse – Le contexte du vote de la résolution 1721 montre que la France a épuisé son crédit auprès de la communauté internationale sur le dossier ivoirien. Bien entendu, la Chiraquie tentera de rebondir en s’accrochant à certains aspects du texte qu’elle a écrit. A Abidjan de capitaliser ce revers diplomatique de Paris pour pousser ses pions. Sans complexes.

Elle est enfin née ! Après un accouchement fort difficile, la résolution 1721 du Conseil de sécurité des Nations unies est là. Que peut-on retenir fondamentalement de ce texte ? Qu’il est un «monstre bureaucratique» comme les résolutions précédentes, et qu’il serait vain d’en faire une exégèse minutieuse. L’histoire du conflit ivoirien montre bien que les résolutions de l’ONU ne sont pas à prendre vraiment au sérieux dans leurs points de détail – sinon, le désarmement, exigé «immédiatement» depuis plus de trois ans aurait eu lieu, et la paix serait advenue !
La seule grille de lecture sérieuse de ce texte est celle qui lit la nouvelle résolution onusienne sous le prisme des rapports entre la Côte d’Ivoire, la France et la «communauté internationale». Sous cet angle, on ne peut que faire un constat : Paris a perdu son droit de préemption sur la Côte d’Ivoire. La «communauté internationale» a cessé de croire que la voie et la voix de Paris étaient la voie et la voix de la vérité dès qu’on évoquait le conflit ivoirien. La nouvelle résolution marque l’attitude de défiance du Conseil de sécurité face au pays qui a colonisé la Côte d’Ivoire – et rêve de pouvoir la soumettre à nouveau.
La France a été obligée de revoir sa copie (guerrière) au moins deux fois. Trois membres permanents du Conseil de sécurité sur cinq (les Etats-Unis, la Chine et la Russie) ont menacé de s’abstenir si elle maintenait un projet de résolution mettant la Constitution sous le boisseau et affirmant que Charles Konan Banny peut nommer aux fonctions civiles et militaires. Telle est la réalité géopolitique centrale dans la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui.
Il est intéressant de comparer la résolution finalement votée et le projet présenté par la France il y a quelques semaines. Le point 2 du projet français initial affirmait «qu’en cas de divergence, les instruments internationaux qui définissent les modalités particulières de la transition, en particulier les décisions du Conseil de sécurité fondées sur les décisions et les recommandations de la CEDEAO et de l’Union africaine, prévalent sur la Constitution ivoirienne et la législation du pays». Cette disposition indécente a été purement annulée par un front du refus improvisé à la Maison de Verre. Le point 7 de ce projet affirmait que Banny avait le droit «de nommer aux emplois civils et militaires». Ce point a été biffé. Fondamentalement, cela signifie que le complot français a échoué. Alors que le projet français initial «endossait» les différents communiqués finaux du GTI s’attaquant aux institutions ivoiriennes, et évoquait très peu le Conseil de paix et de sécurité de l’UA, la résolution votée au final «prend acte» des communiqués du GTI mais «approuve» et «souscrit» dès qu’il s’agit des délibérations du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. Le Conseil de sécurité affirme que sa résolution est «fondée» sur le texte de l’Union africaine.

Paris va tenter de masquer son échec

Pour masquer son échec, et pour essayer de rebondir dans les prochains jours, la France (qui a rédigé la résolution avec des pièges grossiers mais aussi une infinité de «mines» enterrées ça et là), va s’appuyer sur certains aspects du texte pour faire de l’intimidation. Elle a réussi à faire passer un bout de phrase selon lequel les parties ivoiriennes ne doivent invoquer «aucune disposition légale pour faire obstacle à ce processus». Une formulation montrant bien le désir de la France de détruire la loi en Côte d’Ivoire pour imposer son arbitraire mais qui, en l’occurrence, ne signifie rien. D’ailleurs, pourquoi un processus qui, selon le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, doit se faire, «dans l’esprit des lois», doit-il craindre l’invocation de «dispositions légales» ?
Paris a également tenté d’aller à l’encontre de l’esprit de la décision du CPS, sur les décisions qui doivent être prises en Conseil des ministres en y adjoignant le Conseil de gouvernement. Dans le point 13 de la résolution, la France encourage à Banny à prendre «immédiatement» une ordonnance sur les audiences foraines, qu’elle imagine aussi abjecte que les dispositions des audiences foraines «wouya-wouya» d’alors. Mais ces manœuvres auront du mal à intimider un camp patriotique qui sait désormais que trois membres du Conseil de sécurité sur cinq sont défavorables à la suspension de la Constitution. Le contexte dans lequel cette résolution a été adoptée est un véritable cours de relations internationales pour la Résistance ivoirienne.
Ceux qui savent lire les signes du temps le comprendront aisément : en votant la nouvelle résolution après le 31 octobre, le Conseil de sécurité va à l’encontre de la théorie du «vide juridique». Nous avons vécu 24 heures sous l’empire exclusif de la Constitution ivoirienne. Le ciel ne nous est pas tombé sur la tête ! La Russie, la Chine et la Tanzanie souhaitaient même un plus long délai pour l’adoption de cette résolution ! Ces pays nous envoient un message : la Côte d’Ivoire n’a pas besoin de résolutions onusiennes pour vivre. Personne ne peut intervenir dans ses affaires intérieures. La France est tellement discréditée dans le dossier ivoirien qu’elle sera bientôt à peine nuisible.
Il serait pourtant vain d’imaginer que la France baissera les bras. Ce que Paris n’a pas eu au Conseil de sécurité, Paris tentera de l’obtenir par les oukases infondés du GTI (comme ce qui s’est passé à l’époque de la résolution 1633). Jacques Chirac activera le «médiateur» Denis Sassou N’Guesso pour qu’il éreinte au maximum le président Gbagbo.
Ce dernier devra donc vaincre une des maladies de son système : la tendance à s’endormir, à s’engourdir et à laisser les choses aller dès lors que «l’essentiel» est préservé, et à ne réagir que lorsque le pouvoir est menacé dans son essence. La Côte d’Ivoire républicaine doit capitaliser le camouflet diplomatique infligé à la France pour neutraliser au maximum le colonisateur. Il est grand temps, quelques jours avant le deuxième anniversaire des massacres de novembre 2004, de ressusciter les plaintes contre une armée française qui ne saurait être impliquée dans la restructuration de l’armée ivoirienne. Il est grand temps de faire admettre à Charles Konan Banny qu’il n’agira que dans le cadre de la loi. Il est plus que jamais temps de parcourir l’Afrique et le monde en portant un seul message : la Côte d’Ivoire veut sa liberté, son droit à l’autodétermination, la fin du pacte colonial. En refusant de suivre mécaniquement Paris, le Conseil de sécurité a commencé de tuer le pré carré français (cet espace où la communauté internationale donnait tous les droits à Paris sur des pays théoriquement indépendants). Au président Gbagbo de l’achever désormais.
»




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