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<title>«Une vingtaine» !</title>
<description>Événements en Côte d'Ivoire.
Essais de mise en perspective...
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	<title>À méditer — lu chez Harris Memel-Fotê :</title>
	<description><![CDATA[
     Au temps de la conquête coloniale, le système terminologique privilégiant l’euphémisme — «&nbsp;serviteur&nbsp;», voire «&nbsp;non-libre&nbsp;» pour désigner l’esclave intra-africain — «&nbsp;est idéologique : par son caractère arbitraire, par sa signification politique et non théorique, par sa fonction de masque. À la racine d'une telle opération, se trouvait une double contradiction historique&nbsp;: la première contradiction oppose l'impératif moral de l'émancipation des esclaves, proclamé en France par la Révolution de 1848, à l'impératif économique de la colonisation, l'humanisme à l'impérialisme&nbsp;; la seconde contradiction oppose l'impérialisme colonial à la lutte des classes qui sévit à l'intérieur des sociétés africaines en résistance. Pour établir et consolider le régime colonial, l'État impérial avait besoin, contre les peuples, d'une alliance avec les chefs de la résistance anticoloniale — comme Lat Dior du Sénégal —, chefs patriotes à coup sûr, mais chefs propriétaires d'esclaves aussi, hostiles dans le principe comme dans le fait à toute politique d'émancipation des esclaves. Or, dans la stratégie de l'alliance, l'artifice de langage pouvait avoir trois effets. D'abord, aux maîtres, il a confirmé le droit de propriété sur les esclaves et apporté un nouveau gage juridico-politique. Outre que ce parti pris constituait le premier complot des nouveaux et des anciens maîtres réunis contre les esclaves, les euphémismes et la négation verbale de l'état d'esclave pouvaient ensuite donner aux esclaves une illusion d'émancipation. Enfin, face à l'opinion internationale, cette diversion politique camouflait un déni de justice […]. Quand, pour finir, on passe aux sociétés post-coloniales contemporaines, on s'avise que cette vision idéaliste de l'esclavage interne aux sociétés sans État trouve aussi une justification dans les idéologies de la spécificité socio-culturelle ou idéologies communautaires que les intellectuels produisent pour rallier toutes les classes aux fronts de lutte anticolonialiste.&nbsp;» Harris Memel-Fotê, L’esclavage dans les sociétés lignagères de la forêt ivoirienne (XVIIe-XXe siècle), CERAP/IRD, 2007, p. 37.     
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	<link>http://delugio.zeblog.com/323039-A-mediter-lu-chez-harris-memel-fote/</link>
	<author>Delugio</author>
	<pubDate>Tue, 20 May 2008 17:01:00 +0200</pubDate> 
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	<title>In memoriam Harris Memel-Fotê (1930-2008)</title>
	<description><![CDATA[
  Harris Memel-Fotê né en 1930 à Mopoyem (Dabou), en Côte d’Ivoire, est décédé le 11 mai 2008.Pleinement d'actualité, la contribution d’Harris Memel-Fotê à l’étude de l’esclavage est particulièrement précieuse. Un article&nbsp;sur son travail, par Marie-Josée Hourantier&nbsp;:Notre Voie — http://www.notrevoie.com/ —jeudi 3 Avril 2008 — http://news.abidjan.net/article/index.asp?n=288052 :«&nbsp;La célèbre femme de culture d'origine française, Marie-Josée Hourantier, ouvre à travers ce texte à la fois saisissant et d'actualité, un débat sur l'épineuse question de l'esclavage. Un texte inspiré de la thèse de l'éminent anthropologue Harris Mémel-Foté : l'esclavage dans les sociétés lignagères de la forêt ivoirienne (17°-20° siècle), publié aux Editions du Cerap et Ird Editions.&nbsp;»&nbsp;:<img id="media-19359" style="border-width: 0px; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; float: right;" alt="0be012eed23803d1f52a13d6cae6a88f.jpg" src="http://delugio.blogs.nouvelobs.com/media/00/01/0be012eed23803d1f52a13d6cae6a88f.jpg" name="media-19359">La "rédemption" de l'esclave«&nbsp;Dans sa volumineuse thèse, Harris Memel-Foté a rigoureusement analysé l'esclavage dans les sociétés lignagères tant sur le plan économique que politique et sociologique. Il l'a étudié sous le contrôle de neuf sociétés différentes, Abè, Abidji, Abouré, Alladjan, Bété, Dida, Kweni, Neyo et Adjoukrou durant deux siècles. Ainsi nous a-t-il fourni une documentation riche et stimulante tout en alimentant une réflexion sur notre époque encore imprégnée par ce que nous considérons comme une atteinte aux droits de l'homme. Le chapitre sur lequel nous voulons nous pencher plus particulièrement est celui qui traite de la "rédemption" de l'esclave, le passage de son état de sous-homme à son rachat. Comment part-on d'une relation d'inégalité et d'instrumentalisation à un état d'homme social avec un nom, un totem, une famille ? Les esclaves totalement réifiés étaient traités comme les instruments de la reproduction des maîtres, de la société. Ils n'étaient qu'outils de production, exploités absolus, à qui échappait la majeure partie du produit de leur travail. Utilisés aussi comme offrandes en sacrifices, désignés pour une mort rituelle, ils exaltaient la richesse des maîtres et aidaient au rétablissement de l'harmonie sociale perturbée. Déjà l'exigence d'une abolition définitive de l'esclavage avait été invoquée par la France pour légitimer la conquête coloniale. Mais sur le terrain, on rencontrait bien des difficultés quand les mesures brutales d'abolition risquaient de perturber gravement l'économie locale qui utilisait la main-d’œuvre servile. Avec le principe de "rédemption", même s'il fut limité en extension et parfois en durée, on n'en retenait pas moins un effort d'humanisme et une première rupture, si minime soit-elle: Aucune condition sociale n'étant définitivement arrêtée, certains esclaves grâce à certaines circonstances ont donc obtenu un statut social supérieur, une "promotion", une sorte de "rachat". Dans la masse des déchus, ils ont pu accéder au statut "des gens du commun", grâce à leur mérite, à une part de chance, et surtout pour les besoins de la société.Les valeurs sociales pour une "rédemption"Ces rédemptions ont reposé sur la plupart des valeurs qui expriment les fonctions essentielles de la vie en société : La première valeur est le savoir, savoir du devin ou du prêtre, savoir du thérapeute, connaissances traditionnelles telles que le seke (connaissance de la force vitale). La deuxième valeur est le courage, vigueur physique et bravoure chez les agriculteurs - chasseurs. Cet idéal avait une fonction économique et sociale, stratégique et politique. La troisième valeur est la beauté qui résume les précédentes et dont l'exemple le plus connu est le bagnon bété, beauté physique et morale de l'homme. Du bel homme, la société exigeait qu'il soit aussi homme de bien, généreux et solidaire, un artiste au sens parfait du terme. Pour qu'il réalise ce modèle, le bagnon recevait une éducation touchant à son alimentation, aux soins du corps, aux coutumes et à l'art.L'idéal esthétique impliquait une conception globale de l'être humain, une quête d'équilibre et de perfection dans l'individu et la société. La beauté pouvait apporter à l'esclave l'épanouissement qui l'exposait moins au risque d'être exclu ou vendu. Pour la société, la beauté était une force de rayonnement, d'attraction et de renforcement. C'est la synthèse des arts et le spectacle de la beauté pure, loin d'être banalisé s'inscrivait dans le registre de l'exceptionnel, de la fête libératrice. Dans ces moments de contemplation, de communion, le peuple était dans une joie esthético-religieuse de l'affirmation de soi à travers l'identification à ce mythe solaire de l'apollon incarné. La société avait compris qu'il était bon de cohabiter avec le bagnon pour obtenir la grâce d'une joie esthétique perpétuelle.Enfin la quatrième valeur est le talent, que la société a retenu dans deux domaines stratégiques, l'art et le commerce. Cette valeur met l'accent sur l'excellence technique, effet conjugué d'une prédisposition naturelle et d'une disposition culturelle. Mise au service de l'art, elle manifeste la fonction centrale de ce dernier dans la vie de la communauté. L'art est consubstantiel, est l'unité et l'identité de substance avec tous les actes créateurs, cultuels, ludiques etc. Les échanges d'artistes et d’œuvres d'art entre villages, les échanges de savoir et de produits alimentaires, sont indispensables à la survie de la société, à l'ouverture, symbole de richesse.Le processus de "rédemption"Ce processus de rédemption est caractérisé par deux modalités essentielles&nbsp;: la promotion au rang d'"homme du commun" et l'accession au rang de chef, compte tenu que les esclaves rédimés restent minoritaires. Si l'esclave se fait ainsi remarquer par son mérite, une connaissance médicale ou s'il est beau, il prend un nom et reçoit une épouse. Il est donc sauvé de la mort, de l'exclusion et de la servitude. Ses vertus l'ont transformé et lui ont permis l'accession à une nouvelle vie. La promotion au rang de chef est plus rare. Par un acte souverain du maître, l'esclave peut bénéficier de cette dévolution. Quand le lignage était menacé de dissolution physique, on pouvait recourir à la reproduction des esclaves, de même en l'absence de direction ou de représentation officielle. Tout cela sans que ce fut une révolution. Ainsi malgré leur exemplarité, ces rédemptions ont été néanmoins marqués par deux limites&nbsp;: les fondements que nous avons évoqués restent exclusifs et partiaux. Ils ont exclu la valeur économique proprement dite, la richesse, la valeur politique et la sagesse.Pourquoi la richesse ? Parce que les biens de l'esclave appartenaient au lignage possesseur. Ensuite elle conduisait au pouvoir politique, richesse et pouvoir s'entretenant mutuellement tandis que la domination politique était le rempart des hommes libres. La sagesse, gouvernant l'activité politique, impliquait la connaissance de l'histoire et de la culture du peuple, l'esprit de justice pour rétablir la vérité et le droit quand ils sont violés, l'esprit de concorde pour restaurer la paix, l'autorité morale de l'homme cultivé, juste et pacifique, qui peut être écouté et obéi. En déniant cette qualité aux esclaves, les maîtres consolidaient sur le plan idéologique la hiérarchie sociale et la fonction de moyens de la production dévolue aux esclaves. Les rédemptions portaient ainsi la marque de la précarité, de la réversibilité&nbsp;: certains esclaves promus pouvaient connaître la rétrogradation et la vanité d'une élévation dont seuls les petits-fils devaient jouir avec une relative sérénité.Certes l'esclavitude a toujours servi les intérêts de la société, d'une société fondée sur la hiérarchie de ses membres, chacun occupant la fonction de sa caste. L'esclave avait sa place dans un système cohérent qui privilégiait l'efficacité, la stabilité selon les lois traditionnelles. Le maître gardait un pouvoir qu'il devait exercer sur l'autre, exhibait ses richesses en hommes et en productions, la tradition perpétuait ses cultes, rites sacrificiels, rites funéraires, rites de boucs émissaires. Et la vie se déroulait à l'ombre tutélaire des Ancêtres. Combien est source d'interrogations, de commentaires, cette immense recherche qui interpelle notre conscience troublée, à l'heure des devoirs de mémoire. Un débat s'impose, une prise de conscience de notre actualité, encore esclave de ce passé, s'annoncerait&nbsp;!&nbsp;»  
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	<link>http://delugio.zeblog.com/320292-in-memoriam-harris-memel-fote-1930-2008/</link>
	<author>Delugio</author>
	<pubDate>Mon, 12 May 2008 23:26:00 +0200</pubDate> 
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	<title>Aimé Césaire, Poème pour l’aube</title>
	<description><![CDATA[
   &nbsp; &nbsp; &nbsp;  les fougues de chair viveaux étés éployés de l'écorce cérébrale ont flagellé les contours de la terre  les ramphorinques dans le sarcasme de leur queue prennent le vent  le vent qui n'a plus d'épée  le vent qui n'est plus qu'une gaule à cueillir les fruits de toutes les saisons du ciel  mains ouvertes  mains vertes  pour les fêtes belles des fonctions anhydrides  il neigera d'adorables crépuscules sur les mains coupées des mémoires respirantes et voici  sur les rhagades de nos lèvres d'Orénoque désespéré  l'heureuse tendresse des îles bercées par la poitrine adolescente des sources de la mer  et dans l'air et le pain toujours renaissant des efforts musculaires  l'aube irrésistible ouverte sous la feuille  telle clarteux l'élan épineux des belladones  Aimé Césaire «&nbsp;Poème pour l’aube&nbsp;»,extrait de Les armes miraculeuses<img src="http://www.zeblog.com/blog/uploads/d/delugio/cesaire_armes_miraculeuses1.jpg">Et ici : Discours sur le colonialisme    
]]></description>
	<link>http://delugio.zeblog.com/313241-aime-cesaire-poeme-pour-l-aube/</link>
	<author>Delugio</author>
	<pubDate>Thu, 17 Apr 2008 14:57:00 +0200</pubDate> 
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	<title>Martin Luther King (15 janvier 1929 - 4 avril 1968)</title>
	<description><![CDATA[
D’après http://www.nobel-paix.ch/bio/king.htm&nbsp;<img title="" style="width: 153px; height: 220px;" alt="mlk" src="http://www.zeblog.com/blog/uploads/d/delugio/mlk.jpg" align="right"> Fils et petit-fils de pasteur Martin Luther King (MLK) est devenu un des plus grands défenseurs des droits de l'homme et de la paix de ce siècle. Élevé dans une société régie par la ségrégation (sud des États-Unis), il va très vite lutter en faveur de l'intégration des noirs dans la société américaine. Son action commence en 1955, lors de l'affaire du boycott des transports publics de Montgomery et se poursuit dans la revendication des «Civil Rights» (droits civiques).1er décembre 1955Rosa Parks est à l'origine du mouvement qui a mené les noirs de Montgomery, capitale de l'Alabama, à boycotter les transports publics. C'est parce qu'elle refuse d'accéder à la demande du chauffeur du bus de céder sa place à un blanc que Rosa Parks est arrêtée par la police locale. Cette arrestation fait scandale car les noirs en avaient assez de cette ségrégation dans les transports publics. Assez rapidement M.L. King a l'idée de boycotter les transports publics de la ville afin de les forcer à supprimer la ségrégation. Les noirs représentent environ 75% de la clientèle régulière, la compagnie risque de perdre beaucoup d'argent. Ce boycott est un succès immédiat, mais il va durer longtemps.&nbsp; Les noirs tiennent bon, refusent de prendre les transports publics, mettent sur pied un système de voiturage, se débrouillent entre eux pour aller au travail quotidiennement. Finalement, le 13 novembre 1956, soit un an plus tard, la Cour Suprême des États-Unis déclare illégale la ségrégation dans les transports publics d'Alabama.Quelques années plus tard, en été 1961, un mouvement de jeunes décidés à supprimer la ségrégation dans les bus qui font la liaison entre les États va se mettre sur pied. Ce mouvement de protestation prendra le nom de "Freedom Ride" (voyage de la liberté). Après quelques jours de pratique un bus transportant des "freedom riders" arrive en Alabama. Il est reçu par un comité d'accueil composé de membres du Ku Klux Klan (KKK). Les jeunes sont sortis de force du car, sont tabassés et le car est incendié!Arrêté, injurié, menacé de mort, sa maison dynamitée, Martin Luther King ne cesse de prôner le recours à la non-violence&nbsp;: Rassemblements, marches (comme celle de Washington - plus de 250'000 marcheurs de la paix -), sit-in, manifestations et désobéissance civile. Il se bat également pour l'obtention des «Social Rights» (droits sociaux), car les Noirs se trouvent trop souvent dans la misère.En 1964, il est le plus jeune lauréat du Prix Nobel de la paix a être récompensé&nbsp;: il n'a que 36 ans. Cette récompense traduit bien l'importance de l'engagement de cet homme charismatique en faveur des droits de l'homme et de la paix.En 1968, à Memphis (Tennessee), M.L. King est assassiné, alors qu'il vient soutenir une grève des éboueurs de la ville. L'enquête est menée de façon hâtive, son assassin est rapidement arrêté, jugé et condamné à la prison à perpétuité (en 1996, alors qu'il est atteint d'une maladie incurable, il affirme qu'il faisait partie d'une conspiration…!).
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	<link>http://delugio.zeblog.com/309216-martin-luther-king-15-janvier-1929-4-avril-1968/</link>
	<author>Delugio</author>
	<pubDate>Fri, 04 Apr 2008 18:36:00 +0200</pubDate> 
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<item>
	<title>«Réchauffement des relations ivoiro-françaises - Les dessous de la visite de Jack Lang à Abidjan»</title>
	<description><![CDATA[titre Le Temps (http://news.abidjan.net/article/?n=287667) pour présenter l’article deSan Finna - http://www.sanfinna.com/Index.htm&nbsp;- N°457 du 31 Mars au 06 Avril 2008&nbsp;:«VISITE IVOIRIENNE DE JACK LANGUN PRECHE POUR LA REPARATION»par VT&nbsp;:«&nbsp;Même si Nicolas Sarkozy n’aime pas la repentance, encore que sur la question son appréciation soit à géométrie variable, pour ce que la Côte d’Ivoire et la France ont partagé et partagent encore en commun en termes de liens politique, économique, culturel, de sang, il est sage de revisiter le passé récent de leurs relations pour réparer ce que l’esprit malin et les incompréhensions ont pu causer comme torts. C’est ce que Jack Lang pour sa part s’est engagé à réaliser pour le compte des Socialistes en effectuant une visite en Côte d’Ivoire qui ne manquera pas d’avoir de la résonance en raison du principe même de l’initiative et des mots forts qu’il y a prononcés. Exemples. Quand on lui a demandé ce qu’il pensait des grands travaux entrepris par le président ivoirien, pendant que son pays est en crise, son propos a été d’une telle élévation qu’il est à inscrire dans le marbre de l’histoire : « Prenons l’exemple de ce que nous avons fait au Louvre à Paris. On a fait un investissement énorme, énorme. A l’époque, on a été très attaque. A cette époque, il y avait une crise aussi : elle n’était pas militaire mais financière. Je me souviens de cette belle parole de Mauroy : ‘Protégez les budgets de la culture, de l’éducation et de la recherche. Quand il y a crise, il faut laisser allumées quelques lumières. Yamoussoukro, c’est la lumière du futur »…« On attend d’un chef d’Etat qu’il prépare le fut, qu’il ne soit pas seulement le gestionnaire du court terme… Il faut donner à un pays ou à une nation des horizons plus lointains pour se projeter vers le futur. Quand une nation a un futur, elle est plus créative, plus productive, plus inventive. Avec le Président Gbagbo, je me sens en harmonie, en connivence, en synchronie, en résonance. J’aime les gens comme lui qui sont à la fois patriotes et qui ont le sens de l’Etat ». On croit rêver quand on pense aux crucifixions quotidiennes dont le président ivoirien était l’objet dans les capitales du monde et via les médias les plus prestigieux, quand on pense qu’il fut un temps de braise où l’on courrait le risque sinon d’être dénoncé au grand Inquisiteur en tout cas d’être couvert de l’anathème d’apatride lorsqu’on osait parler en ces termes de Laurent Gbagbo.A une autre question sur le soutien franc dont le président n’a pas eu droit de la part des Socialistes français aux temps durs où il en avait le plus besoin, Jack Lang a également choisi par la puissance de ses mots, de réparer les torts causés : « Oui c’est vrai… ce que vous dites, à l’exception de quelques-uns : Emmanuelli, Josselin Premièrement, je pense qu’en France même, il y a eu une énorme manipulation, organisée par certains médias et le gouvernement sans doute. Et quelques autres. Quoique de bonne foi, mais ça n’excuse rien, les socialistes ont été victimes ou complices de cette manipulation. Il y a également une grande part de méconnaissance et d’ignorance. Certains socialistes ont manqué de retenue et de capacité d’autonomie par rapport à la manipulation médiatique. Je suis donc venu ici avec mon ami Jean-Marie Leguen pour rétablir le pont entre les socialistes français, le Président Laurent Gbagbo et la Côte d’Ivoire. C’est le sens de notre mission. On le fera avec conviction et doigté car le Président Gbagbo est un vrai homme de gauche qui a le sens de la solidarité. Il a été confronté à des situations difficiles sur lesquelles nous allons demander une commission d’enquête ».Si Jack Lang a fait ce déplacement historique en compagnie de Jean-Marie Leguen en Côte d’Ivoire pour renouer les ponts entre Laurent Gbagbo et les Socialistes, il faut l’en féliciter. C’est juste et courageux, c’est réparateur et ça devrait donner l’idée à Nicolas Sarkozy qui, au service de la France, rendrait un fier service à son pays, en acceptant à son tour de rendre justice à la Côte d’Ivoire pour ce qu’elle a subi et qu’elle n’aurait pas dû subir. La repentance, ce n’est pas forcément une humiliation. Manifestation d’humilité, de courage et d’honnêteté par excellence, elle est comme le pardon, au nombre de ces actes qui grandissent le plus l’être humain !&nbsp;»]]></description>
	<link>http://delugio.zeblog.com/308563-rechauffement-des-relations-ivoiro-francaises-les-dessous-de-la-visite-de-jack-lang-a-abidjan/</link>
	<author>Delugio</author>
	<pubDate>Wed, 02 Apr 2008 10:42:00 +0200</pubDate> 
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	<title>Hommage au Pr Harris Memel-Fotê</title>
	<description><![CDATA[
  &nbsp; &nbsp; &nbsp; Lu dans Le Temps — samedi 26 janvier 2008 — http://news.abidjan.net/h/279696.html«&nbsp;Hommage / Laurent Gbagbo à propos de Harris Memel&nbsp;: "C’est le Mozart africain"&nbsp;» par CG&nbsp;:  <img id="media-10290" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right;" alt="fb7ed7839370aa2e661a135b55b0fc50.jpg" src="http://delugio.blogs.nouvelobs.com/media/02/02/fb7ed7839370aa2e661a135b55b0fc50.jpg" name="media-10290">«&nbsp;Des personnalités politiques, universitaires et culturelles ont rendu hier, à l`Hôtel Ivoire un vibrant hommage au professeur Harris Memel Fotê.&nbsp;Harris Memel Fotê ou la légende vivante. L`indéracinable docte magister a été célébré hier par le Président Laurent Gbagbo, des Professeurs d`université, des écrivains, présidents d`institutions , des journalistes et une forte représentation du Leboutou. " Mon fils est trop faible, il ne peut grimper à un palmier comme le font aisément les autres enfants, raison pour laquelle je l`ai mis à l`école, quand il sera instruit, il deviendra une multitude ". Ainsi prophétisait, le père du professeur Harris Memel Fotê. La prophétie devenue réelle. L`enfant du Mopoyem (Dabou) considéré, hier, par son père comme, un adolescent fébrile, est devenu une icône du savoir, une montagne intellectuelle dont l`exploration attire et continuera d`attirer les nombreux touristes de l`intelligentsia mondiale. Cette icône a reçu tous les honneurs dignes à de son rang de la nation entière, représentée par le premier magistrat du pays, le Président Laurent Gbagbo. "Il y a des diplômés et des intellectuels, Memel H. Fotê n`est pas un diplômé, mais un intellectuel ", a-t-il martelé. En effet, pour le Président de la République, le Professeur M. F mérite l`appellation d`intellectuel parce qu`il n`a jamais milité pour un coup d`Etat, jamais il n`a été aux côtés de ceux qui travaillent dans l`ombre pour accéder à la magistrature suprême, intellectuel parce que pur, jamais il n`a été mêlé à une magouille d`argent, en un mot incorruptible. Partagé entre ceux qu`on frappait à l`époque et ceux qui frappaient, il s`est mis du côté de ceux qu`on frappait, parce que militant de la justice et de la démocratie. " Les pensées de Memel seront connues, et continueront d`alimenter nos programmes universitaires ", car pour le président, Memel est semblable à Mozart qui a achevé dans le silence toutes ses œuvres, avant que celles-ci ne parcourent le monde entier. Mais qui est Memel Fotê ? Cet homme devenu "encyclopédie", naît à Mopoyem (Dabou), en 1930, après un cycle primaire émaillé de succès et un cycle supérieur, couronné par le Doctorat d`Etat ès -Lettres obtenu en 1988. Professeur de philosophie, assistant d`Anthropologie, maître-assistant, maître de conférence, professeur émérite de l`université d`Abidjan, associé au collège de France dans la chaire internationale et depuis 2003 président de l`académie des sciences, des cultures, des arts et des diasporas africaines (ASCAD). Par ailleurs, il a écrit plusieurs ouvrages dont les titres à eux seuls recensés remplissent plus de sept pages. Memel Fotê, un vrai monument, un océan de connaissances dont les eaux alimenteront indéfiniment nos temples de savoir et de connaissance. Rappelons que des universitaires européens et africains ont fait le déplacement pour venir rendre hommage à un Baobab de la trempe de Harris Mémel Fotê. Il s’agit du professeur Pierre Pellegrin et Madame, le professeur Samba Diarra&nbsp;».  
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	<link>http://delugio.zeblog.com/290225-hommage-au-pr-harris-memel-fote/</link>
	<author>Delugio</author>
	<pubDate>Sat, 26 Jan 2008 23:41:00 +0100</pubDate> 
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	<title>La gauche française, sa défaite aux élections et la crise franco-ivoirienne </title>
	<description><![CDATA[
  Question&nbsp;: la gauche française a-t-elle un avenir autrement qu’en étant à gauche ?… Et qu’est-ce qu’être de gauche&nbsp;? That’s the question, me semble-t-il. Si la question n’est pas posée, ou si la réponse tacite n’est que dans une alternative entre un pragmatisme et une bien-pensance qui se moque du concret, la gauche est de toute façon en mauvaise posture&nbsp;!Pour apporter une contribution (qui vaut ce qu’elle vaut) au débat, je propose comme pivot incontournable de ce qu’est être de gauche — et je vais essayer d’argumenter — les grandes déclarations de droit issues des révolutions modernes, ce que je résumerai par l’article 1 de la Déclaration des Droits de l’Homme (DH) et du citoyen&nbsp;: «&nbsp;les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit&nbsp;».Voilà qui peut sembler un peu bateau&nbsp;! pour ne pas dire tautologique… sans compter que j’entend déjà nombre de ceux qui se veulent de droite clamer leur revendication de cette affirmation. Je précise donc que je ne dis pas qu’être de droite implique ne pas se reconnaître dans cette égalité en droit et en liberté de tous les hommes. Je dis simplement qu’on ne peut pas être de gauche si on lâche ce pivot de l’héritage révolutionnaire.On sait que la gauche, historiquement, est le camp de ceux qui se posent du côté de l’acquis révolutionnaire constitutionnel (éventuellement contre le pouvoir royal) face à ceux qui, à droite, se rangent du côté du pouvoir royal (éventuellement contre l’acquis constitutionnel). C’est ainsi que par la suite la droite sera considérée comme se positionnant en réaction à l’acquis révolutionnaire. Cela selon le vocabulaire hégéliano-marxiste&nbsp;: la droite est le mouvement réactionnaire, le mouvement global en réaction contre le progrès de l’histoire, selon ladite classification hégéliano-marxiste qui se nomme ainsi elle-même progressiste.On pourrait discuter ce vocabulaire et ses sous-entendus téléologiques. Il reste de cette classification philosophique qu’effectivement, pour longtemps, le camp qui s’oppose au mouvement révolutionnaire n’offre pas d’autre revendication que sa propre réaction. Il est connu que la droite ne se donne pas d’événement fondateur. Elle se veut retour à un passé que les événements fondateurs de la gauche, c’est-à-dire les étapes franchies dans l’extension de l’acquis donné dans la Déclaration révolutionnaire, ont fait perdre.Dire cela n’empêche certes pas de discuter la légitimité des motifs des réactions simultanées ou successives qui font la droite comme réaction — depuis la réaction contre le désordre induit par la désacralisation de l’autorité royale, jusqu’à la réaction cléricale, en passant par la réaction contre la Terreur, puis plus tard dans l’histoire contre la terreur communiste et le totalitarisme — où paradoxalement la droite se fait porteuse des idées de liberté qu’elle a historiquement combattues.C’est dans cet ordre d’idées que Sarkozy, au cœur d’une campagne électorale très à droite, a pu sans problème se référer à des figures de gauche comme Jaurès ou Guy Môquet au lendemain de son élection — ici pour cimenter ses propos très marqués à droite, sur l’identité nationale.Dans tous les cas, la droite se pose comme réagissant à des travers (effectifs ou pas) induits par l’idée fondatrice de la gauche symbolisée dans l’article 1 de la DH&nbsp;: une constitution face au pouvoir absolu. C’est ainsi que la gauche française s’enracine dans la révolution protestante anglaise de 1649 et dans son extension dans la révolution américaine (ce que les révolutionnaires français revendiquaient) — une loi commune et qui vaut pour tous les hommes face à un pouvoir arbitraire. Les grands acquis ultérieurs reposent sur l’exploration, l’extension du contenu de cet article 1&nbsp;: depuis l’abolition de l’esclavage (que les constituants de 1789 n’avaient pas pris en compte&nbsp;!) jusqu’au droit de vote des femmes (advenu en 1945 en France&nbsp;!).Quelques moments du XXe siècle sont significatifs, en France, moments qui ont tous ce même rapport avec une prise au sérieux de cet article 1 par la gauche&nbsp;: l’affaire Dreyfus, le refus de Vichy et de ses lois biologiques, la décolonisation, contre une France qui n’a jamais octroyé les droits des citoyens aux «&nbsp;indigènes&nbsp;» (je reviendrai sur ce point). On reconnaît là trois des quatre références de gauche de Bernard Henry-Lévy. Je ne reconnais pas sa quatrième référence, à savoir mai 68, qui n’est à mon sens qu’en partie de gauche&nbsp;: l’aspect de gauche de mai 68 est essentiellement un prolongement de la lutte contre la colonisation (que l’on retrouve dans l’opposition à la guerre du Viet-Nam). Pour le reste qualifier mai 68 de mouvement de gauche est plus que douteux&nbsp;: s’origine dans le mouvement un consumérisme qui débouche dans le sarkozysme via les années Tapie. Les observateurs ne sont pas rares à avoir remarqué que Sarkozy est un pur produit de 68. Il a eu beau jeu d’en faire un repoussoir pour une autre génération de réactionnaires (les «&nbsp;vieux&nbsp;») quand la gauche a la manie de se réclamer de ce consumérisme censé être libérateur et qui n’est que la pointe avancée d’une autre réaction, celle des grands groupes qui y appuient leurs quasi-monopoles. * Ayant dit cela, il ne&nbsp;faut pas ignorer que les zones-frontières entre la gauche et la droite ne sont pas étanches, loin s’en faut&nbsp;! Il y a même un fréquent, pour ne pas dire quasi constant, phénomène d’imprégnation réciproque. Pour être très fréquent, le phénomène connaît des périodes, comme la nôtre, où cette imprégnation devient très forte.Dans ces temps-là, des temps comme le nôtre, cette imprégnation est déterminante lorsqu’il s’agit de gagner ou de perdre des élections. Est déterminant en l’occurrence le sens dans lequel s’effectue cette imprégnation&nbsp;: si la droite imprègne l’opinion et la gauche, la gauche finit par perdre, si les valeurs de gauche dominent dans l’opinion, la droite est emportée.Il me semble évident que nous sommes en phase d’imprégnation intensive de la gauche par des caractéristiques héritées de la droite. Or la gauche officielle n’oppose aucune, ou quasiment aucune résistance perceptible à ces caractéristiques.Un cas historique exemplaire d’imprégnation de la gauche par la droite&nbsp;: le jules-ferrysme colonial. « Il est du devoir des races supérieures de porter leurs lumières aux races inférieures&nbsp;» dixit Ferry. Idée de gauche&nbsp;: des valeurs universelles — portées par une imprégnation de la réaction contre ces mêmes valeurs&nbsp;: la hiérarchie des races&nbsp;: résultat&nbsp;: un mélange explosif, une impasse pour l’universalisme des DH et une gauche fourvoyée dans des combats perdus qui déboucheront sur un fait historique&nbsp;: c’est un homme de droite, De Gaulle, qui décolonisera. * La droite comme alliance hétéroclite des réactions&nbsp;: si la gauche tient sur un pivot essentiel, ce qui n’exclut pas sa diversité, la droite est essentiellement protéiforme. Elle peut unir la réaction monarchique (à l’origine), la réaction cléricale, et donc catholique (tandis que le catholicisme pourrait être non monarchiste). Il faudra attendre la 2e moitié du XXe siècle pour que le catholicisme dépasse en partie son fonctionnement réactionnaire, son fonctionnement en réaction, et en vienne à ne plus mettre en question les Droits de l’Homme&nbsp;! Où une gauche conséquente se doit d’être aussi imperturbable face à la réaction islamiste qu’elle le fut face à la réaction catholique.La droite peut unir à ces réactions la réaction «&nbsp;biologiste&nbsp;», raciste, en principe inacceptable en catholicisme (comme en tout christianisme en général)&nbsp;: où l’on retrouve nazisme et pétainisme. Cette forme de la réaction a été abattue en théorie en 1945 avec la défaite du nazisme, mais continue à faire des ravages, notamment sous la forme du racisme anti-«&nbsp;noirs&nbsp;»&nbsp;: l’apartheid durera jusqu’à la fin du XXe siècle en Afrique du Sud, mais en outre, le scandale de l’antisémitisme a été mieux perçu depuis 1945 (et pour cause) que les autres formes de racisme (notamment, pour la France, le racisme anti-«&nbsp;noirs&nbsp;» et le racisme anti-Arabes).C’est ainsi que le racisme fait régulièrement retour sous des formes plus ou moins subtiles. Dernière mouture&nbsp;: le concept d’origine lepeniste de «&nbsp;racisme anti-"blancs"&nbsp;», qui a fini par séduire jusqu’à des personnalités de gauche&nbsp;! Pourtant le concept est intenable si l’on y regarde de près. Il repose sur une confusion, probablement intentionnelle, entre un rejet communément partagé du dissemblable et une idéologie structurée et développée dans l’histoire, le racisme selon le terme explicitement revendiqué avant 1945, idéologie invariablement européenne (on n’a pas vu l’idéologie raciste placer au sommet de la hiérarchie des «&nbsp;races&nbsp;» quiconque d’autre que le mâle «&nbsp;blanc&nbsp;»&nbsp;!).Le rejet du dissemblable, qui produit toutes sortes de xénophobies, est commun, peut être basé sur la religion, la couleur de peau, ou que sais-je ; il affecte évidemment indifféremment les «&nbsp;blancs », les « noirs », ou d'autres, mais ne peut fonder une inversion de la réalité historique des idéologies racistes&nbsp;!Mais quand la gauche elle-même cède à ce genre de sophismes, il ne reste plus à la droite qu’à s’ouvrir à l’extrême droite («&nbsp;pour la faire rentrer dans la norme républicaine&nbsp;») et elle a déjà gagné à ce point. C’est essentiellement ce qui s’est produit et qui fait se demander à juste titre&nbsp;: quelle différence avec l’extrême-droite&nbsp;? La droite au pouvoir laisse transpirer son «&nbsp;ouverture&nbsp;» à l’extrême-droite, du discours de Dakar au symbole de l’ADN.Deuxième composante&nbsp;: la réaction cléricale, donc, infiniment moins nocive, ne nous leurrons pas, puisqu’elle porte en elle, jusqu’au cœur de son dogme, l’anti-biologisme, mais qui est prête à entrer parfois dans l’alliance en réaction, contre un ennemi commun, comme Pie XII contre le communisme.Une troisième composante est le consumérisme / audimat / people / monopoles sur la presse, qui laisse la main aux groupes boursiers sous prétexte de refus des méfaits des économies planifiées.On a reconnu là trois composantes du sarkozysme.On aussi là trois lieux d’imprégnation de la gauche via la discours de l’ «&nbsp;antirepentance&nbsp;», qui n’a jamais été questionné de front&nbsp;! Il faut reconnaître que la gauche porte un lourd passé d’imprégnation qui a été très peu dévoilé et qui correspond à la profondeur des ralliements de la gauche et de personnalités de gauche au pouvoir actuel.Un signe remarquable est le lâchage de la révolution ivoirienne par la gauche au moment précis où l’armée française venait de tirer, à Abidjan, sur des manifestants désarmés. * De quoi est-il question dans la révolution ivoirienne (actuellement dans une phase en temps mort — voire en risque de décomposition)&nbsp;? Il est question de la reprise exacte du conflit révolutionnaire français. Une constitution (votée à l’appel de tous les partis et à une majorité écrasante avec un taux exceptionnellement fort de participation) contre un décret imposé depuis Marcoussis-Kléber.Le lieu d’expression du droit et de la constitution est, comme pour la révolution française, la nation. Ce qu’en France on va transformer en xénophobie… À l’heure où en France on fricotait avec de moins en moins de vergogne avec l’extrême-droite, on a justifié cette tentative de coup d’État constitutionnel contre une ancienne colonie en l’accusant de xénophobie&nbsp;! Où le vocabulaire remplace le contenu, et où le sophisme du concept de «&nbsp;racisme anti-"blancs"&nbsp;» trouve un usage militaire&nbsp;!Les responsables socialistes français ne s’y sont pas trompés qui, alors, persistent à soutenir leurs camarades ivoiriens, malgré les pressions de la presse française (et malgré les passages en boucles de reportages sur les «&nbsp;escadrons de la mort&nbsp;» — à propos desquels la presse française perdra devant la justice française tous les procès en diffamation que lui a intentés le couple Gbagbo).Les socialistes français ne se leurrent pourtant pas et soutiennent leurs camarades ivoiriens, tous sauf un… Éric Besson (alors inconnu), qui demande qu’on les lâche. Le PS tient bon, jusqu’en 2004, où le lâchage intervient, par la voix de Hollande, au moment où la Côte d’Ivoire est en train de remporter la victoire qui scelle sa révolution comme étape de la deuxième phase, économique, de la décolonisation. Le choix du PS revient à une sorte d’anti-dreyfusisme&nbsp;: la raison d’État (avec tirs sur la foule) contre la lutte pour la souveraineté de la constitution&nbsp;!Le PS va jusqu’à produire par la voix de quelques-uns des siens — porte-parole Montebourg — une demande d’excommunication (publiée par le Nouvel Obs) du FPI socialiste de l’Internationale Socialiste, après une «&nbsp;enquête&nbsp;» où ils sont allés trouver en Côte d’Ivoire ce qu’ils cherchaient pour appuyer leur lâchage.Soyons juste&nbsp;: tous n’ont pas cédé. Mélenchon, Emmanuelli, Labertit (auxquels il faudrait ajouter, parmi d’autres, le Suisse Jean Ziegler) refusent de se laisser emporter par la propagande dont on nous inonde et continuent de soutenir leurs camarades ivoiriens.Il n’empêche que ces jours-là, le PS a raté un moment historique. Il n’est pas jusqu’aux porte-paroles de la Françafrique Stephen Smith et Antoine Glaser pour reconnaître que «&nbsp;la France a perdu l’Afrique en novembre 2004 à Abidjan&nbsp;». Et pourtant, le PS aurait pu…C’est là hélas, un signe tragique d’un ralliement du PS à la logique du troisième pôle mentionné ci-dessus comme composante de la réaction actuellement au pouvoir&nbsp;: le pôle consumériste / médiatique / audimat / people.Quand le PS est si profondément rallié (peu de résistance au «&nbsp;biologisme&nbsp;», soumission au pouvoir économique monopolistique), comment ne rallierait-il pas carrément le pouvoir, à commencer, symbole éloquent, par Éric Besson&nbsp;?Voilà qui laisse à penser que la gauche française ne pourra pas faire l’économie d’une sérieuse réflexion&nbsp;!    
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	<link>http://delugio.zeblog.com/286176-la-gauche-francaise-sa-defaite-aux-elections-et-la-crise-franco-ivoirienne/</link>
	<author>Delugio</author>
	<pubDate>Thu, 10 Jan 2008 11:59:00 +0100</pubDate> 
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	<title>Trois ans après...</title>
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Evénements de novembre 2004 : La Commission d’enquête judiciaire veut passer à la vitesse supérieureFraternité Matin — mardi 6 novembre 2007 — http://news.abidjan.net/h/270969.html par Landry Kohon&nbsp;:"Les procédures judiciaires initiées en Côte d’Ivoire dans l’affaire du bombardement du camp militaire français de Bouaké qui a engendré les évènements du 24 novembre 2004 vont bientôt connaître un coup d’accélérateur. Les membres de la commission d’enquête judiciaire constitués relativement à cette affaire, l’ont fait savoir hier matin aux journalistes de la presse nationale ainsi conviés à une conférence de presse au tribunal militaire. Dans le but de lever les entraves à cette enquête, les conférenciers que sont le commissaire du gouvernement, le capitaine de frégate Ange Kessi Kouamé Bernard, le procureur de la République, près le tribunal de 1ère Instance d’Abidjan, M. Tchimou Féhou Raymond, et le juge du 2ème cabinet d’instruction, Cissé Losséni Dessanifo, entendent se rendre très prochainement en France.Selon le commissaire du gouvernement, principal orateur, il était nécessaire, à moins de trois semaines du 3ème anniversaire de la tuerie de patriotes par la Licorne en face de l’hôtel Ivoire, de situer la population sur l’état d’avancement des procédures. Celles-ci, fait-il savoir, connaissent depuis leur déclenchement, un blocage avec les autorités françaises qui se refusent à toute collaboration avec la justice ivoirienne. De fait, toutes les commissions rogatoires lancées par les enquêteurs ivoiriens n’auraient jamais eu en France, un début d’exécution. Ce qui inversement n’est pas le cas, lorsque les magistrats français saisissent leurs homologues ivoiriens. Ange Kessi en veut pour preuve l’affaire Mahé Firmin, de nationalité ivoirienne, tué à Man par un soldat français. Lorsque, pour cette affaire, le magistrat français en charge du dossier est arrivé en Côte d’Ivoire dans le cadre d’une commission rogatoire, ce dernier a été autorisé à se rendre à Man avec l’assistance de la justice ivoirienne pour exhumer le corps de la victime. Idem pour l’affaire Guy André Kieffer, journaliste franco-canadien, disparu mystérieusement. Revenant aux évènements de novembre 2004, le procureur militaire Ange Kessi indique que le juge ivoirien, saisi de la plainte des victimes de la Licorne, cherche à situer les responsabilités individuelles parmi les militaires français présents le jour des faits à l’Ivoire et ceux de leurs responsables qui leur ont donné l’ordre de tirer sur les manifestants aux mains nues. Le conférencier précise à ce propos que, les rapports d’autopsie des patriotes tués sont disponibles. Or, s’agissant du bombardement du camp militaire français de Bouaké, le parquet militaire, qui entend obtenir les rapports d’autopsie des neuf militaires français qui auraient été tués par ces bombardements, fait face au refus stratégique de la France. On refuse d’exhumer les corps des Français. “Nous estimons que c’est à nous de faire diligence dans la mesure où ce sont les victimes ivoiriennes qui crient à la justice et attendent de se faire dédommager”, clame-t-il. Dans les échanges avec les journalistes, le procureur Tchimou Raymond s’est dit optimiste quant à l’ouverture des nouvelles autorités françaises qui viennent de déclasser certains dossiers frappés du sceau de “secret défense”. Et le procureur de préciser: “Nous irons voir en France si les dossiers déclassés concernent nos procédures.” Le procureur Tchimou indique par ailleurs qu’au cas où le blocage persistait, il est loisible au magistrat ivoirien de lancer un mandat d’arrêt international. Et si l’exécution de ce mandat pose problème, celui-ci peut donner lieu à une transmission devant la cour de jugement, étant entendu que le mandat d’arrêt vaut l’inculpation."
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	<link>http://delugio.zeblog.com/268566-trois-ans-apres/</link>
	<author>Delugio</author>
	<pubDate>Thu, 08 Nov 2007 15:06:00 +0100</pubDate> 
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	<title>Immigration — La Côte d’Ivoire, la France</title>
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 Côte d’Ivoire&nbsp;: «&nbsp;Carte de séjour : Gbagbo propose sa suppression&nbsp;»Cf. aussi l'article d'Edgar Yapo : "Gbagbo met fin à la carte Ouattara" Fraternité Matin — lundi 29 octobre 2007 — http://news.abidjan.net/article/?n=270195&nbsp;&nbsp; par Pascal Soro&nbsp;:«&nbsp;Le Président Laurent Gbagbo a communié, hier, au Complexe sportif de Yopougon, avec la communauté burkinabé vivant en Côte d’Ivoire.Les craintes que j’avais depuis 1990 (année de l’instauration de la carte de séjour. Ndlr), ces craintes-là se sont avérées justes. A savoir que la carte de séjour ne nous met pas assez d’argent dans les caisses de l’Etat et deuxièmement, elle induit des fraudes sur l’identité ivoirienne. Alors, il faut faire quelque chose. Moi, je propose la suppression pure et simple de la carte de séjour. Je propose et je proposerai très très bientôt la suppression pure et simple de la carte de séjour». Par cette déclaration qu’il a faite hier au Complexe sportif de Yopougon, le Président Laurent Gbagbo a accédé à la seule et unique doléance que lui a présentée la communauté burkinabé vivant en Côte d’ivoire: la suppression de la carte de séjour. On comprend donc que cette annonce du Chef de l’Etat ait été accueillie par un véritable tonnerre d’applaudissements et de cris de joie dans ce stade qui a refusé du monde. De fait, devant plusieurs milliers de Burkinabé, le Président de la République a rappelé que la carte de séjour a été instaurée en Côte d’Ivoire en 1990 par une proposition de loi faite par Alassane Dramane Ouattara, alors premier ministre. Une proposition à laquelle, a-t-il souligné, son parti, le FPI, s’était opposé. Certes, avec son élection en 2000, a-t-il expliqué, il a réduit les frais de cette pièce de moitié (elle était vendue à 15 000 francs par an et par personne depuis son instauration). Mais il n’en demeure pas moins qu’elle est «toujours nocive et dangereuse», a-t-il fait remarquer. «L’essentiel, ce n’est pas de faire payer les gens, mais c’est de savoir qu’untel est en Côte d’Ivoire, qu’il habite à tel endroit et que s’il est coupable d’un délit, on peut le retrouver. Ce ne sont pas les tracasseries. La carte de séjour induit des tracasseries policières et administratives. Ça ne met pas l’argent dans les caisses de l’Etat. Ça induit qu’on fabrique surtout de fausses pièces d’identité. Il faut mettre fin à ça&nbsp;; et je vais me battre pour que très bientôt, la carte de séjour soit supprimée, purement et simplement», a répété Laurent Gbagbo, particulièrement ovationné. En tout état de cause, pour lui, «Il n’est pas normal que des Ivoiriens et des Burkinabè se battent à cause de la carte de séjour qui ne leur apporte rien et qui ne nous apporte rien. Ça ne nous apporte rien». Pour autant, le Chef de l’Etat ne promet pas aux étrangers qu’ils vivront en Côte d’Ivoire sans aucune pièce d’identité. Mais il préconise que chacun ait la carte d’identité de son pays d’origine. «Ayez un papier, leur a-t-il recommandé. Que ce papier-là soit ivoirien, ou qu’il soit burkinabé, guinéen, malien, ghanéen, libérien, ayez un papier. On ne va plus vous fatiguer avec les cartes de séjour. Je vais veiller à ce que cela soit supprimé». La suppression de la carte de séjour aux yeux du numéro ivoirien, restaure l’image de la Côte d’Ivoire qui est un pays d’immigration. «Quand on est un pays d’immigration, on prend des mesures équitables et non pas des mesures qui vous créent des problèmes», a-t-il soutenu. […]&nbsp;»Pendant ce temps, le même jour, en France&nbsp;:Libération — lundi 29 octobre 2007 — http://www.liberation.fr/actualite/societe/287977.FR.php «&nbsp;[…] Des dispositions de plus en plus restrictives imposées dans le cadre de la loi sur l’immigration de Brice Hortefeux, parmi lesquelles les tests ADN pour le regroupement familial. L’enjeu&nbsp;: développer une politique d’immigration choisie et non d’immigration subie, selon les termes de Nicolas Sarkozy, politique qui est supposée déboucher sur une meilleure maîtrise des flux migratoires.&nbsp;»Ivoirité&nbsp;? Francité&nbsp;?… Sans commentaire&nbsp;! 
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	<link>http://delugio.zeblog.com/265902-immigration-la-cote-d-ivoire-la-france/</link>
	<author>Delugio</author>
	<pubDate>Mon, 29 Oct 2007 09:10:00 +0100</pubDate> 
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	<title>Un quatrain de Baudelaire - Au lecteur</title>
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«&nbsp;Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches ;Nous nous faisons payer grassement nos aveux,Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.&nbsp;»Charles Baudelaire (1821-1867) Les fleurs du mal, «&nbsp;Au lecteur&nbsp;».
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	<link>http://delugio.zeblog.com/265358-un-quatrain-de-baudelaire-au-lecteur/</link>
	<author>Delugio</author>
	<pubDate>Sat, 27 Oct 2007 17:43:00 +0200</pubDate> 
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